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 [Terminé] Twilight

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Sergeï Vasiliev
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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptyMar 1 Oct - 17:39

Twilight@India Phillmore et Sergeï VasilievMais c’est qu’elle faisait fi de sa menace la Jodie! Et l’utilisait contre lui! Le russe allait ramener son regard vers l’écran lorsqu’il perçu le mouvement de sa voisine du coin de l’œil. Trop tard pour ne pas se réceptionner un ourson collant sur le coin de la figure. Ramenant ses yeux lentement sur Jodie, un expression de « t’as osé?!?! » sur le visage, Sergeï ramassa l’ourson et le mit dans sa bouche, faisant mine de le reprendre une fois bien baveux. Comme si elle avait senti le coup venir, Jodie tenta de se protéger, de quémander une trêve. Oh mais elle ne perdait rien pour attendre! Au lieu d’un bonbon gluant, elle reçu un coussin par la tête, puis un second au risque qu’il tombe dans le saladier de pop-corn et renverse le tout.

- Prochaine fois je serai sans pitié!

Il aurait attrapé ce bras, l’aurait tirée vers lui pour la chatouiller jusqu’à ce qu’elle demande grâce, et aurait continué encore un peu… mais les coussins devraient suffire. Entendre Jodie rire de si bon cœur et la voir s’amuser d’une simple gaminerie était déjà hautement agréable, et Sergeï eut du mal à arrêter de rire. Littéralement du mal car il dû prendre une lente respiration pour calmer le fou rire, une main sur son flanc qui tirait un peu trop.

- Qui est plus cruel entre moi et deux filles qui s’allient? J’ai pas de chance contre vous deux.

Il serait le premier à s’allier contre sa jumelle pour lui jouer un tour pendable s’il en avait l’opportunité, alors il ne doutait pas une seconde que Sofia ferait de même. Enfin.

Le calme revenu, lui changé, ils en étaient à donner une dimension beaucoup plus profonde au film qu’il n’en avait en réalité, avec une théorie intéressante de la part de Jodie. L’histoire d’amour était bancale, difficile à croire et ce qu’avançait son invitée lui plaisait bien et faisait du sens avec le second film en plus. La scène suivante fut passée en accéléré et manifestement, Jodie n’était pas d’accord avec son idée de sauter ce moment au vu de son exclamation et, mannette toujours entre les mains, Sergeï la regarda, très surpris.

- Wha? Vieux jeu? Non! C’est juste… Y’a les putes… Il pointa l’écran pour indiquer Bella qui faisait encore et toujours son air de merlan frit, la bouche à demi ouverte comme si elle était une attardée mentale. Les filles faciles qui pensent qu’ouvrir les cuisses c’est le moyen de garder un mec, qui sont juste un bon coup et qu’on s’empresse de se débarrasser pour pas qu’elle s’attache. Et y’a les filles bien… Cette fois il pointa sa voisine de canapé sans hésiter. Qui n’ont pas besoin de se déshabiller pour prouver qu’elles sont intelligentes, intéressantes, drôles, qui ont une personnalité quoi! Un mec intelligent, il aime bien la première, mais il reste avec la deuxième parce que sur long terme elle est pas ennuyante. Là le film dit aux filles que si elles sont « amoureuses » faut coucher avec le gars le plus vite possible.

Sergeï regarda Jodie comme si elle était une extra-terrestre. Tout ça, c’était une évidence même, non? Si ses parents n’étaient pas restés ensemble, ce n’était pas pour rien! Sa mère avait fait partie de la première catégorie et où elle était aujourd’hui? Probablement morte d’une overdose quelque part, ou à faire la pute quelque part à Yekaterinburg. En tout cas, sûrement pas mariée, avec un toit sur la tête, et un homme qui la respectait. Il haussa les épaules avec la sensation qu’il ne serait pas compris sur ce point-là, comme lorsqu’il tentait d’expliquer qu’il ne pouvait pas trouver sa jumelle jolie.

- Mais c’est vrai que les hommes sont pervers, je peux pas nier.

Il n’allait pas mentir sur un fait établi, la majorité des hommes du moins l’étaient. Les Blackened Beauty n’existaient pas pour faire déco dans le paysage, elles avaient une clientèle. Le russe déposa la télécommande pour laisser le film poursuivre sur la rencontre officielle du père de Bella et du vampire. Sa question par contre ne rencontra pas la réponse attendue malheureusement, Jodie lui apprenant qu’elle n’avait pas eu de père mais un oncle qui se la jouait absent. Ils avaient peut-être un peu plus de points en commun qu’il le croyait finalement… mais voilà qu’elle le traitait encore de vieux jeu? Non mais c’était le thème? Il fronça les sourcils et secoua la tête, prêt à défendre son point.

- Peut-être que je veux pas être comme mon père a été avec nous? Que si j’avais des enfants je les traiteraient pas comme des accidents encombrants? Et tu as toi-même dit que les hommes ne savent pas se tenir alors… fusil de chasse et bombe au poivre. Les gars à dix-sept ans ne pensent qu’à ça, et y’a qu’un canon de fusil qui peut nous inciter à être moins cons.

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India Phillmore
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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptyVen 4 Oct - 23:24




Twilight




Le regard que le russe lui lança, n’arrangeait rien à son rire, inconsciente qu’il pourrait perdre patiente et la toucher, sans forcément lui vouloir de mal mais par un réflexe naturel. Il prit l’ourson et le mangea sous l’exclamation de la jeune femme qui continuer de rire :

T’es dégueux !

Il posa un ultimatum après lui avoir lancé, pas un, mais deux coussins coup sur coup, la faisant rire de plus belle. La prochaine fois, il sera sans pitié, c'était ses mots et elle ne tenterait pas le diable même si la curiosité piquait sa sagacité.

Je te crois, je te crois !

Elle mit un peu de temps avant de se remettre de ses émotions, rendant un des coussins, gardant l'autre comme symbole de leur entente, le mettant sur le côté où elle put s'enfoncer un peu plus après avoir arranger ses cheveux qui étaient partis en vrille suite à cette riposte. Sergei constata qu'il n'aurait jamais de chance si elle s'associait à sa sœur. Serrant un peu le coussin qu'elle avait contre elle, India le railla.

Tu n’as aucune chance, c’est exact. Plie l’échine maintenant !

Réponse suivie d'un geste du doigt pour le faire se courber. L'Unbroken, dont l'esprit s'était désinhibé après quelques bières, esquissa un sourire mauvais après ses mots alors que ses yeux pétillaient de malice.

Les deux voisins n'étaient pas très attentifs, parlant plus qu'ils ne regardaient le film. La scène qui fit flamboyer leur échange fut l'image de la femme que cela donnait. La surprise était au rendez-vous car ils ne semblaient pas d'accord. India le pensait vieux jeu pour sa vision qu'elle considérait comme obtus mais peut-être était-ce une mauvaise compréhension. Sergei lui donna plus d'ample explications, rangeant les femmes dans deux catégories, les biens et les filles de mauvaise vie. L'Unbroken le regarda avec sidération, incapable de boire et de manger après avoir gobé le pirojki. Comment pouvait-il penser ça ? India put voir le mouvement de la main qu'il fit, montrant qu'il la considérait comme une fille bien parce qu'elle n'ouvrait pas les jambes au premier venu. Sa catégorisation était bancale et tout n'était pas blanc ou noir, surtout ici. Se redressant dans le canapé, la jeune femme le regarda, cherchant à cerner le vrai du faux dans ses paroles, s’il plaisantait ou non. Fronçant les sourcils à son tour, India s'emporta quelque peu en lui répondant, là où elle aurait maîtrisé ses émotions habituellement n’exprimant qu’une colère froide, elle se laissait portée par ce sentiment d’injustice que provoquaient les paroles du jeune homme.

Et il y a les femmes qui sont libres de leur corps et du jugement des autres. Et qui te dit qu’une fille facile ne peut pas devenir une fille bien et inversement ?

Elle ne lui laissa pas l'opportunité d'en glisser, retrouvant un peu la maîtrise de ses émotions.

Et tu ne sais rien de moi, soupira-t-elle. Attends de me connaître avant de me ranger dans une de tes catégories, s’il te plaît. Tu ne penses pas que si le contact avec un homme ne me pétrifiait pas, je ne serais pas en train de m’envoyer en l’air là ? Enfin ... (elle ferma les yeux un court instant) Pas là, là, là maintenant, mais en règle générale … Enfin tu m’as compris ! On ne range pas les gens dans des catégories. Ce n’est pas si simple et c'est même plus complexe que ça.

Elle se sentit embarrassée de la maladresse de ses mots, cherchant à retrouver sa dignité en regardant le coussin qu’elle tenait contre elle.

Mais je suis d’accord que ce film dégrade clairement l’image de la femme, ajoute-t-elle pour tenter de faire oublier ses mots précédents.

La conversation finit par se diriger vers une question que Sergeï lui posa au sujet de son père et des garçons qu’elle avait ramenés chez elle. Strictement aucun en l’occurrence mais elle dut mentir à ce sujet, mensonge, qui si un jour il découvrait, ternirait leur amitié ou ce que c’était censé être sans arriver à vraiment définir ce que c’était (un bon voisinage ?). India ne sut si elle l'avait vexé en le taquinant sur le fait qu'il était vieux jeu. Elle ne s'attendait pas à une réponse comme la sienne. Son père semblait ne pas avoir été un parent modèle. Il ne voulait pas lui ressembler quitte à en faire trop, ramenant avec intelligence ses paroles sur les hommes qui devraient avoir honte de leur comportement parfois. Les jeunes ne pensaient qu'au sexe mais ce n’était qu’une histoire d’hormone et de découverte de soi. Ce que l’Unbroken avait loupé à priori.

Pardon, je ne savais pas pour ton père. Tu marques un point, glissa-t-elle avec une œillade malicieuse. On t'a déjà accueillie avec ça ?

Quelque chose chez lui, lui donnait envie d’approfondir ses connaissances sur le russe et ce n’était pas que par le manque de sobriété qui donnait à ses traits un charisme qu’elle n’avait encore jusque-là, jamais remarquée, s’obligeant à vivre avec des œillères. Sergeï l’intriguait par sa manière d’être, par sa vision quelque peu étriquée devant être en lien avec une expérience de vie peu commune, sa conception de la vie. Il dégageait tant de bonté à ses côtés alors qu’il avait trouvé les gens ici normaux. Elle ne l’avait jamais vu violent, colérique et pervers, comme ce qui était normal à Downfall. Elle avait mille et une question à lui poser sur sa vie à l'extérieur de Downfall, de son quotidien dans cet univers où il se sentait normal. Mais se sentait-il seulement à sa place ? Il faudrait peut-être plus qu’une soirée pour découvrir qui était ce charmant voisin qui avait décidé un jour que le bruit de ses talons n’était pas acceptable.


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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptySam 5 Oct - 14:45

Twilight@India Phillmore et Sergeï VasilievIl la vit se redresser, le regarder à son tour comme s’il était un extra-terrestre. Le russe déposa la manette qu’il avait entre les mains pour appuyer son bras contre dossier du canapé, coude replié, et il appuya sa tête sur ce même bras, pour regarder Jodie avec beaucoup d’intérêt. Les yeux de la jeune femme brillaient d’une colère froide, ses joues s’étaient rosies un peu de ce coup de sang, sa voix exprimait l’indignation. Alors, ça avait des émotions ce petit bout de femme. Elle savait rire aux éclats, et maintenant elle lui montrait qu’elle pouvait aussi éprouver de la colère. Sergeï se mordit l’intérieur de la joue pour ne pas craquer et sourire, pour éviter que Jodie s’emporte davantage et qu’elle pense qu’il se moquait d’elle et de ses paroles. Elle eut droit à un léger haussement de sourcils amusé par contre lorsqu’elle s’empressa de rectifier ses envies de s’envoyer en l’air dans l’immédiat. Et puisque ni Sergeï ni son narrateur ne pouvaient rester sérieux plus longtemps à faire croire à Jodie et sa narratrice qu’il pensait vraiment ce genre d’absurdités réservés aux mâles chauvinistes, le russe éclata de rire. Pas un rire méprisant ou hautain, mais celui franchement amusé d’une personne ravie d’avoir réussi son coup.

- Jodie! Sérieux! Ma sœur est une BB, plein de mes amies sont BB, tu crois quand même pas aussi facilement que je peux penser ça des filles? Ah mais c’est que tu es mignonne quand tu te fâches! Et tu as même pas remarqué que je venais de te dire que tu étais intelligente, intéressante, drôle et avec une personnalité qui me plaît. Je suis vraiment triste!

Il le sentait, le retour de la vengeance du gummy baveux ou du coussin par la tête d’avoir fait marcher son invitée de la sorte. En vérité il avait sauté la scène surtout parce que ça le rendait lui un peu mal à l’aise avec toutes les sornettes que Sofia lui avait dites plus tôt et tout à l’heure par texto. Comme si le film s’était mis d’accord avec sa jumelle pour le taquiner alors qu’il n’avait pas ce genre d’intentions envers sa voisine. Enfin, il ne se ferait prier si elle était ok avec l’idée, mais elle était plutôt aux antipodes de ce genre d’envies. Par contre, le russe avait bien noté qu’elle avait dit que c’était le contact avec les hommes qui la pétrifiait. Donc pas lui spécifiquement, ni les gens tous genres confondus. Mais qu’est-ce qui lui était arrivé? Il ne fallait pas être devin pour avoir une idée du traumatisme en question bien entendu, mais pour que ça l’atteigne aussi profondément, c’était difficile de s’imaginer la violence de ce qui s’était passé. Mais ce n’était pas ses affaires, du moins jusqu’à ce que Jodie juge que ça pourrait l’être si elle décidait de se confier, et il l’imaginait plus encline à se confier à Sofia, une autre fille, qu’à lui.

L’autre point de leur discussion par contre était plus représentatif de ce que pensait réellement le russe, de comment il agirait s’il avait des enfants (pas avant au moins dix ans s’il vous plaît hein), et du message qu’il ferait passer à quiconque pourrait nourrir de mauvaises intentions envers une potentielle progéniture. Après l’horrible grand-mère des premières années de sa vie, il avait espéré pendant un bon vingt-quatre heures que son père serait mieux. Il n’y avait jamais eu de place pour eux dans la vie de cet homme, même s’il avait fait quelques efforts au début. Aucune affection, aucun intérêt. Ils avaient été des encombrants à caser dans le plus d’activités possibles pour que d’autres les surveillent et des testeurs d’armes hors pair. Est-ce que ces lacunes avaient laissées des marques? Oui sans douter mais les jumeaux avaient trouvé le moyen de fonctionner, comme n’importe quels enfants, ce qui fit hausser les épaules à Sergeï face aux excuses de Jodie.

- Ah Kirill, le papa de l’année si tu savais! Mais niet on m’a jamais accueilli comme ça, j’ai jamais eu de petite amie, gars ou fille, personne capable de composer avec mon cas, et je cherche pas.

Si ça avait à arriver, ça arriverait et c’était tout. Il serait le premier surpris de ressentir de l’attachement pour une autre personne que sa jumelle, et il faudrait déjà que cette personne soit très spéciale pour arriver à composer avec le duo Vasiliev. Sergeï s’étira un peu tout en regardant la scène de baseball qui était plus du tape-à-l’œil pour donner un côté cool aux acteurs que pour la logique. Si les vampires avaient une force aussi grande, la balle ou la batte ne supporteraient pas le choc, on pouvait casser une batte en bois à simplement frapper sur quelqu’un après tout. Pigeant dans le bol pour des popcorn, le russe inclina la tête sur le côté pour poser une question, totalement hors du contexte actuel du film mais qui pouvait faire un peu de sens avec des scènes précédentes et leur discussion sur les petites amies et le lycée.

- Si je t’avais invitée au bal de promotion, à quelle vitesse tu aurais dit non? Admettons que j’aurais terminé le lycée fais pas dans les technicalités.

Est-ce qu’il y avait ce genre de truc pour les étudiants de Downfall de toute manière? Il y avait ça en Russie, ce rite de passage dans le système scolaire, mais ici? Jamais entendu parler vraiment et vraiment pas intéressé mais il avait envie de voir si sa question embarrasserait un tout petit peu Jodie ou s’il allait se ramasser un non catégorique.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptySam 5 Oct - 18:23




Twilight




La situation semblait déraper seconde après seconde. La jeune femme prenait position verbalement tandis que le russe prit appui sur le canapé pour mieux l'observer. Elle n'aperçut pas le regard brillant qu'il avait, ce qui aurait pu lui mettre la puce à l'oreille. Il se mit à rire, alors qu'elle se sentait un peu plus embarrassée par ses précédents mots, ressentant une vive colère l'envahir, sourcils froncés, visage fermé qu'elle tourna vers lui alors qu'il désamorçait la situation en lui expliquant que ce n'était qu'une mauvaise plaisanterie orchestrée par son humble hôte. Il lui rappela qu'il l'avait complimenté lui faisant comprendre qu'il l'aimait bien, ce qu'elle avait entendu mais avait préféré l'occulter. Sur son visage se reflétaient à la fois l'incompréhension et la vive émotion induite par l'alcool. Elle était comme un poisson hors de l'eau, cherchant à comprendre. Ne venait-il pas de tenir à l'instant un discours peu élogieux sur la vision qu'il avait des femmes ? Était-ce simplement une plaisanterie pour la faire réagir ? India, gardant une certaine méfiance, ne pouvait s'empêcher de penser que dans ces mots et cette vision assez arrêtée, une part de vérité résidait, ignorant la raison. Secouant la tête, Sergeï lui avait coupé la voix alors, elle prit le coussin qu'elle tenait contre elle jusqu'à présent pour lui envoyer un coup sur le côté, gardant ledit coussin afin de le ramener à sa position initiale sur son ventre.

Si ... Mais c'est complètement idiot. dit-elle sèchement pour camoufler le désordre intérieur qui régner en elle à cet instant.

Son regard retourna vers le coussin, une main passant sur son front, ses cheveux cachant en partie son visage pour masquer le rose aux joues qui n'était plus le même à présent. Elle gardait un léger mouvement de tête alors qu'elle ajoutait dans un murmure.

Crétin. Tu dis juste ça parce que tu as peur que je m'associe avec Sofia alors, tu me brosses dans le sens du poil, simple et logique.

Et non parce qu'il pouvait apprécier réellement sa personnalité. Plaire à quelqu'un n'était pas dans ses prérequis, plus depuis longtemps, alors India ne savait plus où se mettre lorsque son voisin lui apprenait qu'il l'aimait bien. Elle ne cherchait pas à plaire, ni à lui plaire en particulier, bien qu'il ait réussi à la décrisper avec une facilité déconcertante. Mais il était plus simple pour la jeune femme de se voiler la face et de nier tout sentiment qu'elle pouvait ressentir avec panique pour lui.

La conversation dériva finalement sur un autre sujet qui permit à la jeune femme de retrouver un peu d'appétit, mettant de côté l'embarras précédent pour échanger sur le père de Sergeï, loin d'être un parent modèle. Il ne s'étala pas longtemps dessus, préférant lui apprendre qu'il n'avait jamais eu l'occasion d'être accueilli avec un fusil ou une bombe lacrymogène parce qu'il n'avait pas eu de personne avec qui sortir. Il lui apprit sa bisexualité, affirmant qu'il ne cherchait pas, qu'il n'avait pas eu l'aubaine de rencontrer une personne ouverte d'esprit. Il devait parler de sa relation avec sa sœur, qui était pour le moins étrange. Au moins, il posait une réponse sur des doutes qui avaient commencé à s'immiscer en elle, notamment sur cette invitation à regarder un film. Eleonore lui avait glissé l'idée que la soirée se finirait d'une autre manière que l'Unbroken pensait, accompagnant ses paroles par des gestes graveleux alors qu'elles ne s'étaient croisées que quelques secondes. D'une certaine manière elle était rassurée et de l'autre, une petite partie d'elle se sentait déçue. La raison la ramena sur le droit chemin, plaidant la folie pour cette autre partie d'elle qui n'avait pas lieu d'être alors enfermée au plus profond d'elle-même. India acquiesça à ses mots, glissant ses cheveux lorsqu'elle sentit que son embarras était à présent dissipé tandis que le film se poursuivait sur une scène qui l'amusa tant par son ridicule. Décidément, ce film était mauvais. Elle reprit sa bière, attrapant quelques bonbons au passage quand Sergeï lui posa une étrange question.  

Je n'ai pas mon diplôme, commença-t-elle mais voyant qu'il ne cherchait pas ce genre d'information, haussant les sourcils, levant les yeux au ciel pour réfléchir à une réponse, elle finit par dire: Mais ... euh ... Ça aurait dépendu de si j'étais avec mes amies ou non. Deux secondes si je n'étais pas seule ... Quinze avec des excuses s'il n'y avait personne.

Parce qu'à l'époque, elle n'aurait certainement pas accepté parce que sa popularité était plus importante que le reste. Etre aimée par le plus de personne possible, découvrant le revers de la médaille en voyant la haine et le mépris que cela amenait. Elle était naïve à l'époque.

Mais peut-être que j'aurai accepté parce que personne ne m'aurait invité, à part Tom mais Tom n'aurait jamais lâché son écran pour un quelconque bal.

Elle laissa poindre un sourire d'amusement en pensant à ce geek maltraité par les autres qui était devenu son meilleur ami et son premier défenseur. India aurait sûrement refusé toute invitation si elle avait poursuivi sa scolarité pour ne pas subir le regard des autres ni leur méchanceté. Elle avait fini par comprendre qu'elle avait mérité ces réactions parce qu'elle avait mis en péril la vie d'une fille, une idiote mais qui ne méritait pas cela.

Pourquoi cette question ? Ça t'aurait plu d'y aller ?


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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptyDim 6 Oct - 17:55

Twilight@India Phillmore et Sergeï VasilievJodie n’avait vraiment pas apprécié de se faire mener en bateau, c’était vrai qu’il y avait été un peu fort en lui faisant croire qu’il pouvait avoir une opinion aussi arrêté et aussi négative de la gente féminine. Mais il avait beaucoup aimé la réaction de la jeune femme, qu’elle soit capable d’argumenter et d’exprimer son point de vue qui différait du sien, sans craintes et sans non plus se mettre à gueuler. Il avait pu voir dans le fond de son regard qu’il y avait quelque chose de dur comme le roc en elle, en dépit de ses réactions vulnérables au toucher d’un autre. C’était une étrange dualité il va sans dire, mais très charmante à sa manière. Sergeï resta appuyé contre son bras un instant de plus, à la regarder essayer de cacher son embarras. C’était les compliments ou la colère qui la faisaient rougir? C’était mieux de ne pas insister sur les compliments et terminer d’aplanir la situation. Le russe quitta son appui pour se décroiser les jambes et se lever, allant piger une bouteille d’alcool plus corsé que la bière et deux verres sur l’étagère. Il ne savait pas pour son invitée, mais la bière ne lui causait que très peu d’effets, habitué à boire plus fort et en plus grandes quantités. Pendant qu’il choisissait, il expliqua d’où lui était venu l’inspiration pour l’opinion obtus qu’il avait exprimée plus tôt.

- Tu sais en Russie il y a beaucoup de crétins qui pensaient comme ça, que les femmes sont soit des putes, soit bonnes pour faire des bébés et c’est tout. Ici au moins Sofia peut faire ce qu’elle veut sans se faire coller une étiquette, tout comme moi, parce qu’un mec qui couche avec un autre mec, c’est une maladie passible de la peine de mort là-bas. Il y a plein de gens vraiment horribles dans le reste du monde, et pourtant ils pointent tous Downfall comme le pire lieu de l’humanité. Les gens sont des hypocrites.

Il se rassit, déboucha la bouteille de whisky pour en remplir un verre, et avant de la reboucher il tourna la tête vers Jodie, agitant légèrement la bouteille pour lui demander silencieusement si elle en voulait. Et malgré ses bonnes intentions, il ne put s’empêcher de rajouter, d’un ton un peu plus bas mais le regard dans le sien:

- Je fais pas compliments pour flatter ou pour obtenir quelque chose. Apprends juste à accepter et dire merci. C’est pas tout le monde qui a mauvaises intentions.

Il avait remarqué en général que les gens d’ici ne savaient pas réagir à de simples compliments. Comme si tout avait un prix, comme si la moindre expression de gentillesse devait obligatoirement être à dessein ou pour demander quelque chose en retour. Ça ne l’empêchait pas de dire ce qu’il pensait, voir les réactions des gens était assez drôle quand même. Il ne se gênait pas pour dire à ses amies Blackened lorsqu’il les trouvaient jolies, ou lorsque leurs traits d’esprit lui plaisaient. Elles devaient entendre des tonnes de compliments pervers tous les jours, elles avaient droit aussi à des paroles désintéressées selon lui. Parfois un simple petit mot gentil égayait une journée jusque-là merdique.

Recalé dans le canapé, popcorns d’une main et whisky de l’autre, Sergeï y avait été d’une question sur l’inspiration du moment, et il fit une petite grimace amusée à la réponse qu’il reçut.

- Deux secondes? Mon orgueil souffre là. Il bu une gorgée de son verre en ricanant, jeta un œil désintéressé à l’écran et revint à Jodie qui élaborait un peu et questionnait le pourquoi de cette soudaine interrogation. Tom Jagger? Nous étions dans les même classes, gars gentil mais qui se faisait embêter par les autres. Un des rares qui arrivait à comprendre quelques bricoles de ce que mon anglais bancal exprimait à l’époque.

Il ne se vanterait pas d’avoir aidé le geek à quelques reprises à l’époque, soit en l’aidant à se relever d’une mésaventure, soit en dissuadant ses tortionnaires de l’embêter à quelques reprises. Ce n’était arrivé que ponctuellement, il ne pouvait pas toujours être dans le dos de Tom, et ça n’aurait pas été l’aider que de le défendre tout le temps. Il ne l’avait plus revu depuis le lycée, probablement que ce type trop intelligent pour le reste de la ville était parti ailleurs où ses talents seraient mieux appréciés. Il le lui souhaitait du moins. Mais pour revenir à la question de Jodie… Il lui adressa un sourire amusé.

- J’y serais probablement allé avec Sofia. C’était juste question comme ça, pour voir à quel point j’étais chanceux que tu aies accepté la soirée cinéma ce soir. Et savoir si j’ai chances de t’inviter pour d’autres trucs.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptyDim 6 Oct - 20:52




Twilight





Ses paroles paressèrent encore plus vrai car dans son pays natal, la mentalité était celle qu'il avait présentée. Cela put apaiser quelque peu la colère qui avait pointé le bout de son nez suite à ses propos peu engageant sans pour autant la faire disparaître entièrement. En Russie, la vie du blondinet et de sa soeur aurait été difficile parce qu'ils n'auraient pas été libres. Elle leva légèrement le regard vers lui quand il lui apprit que l'homosexualité était punissable. Ici, il devait y avoir des passages à tabac, peut-être des morts mais ce n'était pas une loi. Il n'y avait pour autant pas plus de clémence mais peut-être que les esprits étaient moins étriqués ici que là-bas.

Sergeï toucha une idée qui taraudait depuis longtemps la jeune femme: le reste du monde se prétendait meilleur qu'une ville comme Downfall, accusée de tous les maux, pointée du doigt, raillée alors qu'ils ne cachaient derrière leurs actes, des immondices pires que ce qui pouvait se passer dans cette ville. Des hypocrites. Le mot était juste. Le russe arriva à remettre un faible sourire sur le visage de la jeune femme alors encore caché par ses cheveux.

Et pourtant ... La lie de l'humanité a tendance à croire que ce lieu est un refuge pour eux. Certain déchantent vite, je comprends mieux pourquoi maintenant, dit-elle les yeux dans le vague perdue dans ses pensées.

Car ils n'étaient pas protégés, pas entièrement. Elle pensait à son père qui avait trimé pour se faire une place ici, s'engageant auprès des Prayers pour sortir de la rue. Elle pensait aux autres qui avaient réussi à se faire un nom alors parti de rien. Il fut un temps, ce fut sûrement un refuge à condition de se plier aux règles de la ville mais aujourd'hui les règles avaient changés et l'ex-quartier expérimental n'était plus ce qu'il était : libre et violent. Downfall avait ses défauts, celle de la loi du plus fort, de celui qui avait le plus d'argent mais des esprits malins étaient capables de bien plus s'ils étaient prêts à faire des sacrifices.

J'ai plusieurs fois pensé à partir d'ici avec l'espoir de trouver un endroit où j'aurai ma place. J'ai fini par comprendre qu'il n'y aura pas d'autres endroits où je serai chez moi ... Ajouta-t-elle, laissant en suspens ses mots, n'étant pas prête à dire la suite.

Seulement si Downfall retrouvait son indépendance et que ses portes se fermaient à nouveau, où les lois des Etats-Unis n'auraient de conséquence. Elle pourrait alors bosser comme médecin, faire fermer son clapet aux autres abrutis, prendre les devants. Elle n'aurait plus à servir des verres parce qu'elle n'avait pas les diplômes nécessaires pour se lancer dans des études de médecine. Mais elle avait plusieurs fois réfléchi à passer son diplôme pour avoir accès aux inscriptions, elle avait les livres mais reprendre des livres d'histoire et d'algèbre ne l'enchantaient guère. C'était comme croire que les actions entreprises par les Unbrokens ne fonctionneraient pas.

Sergeï s'était levé pour se servir d'une bouteille un peu plus forte que des bières, proposant à son invité d'un geste si elle en voulait. Acquiesçant, elle parvint à croiser son regard sans se sentir embarrassée par les compliments qu'il lui avait faits. Mr Bricolage lui apprit qu'il ne faisait pas cela pour obtenir quelque chose d'elle. Et India ne comprenait pas. Le remercier alors qu'elle attendait la demande derrière le compliment ? Impossible. Tout le monde attendait quelque chose en retour. C'était ainsi que cela fonctionnait. Une offre et une demande. Il n'y avait pas de don. Downfall ne faisait pas dans la charité même si certain tentait de tendre la main aux autres. La gentillesse était parfois un moyen d'atteindre l'autre et elle l'avait vu plus d'une fois. Elle était même tombée dans le panneau à cause de cela.

Pourquoi les faire, si tu n'attends rien ?

La question semblait simple mais peut-être comprendrait-elle un peu mieux le russe ainsi.

La colère disparut et l'ambiance s'apaisa pour retrouver une certaine légèreté. Son verre de whisky l'attendait sur la table tandis qu'elle continuait de descendre sa bière à un rythme plus lent. India se rappela de ne pas se laisser aller trop facilement, voyant déjà que quelques bières suffisaient à lui faire perdre l'esprit. Sergeï s'était recalé dans le canapé, piochant dans le saladier, accueillant sa réponse par une grimace.

Souffre, souffla-t-elle en penchant la tête dans sa direction, sourire aux lèvres.

Vrai ou non, diplôme ou non, elle ne serait jamais allée au bal de promo de son année à cause de ce qu'elle avait fait. Elle regrettait de ne pas avoir eu l'occasion de danser dans une belle robe mais elle se faisait une raison. Des belles robes, elle en portait au quotidien et danser, elle ne l'avait plus fait depuis des années en dehors de quelques rares moments seule chez elle. Elle acquiesça lorsqu'il lui demanda s'il parlait bien du même Tom, apprenant qu'ils avaient été dans la même année et qu'il avait pu voir que le geek avait été le bouc émissaire. Mais c'était une personne attentionnée, qui avait montré qu'il avait sa place ici quand il enfilait le masque de Revolution. Il prenait sa revanche jour après jour.

C'est mon meilleur ami, dit-elle simplement pour lui expliquer le lien qu'elle avait avec lui.

Pour ne pas dire l'un des rares. Sergeï n'avait posé cette question que par curiosité, car il y serait allé avec sa sœur, qu'importe les regards sur eux. Il voulait évaluer sa chance quant à de prochaines invitations.

Eh ! Disons que tu ne m'as pas vraiment laissé le choix d'accepter. Je suis là sous la contrainte et la menace, et même si je connais tes points faibles, je ne fais pas le poids.

Elle s'était levée en même temps qu'elle lui avait répondu, arrangeant les plis de sa robe, lui lançant un regard malicieux, montrant le peu de sérieux de ses paroles en s'offusquant. India prit une dernière gorgée de sa bière avant de la poser sur la table basse.

Pas la peine de mettre pause, glissa-t-elle en disparaissant dans le couloir pour rejoindre les toilettes.

La jeune femme vida sa vessie et en profita pour vérifier et arranger brièvement son maquillage. Elle revint quelques minutes après, prenant un pirojki qu'elle trempa dans un des sauces et qu'elle rinça d'une gorgée de bière, ne s'asseyant pas de suite après avoir jeté un bref coup d'œil au film qui continuait à avancer mais qui n'intéressait plus vraiment la jeune femme, car elle avait un autre intérêt à présent assis sur le canapé.

Mais par curiosité, c'est quoi ces autres trucs ? Histoire de préparer des excuses en béton, le taquina-t-elle encore debout.

Le lycée était derrière eux. Si le russe l'invitait aujourd'hui, les choses seraient bien différentes car elle ne refuserait pas une invitation de sa part.


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Sergeï Vasiliev
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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptyDim 6 Oct - 23:30

Twilight@India Phillmore et Sergeï VasilievUn refuge pour la lie de l’humanité. Sergeï inclina la tête sur le côté, le regard un brin interrogateur envers les paroles un peu cryptiques de Jodie qui semblait un peu perdue dans ses pensées. Il fronça les sourcils quand elle lui révéla avoir songé quitter la ville, finissant par acquiescer de la tête.

- Je crois que je comprends un peu. Mon père est venu se cacher ici parce qu’il avait la police et d’autres gens sur le dos. Il avait merdé grave. C’était difficile au début, il a fallu s’adapter mais Sofia et moi on était jeunes on a eu plus de facilité que des adultes je crois. Aujourd’hui on a peur d’être déportés, parce que c’est Downfall chez nous maintenant, pas Moscou. Mais le chez nous est en train de devenir comme reste du monde et c’est inquiétant.

Il y avait de quoi ne pas en dormir la nuit si on s’y arrêtait, mais les jumeaux avaient décidé de prendre les choses une à la fois. Ils avaient passé entre les mailles des filets des autorités jusqu’à maintenant, même s’ils se doutaient que leur bonne fortune ne durerait pas éternellement. Il faudrait probablement les piquer aux somnifères pour éléphants et leur passer la camisole pour arriver à les sortir de Downfall, mais à moins que la situation ne change drastiquement, c’était ce qui allait arriver tôt ou tard. Parfois Sergeï se demandait s’il ne devrait pas se joindre à ces Unbroken puis la simple idée d’avoir quelqu’un qui lui dise quoi faire et devoir dealer avec les conneries des autres lui coupaient toute envie. Pour quelqu’un qui vivait pourtant en parfaite symbiose avec sa jumelle, appartenir à un groupe lui semblait impossible. L’idée de devoir obéir comme un bon petit soldat sans l’option de refuser probablement, l’idée de s’engager envers des gens et une cause pour sûr. Il secoua la tête pour chasser ces horribles pensées.

Jodie de son côté ne semblait pas comprendre le fondement même d’un compliment, ou du moins de ceux qu’il pouvait lui adresser sans avoir d’attentes en retour. Remplissant le verre destiné à son invitée, il jeta à cette dernière un rapide regard amusé de sa question. Ça prendrait l’explication longue sans aucun doute, ce qu’il débuta tout en terminant de remplir le verre, et reboucher la bouteille ensuite.

- D’abord parce que moi, ça me fait plaisir de dire ce que je pense. Ensuite, peut-être que ça fera plaisir à l’autre personne. On sait pas ce que l’autre vit. Quand Sofia et moi étions petits, c’était notre grand-mère qui nous élevait. C’était une femme aigrie, elle nous détestait parce que nous étions des sales petits bâtards, elle prenait soin de nous pour argent qu’elle recevait en retour. Elle nous faisait mal dès qu’on faisait quelque chose de travers et ne nous disait que des choses méchantes. Eh non, pas de ton dramatique sur des souvenirs douloureux et refoulés, Sergeï vivait bien avec le passé et son ton détaché en attestait alors qu’il prenait une gorgée de whisky avant de poursuivre. Quand nous avons commencé petite école, nous avons eu professeure qui avait bon mot chaque matin pour chacun de ses élèves. Je peux pas décrire exactement ce que ça faisait, que quelqu’un me regarde dans les yeux et me dise quelque chose de gentil… peut-être juste une envie de s’accrocher et continuer encore un jour parce que j’avais quelque chose de bien aux yeux d’au moins une personne. Il haussa les épaules, ayant un peu de mal à bien expliquer ces sentiments enfantins d’alors mais qui avaient posé les premières pierres de sa personnalité, de comment il voulait être. Alors quand je trouve quelque chose de bien chez quelqu’un je le dis, ça me coûte rien.

Si elle ne comprenait pas après ça, Sergeï se demanda s’il allait devoir lui faire un dessin, ou s’il s’entêterait simplement à lui faire des compliments jusqu’à ce qu’elle comprenne qu’il n’avait pas d’intentions derrière ses mots. Tout comme elle n’avait pas réellement l’intention qu’il souffre même si elle le lui suggérait, après avoir évalué à deux secondes la vitesse à laquelle il se serait pris un râteau au lycée s’il l’avait invitée au bal. Faussement peiné, Sergeï plaça une main sur son cœur et fit semblant d’être blessé de la cruauté de la jeune femme à son égard. En retour, il eut un regard intéressé d’apprendre l’amitié entre la belle et le geek, et que ledit geek soit encore à Downfall.

- Alors le petit Tom est encore en ville. Ça m’étonne… Et je proteste, tu es ici parce que je t’ai appâtée avec de la nourriture, aucune menace!

Le russe lui fit signe d’aller profiter de la seule pièce fermée de l’appartement, remplissant son verre déjà vide tout en jetant un œil distrait sur l’écran où après plus d’une heure et quart l’action débutait enfin avec le vampire zinzin qui prenait Bella en traque. Le film était encore plus pourri que dans son souvenir (l’âge sans doute) et il commençait à douter d’avoir la foi de regarder le second ce soir, il faudrait voir avec Jodie si elle demandait grâce ou si elle était encore d’attaque après celui-ci. Parlant du chat, elle était de retour et encore en appétit à ce qu’il constatait, et curieuse sur les possibles futures invitations mais… Pourquoi restait-elle debout? Pour se sauver à toute vitesse selon ce qu’il répondra peut-être? Amusé à cette pensée, Sergeï sourit et glissa une main dans ses cheveux blonds pour les envoyer vers l’arrière suivi d’un léger rire.

- J’ai pas planifié! Hum… bar à sushis, aller danser au Millenium, jouer à faire semblant d’être riches au casino, balade en ville ou juste… dîner sur le toit, t’apprendre à cuisiner sans déclencher incendie. Option d’emmener amies si être toute seule avec moi t’embête. Je crois que j’aime bien passer temps en ta compagnie, tu as humour très agréable.

D’un signe de tête il l’invita à se réinstaller sur le canapé, se retenant de lui tendre la main, se retenant aussi de l’inviter à s’installer contre lui, même s’il en avait bien envie. À tout hasard il tenta de deviner les raisons qui la faisaient rester debout.

- Tu préférerais qu’on arrête le film et qu’on discute tout simplement? Ou pause cigarette dehors? On a d’autres trucs aussi si tu veux plus fort qu’une clope.

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India Phillmore
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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptyLun 7 Oct - 20:54




Twilight





Downfall avait permis plus d'une fois à des hommes et des femmes qui avaient commis des actes grave de se protéger de la justice mais s'ils ne jouaient pas avec les règles de la ville, ils se retrouvaient sitôt en mauvaise posture. C'était ainsi. Sergeï lui expliqua que son père était recherché par la police et d’autres organismes légaux ou illégaux. Il fut obligé d’emmener ses enfants avec lui, dans un autre pays loin des dangers, pensant s’assurer un avenir en les amenant ici. Arrivés, il y a un peu moins de dix ans, l’ex-quartier expérimental était devenu leur foyer et il s’inquiétait d’être mis à la porte, comme il s’inquiétait de voir que le monde envahissait cette autarcie imposée il y a soixante ans. Mais les Vasiliev n’avaient rien à craindre, la jeune femme avait fait les démarches pour que Tom le contacte prochainement. Comment le geek faisait, India l’ignorait mais il était capable de donner une nouvelle vie aux jumeaux. À plusieurs reprises, elle avait pensé aux capacités illimités que le jeune homme avait et la question sur sa dangerosité avait fini par se poser. Elle s’assurait par sa présence et sa surveillance que rien de tout cela n’arriverait, qu’il resterait dans le cadre des actions entreprises par les Unbrokens pour ne jamais avoir à penser qu’il pouvait être au-dessus de tout et au-dessus de tous. Il devait garder les pieds sur terre et elle s’en assurerait.

Ne t'en fais pas, tu seras contacté prochainement, vous ne partirez que si vous en avez envie. Et mon appart a encore trop besoin de toi !

Entre les fuites, les fissures, des plombs qui pétaient parce qu’utiliser le sèche-cheveux et la machine à café en même temps était impossible, les deux colocataires avaient trouvé en lui, un sauveur. India n'était pas bricoleuse pour un sous et l'usage d'un marteau, d'un tournevis était quelque chose de parfaitement inconnu. Et elle n’avouera pas que sa compagnie était de plus en plus agréable. Pourquoi n'avaient-ils pas discuté plus tôt ainsi au lieu de simplement l'appeler pour des coups de main ?

Ils dévièrent sur les compliments que le russe faisait avec facilité et que l'Unbroken n'arrivait pas à entendre parce que trop méfiante dans son quotidien. Sergeï la regarda amusé et s’assura d’avoir rempli les deux verres pour pouvoir prendre le temps de répondre. Faire plaisir à quelqu’un était une réponse simple. La jeune femme l’observait alors lui expliquer une autre partie de son passé, développant l’absence d’amour dans son environnement familial alors qu’une des enseignantes avait eu un mot doux pour eux, pour lequel, ils avaient envie de s’accrocher. Il semblait détaché de ce passé, mais avait gardé l’essentiel. Le contexte familial lui faisait comprendre qu’ils n’avaient pu compter que sur eux-mêmes, rendant aujourd’hui plus difficile à une personne extérieure de trouver une place. Ils étaient deux. India aurait dû se montrer impassible face à ses paroles, mais ce ne fut pas le cas. Habituée à entendre les histoires de vie des personnes passant au dispensaire, elle s’était forgée un masque pour ne rien laisser paraître mais l’alcool et le contexte hors travail faisait qu’elle laissa l’émotion prendre place. Ce n’était rien d’autre que de la compassion mais après le coup de chaud qu’elle avait eu, cela réussi à la troubler un peu plus de passer d’une émotion à l’autre. Elle hocha de la tête en ajoutant :

Je comprends.

Rien de plus. Son histoire faisait qu’il était plaisant pour lui de complimenter les gens quand la jeune femme s’en méfiait. C’étaient des histoires de vie différentes. Elle ne comprenait pas le plaisir de faire cela mais pouvait comprendre que cela faisait partie de lui et de cette personnalité atypique qu’il avait. Elle esquissa un sourire tandis qu’il jouait l’homme en peine et hocha de la tête lorsqu’il lui avoua être surpris de savoir que Tom était toujours ici.

Mon œil, lança-t-elle en se retournant vers lui alors qu’elle se dirigeait vers les toilettes, tu es devenu une menace à partir du moment où j’ai posé un talon dans l’appart du dessus ! Ta nourriture ne fait qu’endormir mes soupçons, rien d’autre ! Mais j’avoue, c’est délicieux. Tiens, tu vois, je me fais avoir !

Une part de vérité dans cette réponse taquine qu’elle lui lança. India avait conscience de baisser sa garde face à lui, se laissant aller, à boire, à accepter un alcool plus fort et à accepter de se sentir à sa place pour une fois en étant elle-même, du moins en partie. Il avait ce quelque chose qu’elle ne pouvait expliquer mais alors qu’elle était dans la salle de bain, à arranger son maquillage, elle s’arrêta un instant, voyant son reflet dans le miroir. Elle avait le sourire. Chose qu’elle ne voyait presque plus depuis l’année dernière. Elle avait le sourire. C’était indéniable et cela la surprit de la voir ainsi, rayonnante quelques secondes.

C’était en partie pour cela qu’elle restait debout, incapable de savoir quoi faire de cette prise de conscience qu’elle avait soudainement eue. L’autre était qu’avoir les jambes repliées avaient lancé quelques douleurs qu’une position debout permettait de soulager. India regrettait d’avoir mis une robe même si elle refuserait de l’admettre parce qu’elle n’était que plus élégante avec. La jeune femme pouss


Hmm, c’est vrai qu’être seule avec toi me dérange, lâcha-t-elle songeuse, levant légèrement les mains pour montrer la situation dans laquelle ils étaient. Puis elle en profita pour reprendre la cape qu’elle avait évidemment enlever pour aller aux toilettes, la prenant comme simple couverture alors qu’elle s’asseyait à sa place, loin de tout contact, même s’il n’avait qu’à tendre un peu plus le bras pour l’atteindre. Ne parle pas trop vite, qui sait peut-être que la prochaine fois, mon humour te sera impossible. (Elle reprit sa bière en étendant ses jambes qu’elle étira avant de simplement les croiser) Il n’empêche que je ne comprends toujours pas pourquoi on n’a pas fait ce genre de soirée, sans parler du film, plus tôt. Tes propositions m’intéressent même si danser risque d’être problématique. Mais avec ce programme en béton, parce que maintenant, tu n’auras guère le choix que de t’y tenir, tu finiras par en avoir marre de voir ma tête !

Un nouveau sourire, conscient de cela à présent, elle lâcha un rire pseudo-machiavélique, un « mou-ah-ah » qu’elle fit disparaître avec une nouvelle gorgée de bière. India ne pouvait dire, « j’aime bien passer du temps avec toi » parce que ce n’était qu’un soir, elle se disait qu’ils se lasseraient au bout d’un moment, une fois qu’ils auraient fini par faire le tour, Sergeï verra qu’elle ne sera pas très bavarde sur son passé ni sur son quotidien, il finira par s'ennuyer de sa compagnie. Le blond finit par lui proposer plusieurs solutions, voyant bien que ni l’un ni l’autre ne s’intéressaient au film, bien que ce dernier semblait découvrir qu’il était possible de mettre en avant de l’action, bien que médiocre. Converser avec lui la tentait plus tandis qu’aller dehors, bien que couverte, la motivait moins. Elle finirait par avoir froid et la cape ne suffirait plus. Alors elle hésita, regardant quelques instants le film avant de répondre :

J’ai presque envie de nous imposer de regarder le film sans dire un mot mais je ne pourrai pas tenir longtemps face à ce chef d’œuvre cinématographique. Enfin sauf, si tu veux aller fumer, rester au chaud me convient. Je ne fume pas mais fait toi plaisir si c’est ton cas. Tu ne fumes pas que des clopes ?


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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptyMar 8 Oct - 22:20

Twilight@India Phillmore et Sergeï VasilievCe fut un long regard un peu dubitatif que le russe posa sur Jodie lorsque cette dernière lui affirma qu’un mystérieux sauveur le contacterait bientôt pour arranger le problème de la citoyenneté des jumeaux. Si c’était vrai et que ça fonctionnait, il allait devoir commencer à se méfier de sa voisine du dessus qui en laissait moins paraître qu’elle en menait. Et pour être honnête, il n’avait pas envie de commencer à se demander si Jodie cachait des choses derrière son joli visage, son sourire, et son humour un peu caustique. Allons! Elle n’était tout de même pas la fille cachée d’un baron de la drogue, elle ne vivrait pas dans le Watts si c’était le cas. Sergeï s’obligea à sourire, et poussa une conclusion à ce bout de discussion, tout en visant le bol de smarties posé sur la table avec des popcorns pigés dans le saladier.

- Une chance qu’entre nous deux, il y a ton appart. Ton plafond est à replâtrer et repeindre, y’a fissures. Je t’arrange ça d’ici un mois. Pense à si tu veux changer couleurs des murs tant qu’à être dans la peinture.

En fait tout était à refaire dans ces appartements pourris, il en avait eu pour son compte quand il s’était installé ici avec Sofia, finissant par abattre à peu près tous les murs en ne laissant que les poutres porteuses. Les jumeaux préféraient un grand espace plutôt qu’un dédale de racoins qui leur rappelait trop les endroits miteux où ils avaient vécu. Comment Jodie et Lily faisaient pour vivre dans leur espace cloisonné, il l’ignorait, mais il n’avait non plus jamais eu à vivre avec une autre personne que sa moitié. Qu’importe. Il cessa son manège pour adresser un sourire victorieux lorsque son invitée lui disait comprendre ses raisons de ne pas retenir ses envies d’adresser des compliments aux autres.

- Quand je dis que tu es intelligente.

Un clin d’œil taquin accompagna le compliment et il la laissa filer à la salle de bain, essayant de recadrer son attention sur le film comme dit précédemment, même si son téléphone et quelques messages de Sofia partagèrent une partie de son attention. Après un copieux échange d’inepties entre les jumeaux, le portable fut rangé sur les pas de Jodie qui revenait vers le canapé et décidait de rester debout, à le prendre au dépourvu avec ses questions sur de futures sorties. Sa répartie le fit rire, de même que la menace qu’il la trouve ennuyante ou chiante lors d’une prochaine activité.

- On a pas fait avant parce que pour toi j’étais psychopathe qui en voulait à tes talons, avant que je fasse le chaton vulnérable à ta porte. J’aurais dû me blesser il y a des mois! Se soulevant un peu, Sergeï alla reprendre son téléphone dans la poche arrière de son jean et y regarda le calendrier. Pourquoi danser problématique? Tu as deux pieds gauches? Je t’invite pas à danser la valse mais dans boîte de nuit, pas à se toucher et je dégage tout mec qui te rend mal à l’aise. Comment tu fais à ton travail? Oui probablement qu’au Purgatory les clients ne mettaient pas la main au cul des serveuses mais quand même, les contacts étaient inévitables dès qu’il y avait de l’alcool et beaucoup de gens. Après un rapide coup d’oeil le russe poursuivit sans laisser l’opportunité à sa voisine de répondre tout de suite, et il pianotait sur son appareil tout en parlant. Alors sushis… le 15? Et Millenium le 27 ils font leur soirée en blanc. Balade en ville une journée où le soleil sera beau… Casino ça te dis quand? Quel genre de cuisine tu aimes? Vin rouge ou blanc?

Jodie put recevoir deux notifications de suite sur son propre téléphone, une pour le 15 et l’autre le 27, en même temps que le jeune homme tournait à nouveau son regard vers elle, en faisant délibérément son regard innocent à la chat potté, comme s’il ne venait pas de l’assaillir de questions et de lui caser deux rendez-vous coup sur coup, avant de répondre à sa toute dernière question.

- Hum? Sofia et moi on se défonce de temps en temps mais on essaie de rester dans les trucs légers, surtout qu’on y a goûté quand on était même pas nés, ça serait trop facile de tomber dans dépendance avec plus lourd. Je tiens à mes trois neurones fonctionnels. Et toi? Pas cigarette, tu bois doucement. Jamais drogues? Tu es sûre que tu es née à Downfall?

C’était dit sur le ton de la taquinerie avec un large sourire amusé et pas du tout de l’accusation ou du soupçon. C’était que Jodie paraissait comme une fille trop bien et trop clean en comparaison à la majorité qu’il connaissait, trop sérieuse aussi. Elle était toujours bien coiffée et vêtue sans jamais être l’agréable outrance des Blackened Beauty, elle avait un job stable, une voiture, un chat. Elle aurait pu être une fille ordinaire de n’importe quelle ville du monde. Mais voilà, elle était de Downfall, et c’était étrange dans le paysage. Pas que c’était déplaisant, mais c’était… atypique.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptyJeu 10 Oct - 0:51




Twilight





Une chance, en effet, que l’appartement eut besoin d’avoir de réparations sinon, ils ne seraient à peine croisés, en dehors de l’incident diplomatique des talons. Elle esquissa un sourire quand il confirma l’importance de son appartement dans leur relation. Sergeï lui apprit qu’il y avait d’autre surprise qu’elle n’avait pas eu encore l’occasion de voir. Peut-être était-ce parce qu’il avait eu le temps de regarder son plafond alors qu’elle faisait un peu de couture sur son corps.

Ne lui trouve pas encore des problèmes ! Cet appartement va me ruiner, mais j’y penserai et j’en parlerai à Lily.

Cet appartement, bien que salubre, avait besoin d’être refait, des petits travaux pour le maintenir dans un état correct. India avait pris l’habitude de vivre dans un appartement luxueux et il lui avait fallu un temps d’adaptation pour accepter de vivre dans un endroit pareil. Mais c’était chez elle, enfin, avec une colocataire qu’elle ne croisait pas souvent ces derniers temps. Après avoir compris, sans comprendre ce que le russe pouvait ressentir à dire des choses plaisantes aux autres, elle leva les yeux au ciel en secouant la tête alors qu’il la complimentait sur son intelligence. Elle était intelligente, elle le savait mais n’allait pas insister sur cela, ne jouant pas sur de la fausse modestie.

Une fois de retour de son passage de la salle de bain, l’Unbroken se demandait pour quelle raison, ils n’avaient pas pris le temps d’échanger ainsi, pour se connaître un peu mieux. L’explication de son voisin la fit pouffer de rire. Chaton vulnérable. Ok, peut-être un peu mais elle niera devant un juge. Mais elle n’était on ne peut plus d’accord qu’il aurait dû se présenter plus tôt ainsi, même si c’était l’alcool qui parlait.

Ne crois pas que se sont tes beaux yeux qui m’ont fait accepter de te recoudre, ça aurait fait moche si tu étais mort sur mon pallier, c’est tout, répondit-elle sur un ton badin, rappelant ses paroles de la semaine dernière.

Sergeï prit son téléphone rangé dans sa poche arrière et pianota un peu dessus tout en lui parlant. Le refus d’aller danser semblait être problématique pour lui, car ce dernier lui proposait de danser sans pour autant aller jusqu’à une danse où il fallait se coller. Il était même prêt à repousser tous les hommes qui risquaient de la déranger. Ce n’était pas si simple que cela mais comment pouvait-elle lui expliquer ? Une boite où il n'y avait que des femmes à la limite ? Il ne comprenait pas comment elle arrivait à travailler dans un bar avec ce problème. Elle allait lui répondre quand il commença à lui proposer diverses dates sous le regard amusé de la jeune femme qui s’enfonça dans le siège, après avoir pris son téléphone à son tour. Le russe la regardait avec un regard qui n’avait pas l’air innocent. Elle soupira en voyant les notifications. Entre lui et Eleonore qui lui avait envoyé quelques messages qui vantaient les mérites de la musculature du patron du Lady’s, elle était comblée.

Tu vas trop vite ! Et y’a trop d’informations d’un coup, mon cerveau ne peut pas gérer. Alors plutôt le 14, je travaille le 15, et je doute qu’on nous laisse entrer dans le Casino mais on peut essayer. Balade oui. Niveau cuisine, je te dirai surprend moi, c’est toi le chef cuistot je te rappelle monsieur Bricolage, et rouge pour le vin.

India ramena ses jambes sur le canapé, sous la cape qui lui recouvrait les jambes, de sorte qu’elle puisse faire face à son voisin. Elle avait calé sa bière sur le côté, coincée entre le canapé et sa hanche afin que la bouteille ne bouge pas tandis qu’elle pianotait sur son téléphone pour faire les modifications.

Mais je vois que tu doutes encore de ma capacité d'anguille, toi qui penses que je suis trop raide, ajoute-t-elle en faisant un léger ridicule mouvement du haut pour justifier ses paroles. Et quand je ne peux pas, je prends sur moi, je n’ai pas d’autre choix. Et pour te répondre au sujet de la danse, je ne suis pas allée dans une boite depuis des années, je ne danse plus, je me sens … Ridicule ? Et si tu dois écarter tous les hommes qui me mettent mal à l'aise alors ça en sera de même pour toi. (elle se rendait compte qu'elle peut le froisser, elle ferma une courte seconde les yeux, se rendant compte de sa maladresse). Je ne veux pas dire que tu me mets mal à l’aise, c’est que… Imagine... Imagine. Tu as certainement déjà pris le jus en réparant un truc électrique ? C'est comme ça à chaque fois qu'on me touche. Ça l'est moins quand c'est l'inverse mais ça reste désagréable. Je sais que c'est là (elle lui fit un signe pour lui montrer que ce n'était que dans sa tête et que son corps réagissait en conséquence) mais … mais je n'ai pas la solution pour m'en dépêtrer et mis à part des contacts réguliers, j'ai pas trouvé mieux. Alors danser avec une foule autour de moi, ça m’est … Compliqué.

India s’était montrée bavarde, peut-être parce qu’elle n’avait jamais eu à autant parler de ce mal-être qui l’habitait et peut-être parce qu’elle voulait qu’il comprenne ce qu’elle ressentait à chaque contact. La jeune femme cherchait à se justifier. Elle aurait aimé pouvoir dire oui, danser, s’amuser sans se soucier de tout cela mais ce n’était pas impossible. Elle haussa d’une épaule, terminant sa réponse en replongeant son nez dans son téléphone pour terminer d’enregistrer les dates dans son agenda électronique. Elle aimerait que cela soit plus simple.

Ils dévièrent à nouveau, comme s’ils avaient envie de tout connaître l’un de l’autre en une soirée sur ce que le russe avait chez lui comme drogue. Des trucs légers, comme il lui expliqua, refusant de se bousiller sur des drogues dures. Les Vasiliev étaient nés d’une mère camée et ils n’avaient, probablement pas eus trop de séquelles. Sergeï, taquin, ne comprenait pas qu’elle ne soit pas un déchet qui consommait drogue et alcool à profusion. Son sourire lui faisait comprendre qu’il n’était pas à prendre au sérieux et qu’elle n’avait pas à se vexer si elle parvenait à l’être. Elle leva les yeux vers lui, haussant un sourcil, après s’être tendu pour reposer son téléphone sur la table basse.

Ça te surprend tant que ça ? Tu n'es pas né ici mais tu as embrassé de nombreux vices, qu'est-ce que je devrais en penser ? J’ai vu les ravages de la dépendance à diverses drogues en travaillant au dispensaire, tout comme l’alcool, même si depuis l’année dernière j’en consomme largement plus. Ce ne sont que des échappatoires. J’ai d’autres vices, ne t’en fais pas, mais je suis cent pour cent Downfallienne. Pure origine.


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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptyMer 16 Oct - 23:05

Twilight@India Phillmore et Sergeï VasilievLes yeux déjà rivés sur l’écran de son téléphone, Sergeï avait haussé un sourcil amusé de se faire rembarrer pour une énième fois par la belle Jodie qui affirmait que son charme n’y était absolument pour rien dans l’aide qu’elle lui avait offerte la semaine précédente. Un mort crevé sur son pallier était une meilleure raison, ou les foudres de Sofia si elle avait appris que la voisine n’avait pas levé le petit doigt pour aider son jumeau. Il était parfaitement d’accord avec les affirmations de la brunette, mais n’allait quand même pas laisser passer cette occasion parfaite de la taquiner en jouant faussement le prétendant éconduit.

- Pfffffttt… À chaque fois que je me dis que j’ai peut-être une toute petite chance avec toi, tu viens casser mes espoirs. Je vais finir le cœur en miettes avec toi.

Jodie et lui? Nah. C’était une fille beaucoup trop bien pour un type comme lui, et puis il y avait le contact qui causait problème. Il était une peluche sans doute trop affectueuse et tactile pour les réserves de la jeune femme, alors la platonique amitié à distance d’un bras était le truc le plus sain qui pouvait exister entre eux. Ça ne le dérangeait pas vraiment, même si oui il trouvait la jolie voisine du dessus plus qu’intéressante, mais comme dit plus haut, un gars comme lui n’avait aucune chance avec une fille comme elle, même sans les limites physiques de Jodie. Et puis, il avait plein d’amies féminines avec qui il n’y avait rien d’autre que cette camaraderie légère et agréable. Alors pourquoi il ne pouvait jamais s’empêcher de la taquiner et de soupirer dramatiquement à chaque fois qu’elle l’envoyait bouler? Meh. Il l’aimait bien, depuis le soir où il avait été lui choper ses talons hauts avec Sofia, elle lui était tombée dans l’œil. Mais ça serait une histoire comme avec Madame Charlie de Van Nyus: admire de loin mon gars car tu peux pas espérer plus. Sergeï chassa ces réflexions qui n’avaient rien à faire là d’un sourire mutin vers son invitée qui entrait dans la guerre des notifications avec lui, et parvenait enfin à avoir un espace pour répondre à la volée de questions dont il l’avait assaillie.

- D’accord, le 14 au lieu du 15. T’as qu’à mettre une de tes jolies robes pour le Casino, je vais m’arranger pour pas te faire honte et ils auront aucune raison de pas nous laisser entrer. Pour la balade le premier qui a envie appelle l’autre. Ok j’essaierai de te surprendre pour la bouffe. Ça sera pas Russe je vais essayer d’être original. Je te proposerai une date quand je serai fixé sur le menu.

Bon ensuite, original dépendait toujours de ce qui était disponible à Downfall, qui était loin d’avoir la diversité des supermarchés du reste des États-Unis ou même de la Russie. Les denrées était beaucoup plus accessibles depuis l’ouverture au reste du monde (faut bien qu’il y ait quelques points positifs à travers toute cette merde) mais quand même, ce n’était pas Shangri-La non plus. Sergeï n’était pas inquiet de trouver une bonne idée simple et délicieuse, il devait juste laisser à son cerveau le temps de rouler sur le problème un peu.

Par contre, il lâcha tout pour écouter Jodie, qui voyait un problème plutôt majeur avec une soirée au Millenium là où lui n’en voyait pas vraiment. Peut-être qu’il prenait le besoin d’espace vital de la jeune femme trop à la légère? Peut-être que pour elle c’était quelque chose d’extrêmement étouffant et prenant? Il ne demandait qu’à comprendre, ce que son attitude démontra alors qu’il déposait son téléphone et croisait mes mains, à demi tourné vers celle qui faisait de gros efforts pour lui expliquer sa situation. Un petit sourire ne pu s’empêcher de paraître en la voyant essayer de se rattraper un peu quand elle lui dit cash qu’il pouvait la rendre mal à l’aise au même titre que n’importe quel homme mais il la laissa aller jusqu’au bout de son idée, sans l’interrompre et en restant bien concentré sur ses paroles et tout ce non verbal inconfortable qu’elle exprimait. Compliqué. C’était surtout pour elle que ça l’était, lui devait juste faire montre du respect le plus élémentaire d’une autre personne après tout. Mais il était bien placé pour savoir que les autres hommes n’étaient forcément pas tous comme lui, que plusieurs n’auraient ni la patience ni la délicatesse d’accepter la distance qui était imposée. Combien de fois il avait eu envie d’établir un contact amical avec Jodie depuis le début de cette soirée? Plein de fois, et d’autres auraient oublié, ou fait fi de tout ça, et il comprenait cette impression d’attraper un choc électrique, l’image était parfaite. Qu’est-ce qu’il pouvait dire après ça? Ce qu’il pensait, tout simplement, avec un sourire parce qu’il ne souhaitait pas que le moment vire au dramatique.

- J’espère au contraire que si je te rends mal à l’aise, que tu te gêneras pas pour le dire. T’es obligée de me le dire même, non négociable. Je pensais que si le contact venait de toi c’était ok, mais je comprends beaucoup mieux à quel point tu as fait des efforts quand tu m’as aidé… pour me recoudre. Merci d’avoir fait ça pour moi, aider et expliquer. Bon j’ai juste envie de te faire un câlin en te disant que ça va aller mieux, mais ça serait contreproductif. Il lui adressa un clin d’œil avant de poursuivre, le ton léger parce que la dernière chose qu’il souhaitait, c’était bien de jeter de la pitié au visage de Jodie, ce n’était pas ce dont elle avait besoin. Lui en tout cas à sa place il serait insulté que l’on réagisse comme ça. Mais c’est pas problème pour moi, on trouve solutions, on fait tranquillement comme tu le sens et y’a pas de mal. Ok, contre-offre: je réserve un des salons privés du Millenium, tu invites tes amies filles, j’invite les miennes aussi si tu en as pas assez, et je reste toujours à distance d’au moins un bras de toi. Moi je vais pas me plaindre d’être entouré que de filles. Ensuite si c’est parce que tu as vraiment deux pieds gauches et que tu veux pas l’avouer, on annule c’est pas grave.

Comme pour la menace du gummi baveux de toute à l’heure, c’est lui qui leva défensivement un bras pour se protéger d’une potentielle réplique de la part de Jodie, qu’il venait de soupçonner à haute voix d’être une maladroite de première! Sergeï poussa même le jeu jusqu’à se reculer le plus possible pour éviter la vengeance de la jeune femme.

- Pitié, on frappe pas un gars blessé!

Le moment calmé, il imita Jodie en déposant son téléphone sur la table… le reprenant et éteignant les notifications avant que ça fasse beaucoup trop l’effet sapin de Noël dans la périphérie de son regard (et sa jumelle qui lui demandait quel soutif faisait un plus bel effet pigeonnant pour sa poitrine, ça l’intéressait moyen). C’était plus intéressant d’entendre cette petite tranche de vie racontée par Jodie, qui avait une vision du monde très posée, très mature pour une fille de son âge. Avoir le nez rivé sur le spectacle laid de la déchéance humaine, cet aspect disgracieux de la dépendance dont les gens n’aiment pas discuter l’avait probablement préservée des pires vices. Comment faisait-elle pour aider des gens qui ne s’aidaient pas eux-mêmes? En général, la consommation restait un choix, conscient, répété, une évasion délibérée du monde terne. Ceux qui avaient la volonté s’en sortaient, parfois à coup de pieds au cul de la part de leur entourage, mais des déchets comme sa propre mère… il ne pouvait éprouver aucune pitié. Il ne finirait pas comme sa mère, ça il se l’était promis, ni comme son père. C’était fou à quel point simplement discuter avec Jodie faisait ressasser plein de trucs pas nécessairement joyeux tout en restant inébranlable sur ses convictions personnelles. Il fallait croire qu’il était tombé sur une perle rare, pour le faire cogiter de la sorte. Sergeï secoua la tête et remplit son verre de whisky désormais vide, se réinstallant ensuite plus confortablement, tourné vers son invitée, faisant passer ses jambes en indien.

- Oh moi, j’étais déjà perdu pour l’humanité avant d’arriver à Downfall, t’en fais pas. C’était nous qui faisions entrer la came à l’école et nous avions les sacs à dos les mieux armés de tout le quartier: on passait des armes pour notre père entre autres, petites livraisons avant ou après les classes. Puis avec les cours du soir et de weekend où notre père nous collait pour pas avoir à s’occuper de nous, on est aussi devenus dangereux pour les élèves normaux. Disons que le directeur et les surveillants nous avaient à l’œil… même si bon les cours de piano eux étaient pas dangereux. Mais je suis curieux au sujet de tes autres vices, faut tout me raconter!

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India Phillmore
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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptySam 19 Oct - 15:56




Twilight




Sergeï, avec cette façon qui semblait bien à lui, joua l’homme qui voyait se fermer une porte au nez, se plaignant de finir le cœur en miette à force de se faire éconduire par la jeune femme qui haussa un sourcil, sourire malicieux devant son cinéma. Si ça peut se recoudre, je peux réparer, pensa-t-elle au sujet de ce cœur mis à mal par l'Unbroken.

Oh pauvre petite chose ! Répondit-elle sur un ton faussement ému, levant les yeux au ciel. Ce n'est pas ma faute si tu es un sentimental, je ne peux que te rappeler que ça n'a pas sa place ici, pour sauvegarder ton petit cœur torturé ! Sinon je t'achète de la colle super glu.

Téléphone à la main, ils étaient en train d'organiser des soirées à venir sur les semaines qui suivraient, sous le regard mutin du russe qu'elle capta un court instant avant de se replonger dans ses notifications, souriant à son tour sans raison, observant son calendrier pour voir les jours où elle travaillait. Entre le bar, les Unbrokens et l’Oasis, la jeune femme n’avait pas souvent de soirée libre, préférant trouver toujours des occupations pour ne pas avoir à s’interroger sur elle-même. C’était une forme de fuite en avant. Mais le programme que le russe lui proposait avec toutes ces dates ne pouvait que faire germer dans son esprit l’idée de mettre un frein sur ses activités. Peut-être serait-il temps de se laisser un peu d’espace pour profiter et passer des soirées comme celle-ci, moment agréable et rempli d’insouciance, oubliant la ville et les emmerdes.. « Oui mais » était toujours sa première réponse. Ils s’accordèrent sur des dates, Sergeï lui conseilla pour passer les portes du casino, d'enfiler une jolie robe, glissant qu'il ferait en sorte de ne pas lui faire honte. Comme si tu pouvais. Certes ce ne serait pas avec son style grunge qu’il pourra passer les portes du Royal.

Ne viens pas en vampire, sinon on ne rentrera jamais, répondit-elle le regard brillant de malice. Et je n'ai que des jolies robes. Ça marche, et prépare l'extincteur si je dois t'aider à cuisiner ! …

J’ai hâte de voir ça, voulut-elle dire mais s’arrêta avant de prononcer ses mots, replongeant dans son téléphone pour enregistrer les dernières informations qu’ils avaient échangés avant de les oublier. Elle prit une gorgée de bière pour se donner un peu de courage afin d'aborder le sujet de la boite de nuit, s’apercevant que sa bouteille était presque vide. Après l’avoir reposée à sa place initiale, India trouva les mots pour lui expliquer sa situation. Son voisin se montra attentif à ses paroles, ce qui ne l’aida pas dans son embarras d’aborder ce sujet avec lui. Pourquoi était-ce si important qu’il comprenne ? Elle-même l’ignorait. Alors une fois qu’elle avait terminé, elle riva à nouveau son regard sur son téléphone comme s’il allait trouver cette explication ridicule. Sergeï s'était montré plusieurs directs dans ses mots, se reprenant après coup pour ne pas la froisser mais la jeune femme n’apprécierait pas qu’il ne puisse comprendre le blocage qui se passait chez elle. Elle se barricada derrière une fausse indifférence alors que le russe lui répondait qu’il refusait de ne pas savoir si un jour il la mettait mal à l’aise. L’Unbroken leva à nouveau ses yeux sur lui, découvrant le sourire qu’il arborait, loin d'être moqueur peut-être même tendre, voire complice, tandis qu’il lui montrait qu’il avait compris l’effort que se fut de poser ses mains sur lui alors qu’il risquait à tout moment de perdre les tripes sur son pallier. Elle secoua légèrement la tête alors qu’il la remerciait, n’attendant pas de tel paroles pour lui avoir évité un séjour à l’hôpital et des questions dérangeantes.

Je faisais déjà ça au dispensaire, marmonna-t-elle retrouva le réconfort de son écran de téléphone qui affichait un message osé de son amie qui lui demandait à quelle sauce elle avait mangé son voisin, appuyant sa question d’émoticônes suggestifs, préférant ignorer son message, souriant au mot du blondinet qui voulait lui faire à présent un câlin.

India hocha de la tête pour lui confirmer que ce n’était pas une bonne idée, croisant son regard et le clin d’œil qui lui fit pour dédramatiser la situation, lui expliquant qu’il n’y avait aucun problème, prêt à trouver des solutions pour que les deux puissent passer une soirée agréable. Et Sergeï montrait qu’il avait déjà des idées, proposant de prendre un des salons privatisés du Millenium, n’invitant que des amies et restant à distance d’elle pour apaiser ses craintes. La jeune femme pouffa à nouveau de rire, ce qui semblait devenir une habitude avec le russe, bougeant légèrement pour s’enfoncer un peu plus dans les coussins qui lui faisaient un dossier. La dernière phrase de Sergeï l’offusqua, plissant les yeux à ses mots, n’arrivant pas à ravaler son sourire malgré la faible indignation qu'elle ressentait. Elle se mordit la lèvre inférieure pour se retenir de répliquer, n’ayant pas le réflexe d'envoyer un coup de pied qu'il méritait amplement mais préférant attraper un popcorn pour le balancer sur lui.

Je sais danser, lâcha-t-elle avec une fausse indignation dans la voix, continuant de l’attaquer avec les maïs soufflés, puis lorsqu’elle fut satisfaite de son châtiment (alors qu’elle visait plus sa bouche pour ne pas en mettre partout), elle continua : et tu seras le seul homme de la soirée ? Okay, je vois, je vois le stratagème de fourbe. T’es malin ! Planifier à deux, c’est plus facile que de programmer ce genre de soirée et tu ne vas pas dépenser je ne sais pas combien de dollars pour avoir une salle à cause de moi. Il n’empêche que j’y réfléchirai pour savoir si tu mérites ou non d’avoir ton harem pour la soirée.

Elle prit une posture légèrement hautaine, un léger mouvement de tête pour appuyer son attitude avant de déposer son téléphone sur la table, attrapant sa bière pour finir le fond et la poser non loin, récupérant le verre de whisky que Sergeï lui avait servi quelques minutes avant. Ce dernier ne s’attendait pas à ce que la jeune femme ne fume pas, ne prenne pas de la drogue alors que la ville avait un cartel en pleine essor. Elle ramena ses jambes vers elle pour lui laisser un peu de place, prenant quelques popcorns pour les manger cette fois-ci. Il lui apprit qu’ils étaient de ceux qui faisaient entrer la drogue, sinon le seul avec sa sœur, bossant pour son père afin de faire des livraisons. Son père refusait de s’occuper d’eux alors il leur trouvait des occupations en les obligeant à avoir des cours du soir pour certainement apprendre la langue. Elle fut surprise en découvrant un des mystères du lycée. India ne s’était jamais réellement renseigner à ce sujet, ne s’intéressant pas vraiment aux drogues, préférant prendre contact avec des personnes capables de la prévenir de l’arrivage des derniers sacs de luxe et autres objets, vêtements qui pouvaient combler sa passion pour la mode.

Oh c'était vous ! S’exclama-t-elle en écarquillant les yeux. Pour des étrangers, vous avez su vous intégrer sans problème au final surtout si vous avez réussi à vous faire craindre des autres.

Les plus dangereux étaient ceux qui s’adaptaient car ils ne voulaient pas perdre cette place qu’ils avaient durement gagné à coup de poing. Elle prit une gorgée du whisky qu’elle commençait à connaître pour en avoir consommé plus que de raison, retrouvant cette force dans laquelle elle s’était perdue maintes fois pour étouffer son esprit dans l’ivresse. India n’était pas certaine d’avoir envie de boire cet alcool, la renvoyant vers ces soirées peu glorieuses. Elle se redressa pour se lever, un genou posé sur le canapé, lui demandant de tendre son verre pour qu’elle verse le liquide ambré dans le sien.

J’ai pas envie de ça, ce soir, se justifia-t-elle sans en dire plus.

Une fois vide, elle se dirigea vers les bouteilles qui ornaient le mur où le téléviseur était posé et où le film continuait d’avancer dans sa narration.

Je peux ? Demanda-t-elle en faisant un signe vers le mur, attendant son accord pour choisir une bouteille mais avant de s’intéresser à l’alcool qu’elle prendrait, elle se tourna vers le russe le pointant du doigt, un brin de malice dans le regard. Et pour te répondre, je suis encore trop sobre pour te faire ce genre de révélation, Sergeï … Et ce n’est pas une incitation pour me faire boire plus, parce que je tiens à retourner, la tête haute, là-haut.

Elle se concentra sur les bouteilles qui décorait un des pans du mur, regardant les noms, connaissant certaines bouteilles pour en avoir servi, hésitant entre deux.

Tu as appris à jouer du piano au lycée ? Décidément, qu’est-ce que tu ne sais pas faire ?(elle tourna seulement le haut de son corps pour répliquer) Et ne me dis pas le strip-tease parce que d’un, je ne te crois pas, et de deux … C’est pas un talent.


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Sergeï Vasiliev
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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptySam 19 Oct - 22:13

Twilight@India Phillmore et Sergeï VasilievNon mais c’était quoi ce discours de femme sans cœur que lui servait Jodie là? Le russe roula des yeux et leva le nez de son téléphone, le sourire en coin et le ton moqueur.

- Quelle femme dure tu es. L’amour ça permet aussi d’être fort, Sofia et moi on a traversé beaucoup de choses parce qu’on était là pour l’autre. Savoir qu’on doit continuer d’avancer parce qu’il y a quelqu’un qui nous attend et qui compte sur nous, endurer un moment horrible en s’accrochant en pensées à la personne qu’on aime. Réaliser que tout va bien maintenant qu’on peut se réfugier dans les bras de l’autre… Il haussa les épaules, conscient que Jodie allait lui dire que l’amour fraternel c’était différent de l’amour pouvant exister dans un couple. Ensuite si c’est pas ton truc t’as le droit, je prendrai la colle.

Il n’allait pas parler des trucs peu glorieux qu’il avait faits pour l'être aimé, ne serait-ce que vendre son cul à un type qui le dégoûtait en tous points, contre une poignée de billets pour acheter de quoi bouffer pour sa sœur et lui. Son sens moral ne volait pas très haut, mais ça, il était encore capable d’avoir des frissons d’horreur s’il s’arrêtait à y penser plus de trois secondes. Mais il dirait à nouveau oui s’il n’avait pas d’autres options et que sa sœur était dans le besoin. Elle avait fait semblable de son côté. En mettant leurs ressources en commun ils survivaient et étaient forts, et la tendresse qu’ils avaient l’un envers l’autre leur permettait de rester humains à travers tout ça. C’était leur équilibre, ça personne ne pourrait leur enlever.

Plus tard, il lança un regard un peu horrifié à Jodie lorsqu’elle l’avisa de ne pas se présenter en Volturi au casino, choqué qu’elle lui prête un tel mauvais goût, finissant par rire de la blague couplée avec l’avertissement d’avoir un extincteur sous la main si elle l’aidait à la cuisine. Allons, on ne pouvait pas être aussi mauvais? Il ne fallait que suivre une recette et garder un œil pour que rien ne brûle… non?

Mais dans les choses plus sérieuses, Jodie acceptait de lui expliquer et de lui confier comment elle ressentait chaque interaction tactile, qu’elle soit de son fait à elle ou envers elle. À nouveau, Sergeï se demanda ce qui lui était arrivé, ne pouvant que deviner mais incapable de se figurer quel niveau de brutalité pouvait amener une personne à se refermer au point de craindre et souffrir face au contact masculin. Il sentait facilement le malaise de la jeune femme, comment elle se cachait derrière un masque d’indifférence et de distance. Est-ce qu’elle avait peur du jugement qu’il pourrait porter? Il n’avait rien à juger, cette histoire ne lui appartenait pas, il ne pouvait pas juger du ressenti de Jodie et de comment elle parvenait tant bien que mal à surmonter tout ça. Il secoua la tête lorsqu’elle chassa ses remerciements de quelques paroles, un peu navré qu’elle ne réalise pas tout ce qu’elle apportait, à lui et aux autres, en aidant comme ça, alors que l’hôpital était hors de prix ou problématique pour plusieurs. Il n’insista pas, ça comme autre chose, il fallait que la réalisation vienne d’elle-même, ça ne servirait à rien de la pousser et la bousculer.

La légèreté revenait aisément par contre, sous une pluie de popcorns que le jeune homme tenta d’attraper tant bien que mal entre deux rires, de cette punition et des accusations que Jodie lui jetait.

- Même pas! Je passerais la soirée à vous amener vos verres et à masser vos pieds malmenés par vos chaussures. On emmènera Sofia, ma servitude sera assurée.

De toute manière, il n’était ni assez mignon, ni assez macho pour prétendre à ce fameux harem, surtout que voilà, ce serait des amies et non des prospects intimes. Il ne ferait quand même pas l’insulte à Jodie de lui mettre un plan Q sous le nez alors que c’était avec elle qu’il devait passer la soirée. Il avait quand même un peu de bon sens dans sa petite tête blonde… mais il devait commencer à être fatigué et mal s’exprimer lorsqu’il vit les yeux ronds de Jodie, à qui il fit les mêmes yeux ronds en retour. Voilà, il avait cafouillé verbalement et passait pour le caïd du lycée de Downfall, alors qu’il n’avait été que le nouvel élève qui ne s’en laissait pas imposer par les autres. Sergeï s’empressa de secouer vivement la tête, avec un sourire de dérision envers lui-même.

- Ah non! J’ai mal exprimé! La drogue et les flingues et l’école c’était en Russie. Quand grand-mère est morte notre père a pas eu le choix de nous prendre avec lui… aucun flic se méfie de gosses de huit ans blonds et mignons à croquer, alors nos sacs servaient à plein de choses. Downfall ça a été plus difficile, on a surtout cassé des bras au lycée, et on comprenait pas la langue, c’était difficile.

Il aurait sûrement trouvé le moyen de marchander pour sûr, l’argent et la drogue trouvaient toujours un terrain d’entente, mais les jumeaux s’étaient trop refermés sur eux-mêmes à leur arrivée. Et puis, le monopole de la drogue à Downfall, tout le monde savait à qui il appartenait. Sans comprendre où sa voisine voulait en venir à lever son verre, le russe leva le sien à sa demande silencieuse, s’esclaffant d’un bref rire quand elle transféra le contenu de son verre dans le sien.

- T’avais qu’à me donner ton verre et en prendre un propre. Vas-y, tout ce qui est à moi est à toi, sers-toi! Et si tu remontes les escaliers assise sur les fesses, ta tête va quand même être haute?

Sergeï vida son verre de whisky nouvellement remplit d’un trait et se leva; c’était à son tour d’aller visiter la salle de bain. Il eut un petit rire en voyant la profusion de popcorn qui tomba au sol ou qui garnissait le canapé et il les ramassa d’abord, tout en répondant à l’interrogation de Jodie sur ses supposés talents, et ceux qui n’en étaient pas.

- Je sais pas recoudre les gens? Bien parler et lire Anglais? Les trucs intellectuels je suis pas bon non plus. Je suis pas intelligent comme toi, j’ai toujours eu du mal en classe. Et puis, ma carrière strip-tease est foutue de toute manière avec ma cicatrice maintenant!

Il poussa un faux long soupir très dramatique et exagéré, se redressant avec les mains pleines de popcorns, qu’il alla jeter dans la corbeille de la salle de bain, tant qu’à y aller pour une nécessité incontournable. Il eut le réflexe de prendre quelques secondes après s’être lavé les mains pour regarder si Sofia avait besoin de lui pour autre chose que son avis sur son meilleur profil avec un décolleté, mais il réalisa que son téléphone était resté sur la table du salon. Dommage Sofia, tu appelleras si y’a urgence. Puis, sortant de la seule pièce fermée du petit appartement, Sergeï alla tirer un vieux clavier de piano numérique qui était rangé entre la penderie et le mur et l’installa sur son trépied pas trop loin du canapé, le brancha dans la prise électrique et fit un court aller-retour pour débusquer le banc qui était dissimulé sous une pile de fringues appartenant à Sofia.

- Plus sérieux, j’ai commencé piano un peu avant cinq ans, grand-mère pouvait me taper sur les doigts avec règle quand je faisais fausses notes, je crois qu’elle aimait encore plus ça que nous apprendre. Ensuite j’ai continué à travers les autres cours, en Russie. Je te rappelle que j’avais quinze ans quand je suis arrivé à Downfall, et trouver des cours ici c’est difficile. Alors comme pour sports combat, Sofia et moi on pratique pour rien perdre. Normalement on met les écouteurs, c’est pour ça que tu as jamais entendu piano venant d’ici, on reste silencieux, pas comme quelqu’un avec talons… Tu sais jouer d’un instrument?

Avec un petit sourire Sergeï s’installa devant le clavier, poussa quelques boutons pour ajuster la sonorité et le volume, et sembla hésiter.

- Hummmm, tu connais Corpse Bride?

Qui ne connaissait pas? M’enfin, Jodie ne connaissait pas Twilight, alors… les doigts du russe allèrent entamer les premières notes de la chanson la plus connue, le solo de Victor, jetant un œil vers son invitée pour voir si la musique lui disait quelque chose, sinon il allait essayer avec le thème de Forrest Gump, et si jamais, il avait aussi Nothing Else Matters de Metallica, ça Jodie devait sûrement connaître?

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India Phillmore
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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptyDim 20 Oct - 13:15




Twilight




Sergeï ne s'attendait pas à entendre un discours aussi négatif venant de la jeune femme assise non loin de lui. Il chercha à lui montrer que l'amour était aussi une force, que grâce à cela, sa sœur et lui avaient pu endurer biens des épreuves. Et ces mots renvoyèrent l'Unbroken trois ans en arrière, quand son père avait disparu, capturé par la seconde des Forsaken Dragons, torturé, mutilé. Leur retrouvaille s'était faite dans une pudeur propre aux Phillmore, difficilement capable d'exprimer verbalement leur amour. Ses bras qui avaient été cette fois-là réconfortants, n'étaient à présent qu'un champ miné qu'elle n'approchait plus. Trop dangereux.

Pourtant, elle aimait des personnes, elle aimait son père, même si elle était consciente de la dangerosité de ses sentiments pour lui alors qu'il était à la tête des Prayers, il aimait Luka Gilmore mais souffrait de ne pas être la fille qu'elle avait perdu, de ne pas être parfois à la hauteur de ce qu'elle pensait devoir être pour elle. Les autres, elle les appréciait mais ne pouvait s'ouvrir totalement à eux. Tom, Eleonore etc ... Et pourtant Tom, elle l'aimait à sa manière, avec cette affection qu'elle éprouvait pour lui, sans jamais l'exprimer ni le ressentir. C'était des mots avant d'être des émotions. C'était une amitié sincère.

Je t'avais dit de ne pas me juger trop vite, soupira-t-elle en penchant la tête sur le côté. Y'a des pots de 5L en promo, ca vaut le coup, je t'en prendrai quelqu'un.

India lui adressa un demi-sourire avant de concentrer sur son appareil. Elle finit par lui demander de ne pas débarquer pour une soirée au Royal comme un vampire. L'expression choquée qu'il eut, lui fit lâcher un rire, murmurant avec un léger mouvement de tête:

Pas de paillettes, surtout pas.

Malgré l'hilarité qu'ils eurent, ils parvinrent tout de même à avoir un moment de sérieux, où la jeune femme tentait de lui faire comprendre les difficultés qu'elle avait à être en contact avec des hommes. Il y avait de quoi plomber l'ambiance. Le russe parvint à trouver les mots pour que l'atmosphère ne soit pas cassée à cause de ses paroles. India se lança dans une attaque de popcorn qui finit par se transformer en un lancé pour viser la bouche du blondinet. Sergeï cherchait à la convaincre qu'il serait là pour servir et non pour profiter de la compagnie de jeunes femmes. Le regard suspicieux qu'elle lui lança le poussa certainement à ajouter que Sofia serait la garantie de sa servitude. Elle ne put s'empêcher de rire en l'imaginant malmené par une bande de femmes.

Si tu le vends comme ca ... Je me laisse le temps de réfléchir et je te dirai, lança-t-elle songeuse, regardant en l'air.

L'Unbroken n'avait pourtant pas encore dit oui, car si elle devait inviter des amies, elle allait vite se retrouver limiter. Le nombre d'amis qu'elle avait se compte sur les doigts de la main, montrant qu'elle ne s'ouvrait pas beaucoup aux autres. Habituée à être avec des adultes, elle n'avait pas beaucoup de connaissances, d'amis de son âge en dehors de Tom, Eleonore qui avait leur âge, Naomi... Ce serait admettre en acceptant qu'elle avait beaucoup de contact, de connaissances mais peu avait pu passer les barrières mises par la jeune Phillmore.

Le sujet dévia sur l'entrée de drogues et autres produits illégaux dans une école. Vu la tête qu'il fit, India se rendit compte qu'elle avait mal compris ses mots et il rectifia, en lui expliquant que ce n'était pas à Downfall mais en Russie que cela s'était produit. Haussant un sourcil, cela les ramener au début de la soirée sur l'état des autres villes du monde.

Ah ok, donc on a vraiment rien à envier aux autres villes, conclut-elle.

Il lui apprit que pour Downfall, ils avaient dû casser quelques bras pour se faire accepter. Il y avait certainement eu quelques bras cassés à cause d'incompréhension. Leur situation avait été vraiment difficile mais aujourd'hui, le jeune homme s'en sortait plutôt bien. India ne saura pas vraiment qui avait introduit les drogues au lycée, le mystère n'était toujours pas résolu entre les Forsaken Dragons, les Prayers et les freelances qui tentaient leur chance.

Après avoir goûté au whisky, constatant qu'elle n'avait pas envie de boire cet alcool qui la renvoyait à des soirées peu joyeuses, elle demanda au russe de lui tendre son verre afin de verser le liquide dans le sien. Il ne put s'empêcher de rire de cette action, lui autorisant de se servir ce dont elle avait envie.

Mais pas l'inverse, souffla-t-elle malicieuse avant de s'intéresser aux bouteilles près du téléviseur, s'écaffant à l'idée de remonter assise, sur les fesses tout en gardant la tête haute. Tu m'intéresses mais tu es vil et fourbe à trouver des solutions pour me pousser à consommer ! Je vais perdre définitivement ma dignité ce soir.

Le sourire mutin, elle se retourna pour choisir une bouteille de rhum, s'assurant qu'elle soit déjà ouverte. La jeune femme plaisantait et se doutait qu'il n'allait pas la pousser à consommer, même s'il y avait toujours une part de doute, une méfiance qui persistait, un sensation d'être sur le qui-vive malgré l'attitude du jeune homme qui avait tout fait pour la mettre à l'aise. India s'amusait et n'avait pas envie de penser à cela. Elle buvait non pour oublier mais parce qu'elle passait un moment agréable en bonne compagnie. Étrange et elle avait peur de s'y habituer. Mais si ce n'était qu'une façon pour lui de l'atteindre et de lui faire du mal ? Cette idée lui comprima l'estomac. Le russe s'était levé à son tour, ramassant les popcorns qui n'atterrirent pas dans sa bouche (presque tous en quelques sortes) avant de se diriger vers la salle de bain. Il lui expliqua les choses qu'il ne savait pas faire, se comparant à elle sur l'intelligence. Haussant un sourcil, plissant légèrement les yeux, elle ne resta pas longtemps ainsi l'entendant dire que sa carrière de strip-teaseurs était foutu. Elle voulut lui dire que l'intelligence était quelque chose de large et qu'il était bien plus intelligent que d'autres qui avaient mangés des livres toute leur vie. Les lycéens qui étaient bons, n'avaient qu'une bonne mémoire mais lui était débrouillard, réactif et possédait bien des talents mais India attaqua par un autre front sa réponse.

Je suis sûre que certaine se damnerait pour toucher tes futures cicatrices, commença-t-elle à dire alors qu'il se dirigeait dans le couloir. Je te préviens que je les tue si elles touchent alors qu'il y a encore les points.

Elle s'était penchée légèrement pour le voir disparaître dans la salle de bain. La jeune femme trempa les lèvres dans son verre qui gardait un léger goût de whisky que le rhum remplacerait rapidement. Elle en profita pour remplir le verre du blond du whisky qui traînait non loin. India piocha quelques bonbons avant de se diriger pieds nus vers l'interrupteur pour allumer la lumière, la nuit s'étant installée sur la ville. Vu qu'ils ne regardaient plus le film, la lumière de les dérangerait pas. Elle en profita pour regarder quelques instants à la fenêtre, se dégourdissant les jambes par la même occasion, sentant sa tête légèrement tourner. Le téléphone du russe vibra, recevant certainement des messages. Lorsqu'il revint, elle lui annonça qu'il avait des message, le regardant sans un mot chercher du matériel, comprenant qu'ils avaient un piano. Son verre contre elle, elle resta sans voix lorsqu'il se posa à côté du canapé et qu'il lui expliqua comment il avait appris à jouer du piano. Il la taquina à nouveau au sujet de ses talons alors qu'elle n'avait jamais entendu une seule note de musique sortir de l'appartement du dessous. Elle se rapprocha de lui, pour s'asseoir sur l'accoudoir, les pieds sur le canapé afin de ne pas perdre une miette de ce qu'il allait jouer. A sa question si elle savait jouer, elle lui fit un signe de tête ajoutant:

Mise à part des talons, non.

Sergeï lui demanda s'il connaissait ce qui devait être un groupe de musique ou alors un film, elle fit un mouvement de tête. Elle se pencha pour couper le son de la télévision afin de permettre au musicien de jouer sans être dérangé, manquant de tomber du canapé dans cette action. Les premières notes apparurent mais cela ne lui parlait pas, dans un murmure, elle lui demanda de continuer afin de jouer le morceau jusqu'au bout. Enchaînant sur un autre morceau, elle réfléchit un moment avant d'avoir une expression sur le visage qui semblait reconnaître mais il faudrait que le russe lui rappelle le titre. Il enchaîna sur un troisième morceau qu'elle avait déjà entendu. Pendant tout ce temps, elle alternait les moments où elle regardait ses doigts filer sur les touches avec une certaine grâce et les moments où elle le regardait lui, un sourire léger sur les lèvres.

C'est pas une guitare d'habitude ? Demanda-t-elle songeuse après avoir pris une gorgée de son verre de rhum, récupérant le verre du russe pour lui tendre afin qu'il boive une gorgée à son tour, l'alcool semblant ne pas atteindre sa dextérité alors qu'elle aurait été incapable de faire quelque chose après tous les verres qu'il avait ingurgité. Et c'est comme ça que tu séduis les demoiselles en détresse ?


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Sergeï Vasiliev
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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptyLun 21 Oct - 4:19

Twilight@India Phillmore et Sergeï VasilievUn haussement des sourcils et un large sourire répondirent à la dernière réplique de Jodie qui ne bougeait pas de sa position, que l’amour était une faiblesse et surtout à Downfall. Avec un raisonnement comme ça, il ne fallait pas s’étonner des promotions sur les 5 litres de super colle. Sergeï laissa son sourire inviter sa voisine à en faire une bonne réserve, préférant discuter de leurs plans de sorties et la laisser douter de sa capacité à porter autre chose que des jeans troués.

- Je fais petits boulots à Florence parfois, j’ai un veston sans paillettes, t’inquiète pas.

Il y avait même une cravate quelque part, sans doute s’il fouillait dans les accessoires de sa sœur qui pillait sans aucune honte ce qui lui plaisait dans son côté de penderie mais remettait rarement ses affaires à leur place initiale après usage. Parlant de Sofia, sa jumelle semblait être un élément-clé pour décider Jodie à sortir au Millenium; après tout les amies Blackened de Sergeï étaient également celles de la russe, et elle aurait de toute manière très mal pris de ne pas être invitée.

- Je vais commencer tout de suite à soudoyer le gérant pour un salon. Il refusera pas à son meilleur barman sur appel.

Ça avait quelques avantages de travailler un peu partout, et de ne jamais refuser quand quelqu’un était à court d’un employé à la dernière minute. Évidemment s’il avait déjà un engagement, il refusait et en expliquait les raisons, ne se désistant jamais d’une parole donnée même si ce qu’on lui proposait était plus payant. Au moins ça indiquait qu’il ne faisait pas faux bond une fois qu’il avait promis d’être présent, la fiabilité valait son pesant d’or.

Sergeï eut un mouvement de tête mitigé à la conclusion que Downfall n’avait rien à envier aux autres villes du monde. Il se demanda encore si ses explications étaient trop simples pour bien s’exprimer. Il pourrait expliquer à Jodie que sa jumelle et lui avaient été les élèves toujours borderline du système scolaire russe, les exceptions, alors que les autres avaient papa maman à la maison qui les aidaient dans leurs devoirs et leur faisaient de jolies petites boîtes à lunch chaque jour en les amenant par la main à l’école… Est-ce que ça serait vraiment constructif d’avoir cette discussion? Non. C’était plus intéressant de pousser Jodie à dévoiler les vices (probablement inexistants) d’une fille aussi sage qu’elle.

- Tu peux pas faire pire que moi en train de douiller sur ta table de cuisine question dignité. Je te jugerai pas. Je dirais que chocolat est un de tes vices?

Les vices, les talents, même combat! Avant de disparaître dans la salle de bain, le russe fit passer les popcorn dans sa main gauche, pour soulever un pan de son chandail et dévoiler la cicatrice recousue par les bons soins de Jodie. Il avait enlevé le pansement depuis deux jours, une certaine rougeur était encore visible, tout comme les points. C’était du joli travail quand même, compte tenu de l’emplacement et surtout de l’heure à laquelle la médecin en herbe avait effectué ce petit miracle.

- Je vais écrire: propriété de Jodie Carter juste au-dessus, ça te va?

Il lui tira la langue avant de disparaître, laissant à Jodie tout le loisir de fureter dans l’appartement et choisir l’alcool qui lui conviendrait davantage que du whisky. À son retour dans le salon, Sergeï avait haussé les épaules à la mention des notifications sur son téléphone, persuadé que c’était encore et toujours sa jumelle qui l’embêtait. Il fallait qu’elle se trouve un mec bon Dieu!

Contrairement à ce que son accoutrement et sa dégaine générale pouvaient laisser penser, Sergeï se tenait bien droit pour jouer, coudes légèrement repliés, doigts arrondis, signe qu’il avait appris de la manière classique, et non comme ces pianistes sur YouTube qui avaient le nez collé sur les touches ou qui se dandinaient bizarrement pour donner un faux effet émotif. L’émotion passait dans les doigts, dans l’intensité du geste, dans la douceur ou la fureur communiquées aux notes, c’était une question d’âme et non de tortillements insensés. M’enfin, il avait appris avec une mégère stricte et sévère, chacun sa philosophie! Un petit sourire aux lèvres, il répondit à toutes les demandes de sa voisine, jouant la première pièce au complet, donnant le titre et le film d’où la seconde était tirée, et ne dissimulant pas qu’il avait bien du plaisir à jouer la dernière, répondant par une petite moue boudeuse à la question sur la guitare, n’interrompant pas la valse de ses doigts sur les touches.

- Mais le piano c’est tellement plus gay! Balalaïka je sais mais ça sonne comme chiotte, grand-mère savait pas guitare. Et puis, elle ne jurait que par Pyotr Ilyich Tchaikovsky. Jodie eut droit à un extrait du Lac des Cygnes avant que Sergeï ne s’interrompe pour accepter son verre si gentiment approché et en boire une gorgée, verre qui se trouva ensuite déposé sur un coin du clavier, pour laisser ses doigts courir sur les notes de Your Song, de Elton John. Faudrait juste que je trouve quelqu’un qui vend sa guitare et essayer. Ça doit pas être sorcier. Mais à part Sofia évidemment, tu es seule de la ville à savoir que je joue piano, et tu es pas demoiselle en détresse. Si tu étais en détresse, je serais idiot de te jouer piano au lieu aider.

Il avait compris le sens des paroles de Jodie, non mais il était pas SI con que ça, mais c’était beaucoup plus fun de la prendre au pied de la lettre et éviter toute insinuation de tentative de séduction. Il savait déjà qu’il n’avait pas de chances avec Jodie, alors le piano était davantage pour s’amuser qu’autre chose. Il s’interrompit pour se tourner à demi vers sa voisine, avec un petit mouvement de tête vers le clavier.

- Tu veux essayer? C’est plus facile que ça en a l’air. Et pas de coups de règle pour toi promis.

Pour la tenter bien sûr, le russe pianota les premières notes de Yesterday des Beatles de la main droite, facile comme tout, tout en reprenant son verre d’alcool de la gauche.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptyMar 22 Oct - 22:05




Twilight




Et elle lui achèterait les pots qu'il faut. Il lui paraissait étrange de constater que le blond était un être plus sensible qu'il ne montrait. Quoique, ce n'était pas tellement vrai, d'un côté, il montrait une certaine amoralité, de l'autre, il avait le cœur sur la main. Il séparait pourtant les deux mondes dans lesquels il était, celui capable de faire un travail qui pouvait salir ses mains et celui où il se montrait affectueux. Lequel croire ? Pouvait-elle seulement arriver à croire que les deux pouvaient fonctionner ensemble chez une même personne ? Quand verra-t-elle le visage sombre de ce jeune homme capable du meilleur comme du pire ? S’il prétendait avoir trouvé sa place, sa maison ici, c’était que le visage qu’il lui montrait aujourd’hui n’était qu’une façade. Un relent acide de méfiance la fit déglutir avec difficulté alors perdue pendant quelques secondes dans ses pensées.

Il lui apprit qu'il possédait les vêtements nécessaires pour une soirée dans ce genre. Elle était curieuse de voir ce que cela donnerait. En guise de réponse, la jeune femme lui adressa un mouvement de tête avec un sourire en coin. Et c'était encore plus fou qu'il ait réussi à lui faire presque accepter une soirée dans une boîte de nuit. Il lui apprit qu'en plus d'avoir eu l'occasion de faire quelques soirées à Florence pour de l'argent, Sergeï avait déjà travaillé au Millenium, et semblait s'en sortir haut la main pour prétendre qu'il était le meilleur barman. Baratineur, pensa-t-elle un sourire en coin.

Et s'il refuse, tu me dis, je lui pète les deux jambes, lâcha-t-elle en frappant son poing dans sa main, le regard dur mais peu crédible.

Comme si elle pouvait. La discussion finit par aller vers un malentendu que le russe rectifia sans difficulté et India pensa sincèrement que Downfall n'avait rien à envier des autres villes. Parce que la violence était partout et notamment dans le cœur des hommes. Il était plus facile d'agir violemment que d'agir par amour. Et quand on pensait comme la jeune femme, il n'était pas difficile de comprendre que l'Unbroken ne laissait pas de place à un sentiment comme celui-ci. À tout moment, il pouvait y avoir une trahison et s'en était fini. Dans ses pensées, la jeune femme ne capta pas la réaction peu convaincue de Sergeï qui n'ajouta rien.

Prenant la direction des autres bouteilles d'alcool que les Vasiliev avait dans leur appartement, la jeune Phillmore craignait pour sa dignité et la réponse de son voisin fut sans appel : comparé à ce qu'il avait enduré sur la table de sa salle à manger, sa dignité ne serait pas atteinte. Parlait-il des larmes qu'il avait versées en silence, supportant la douleur ? Il y avait un monde entre être ivre et perdre le contrôle et supporter la douleur de se faire recoudre à vif (et être ivre, parce qu'il avait dû l'être, alors que ce soir, il était dans un état qui paraissait normal malgré les nombreux verres).

C'est ... C'est pas pareil. Attends, tu as fouillé dans mes placards ?

Comment pouvait-il savoir qu'elle aimait le chocolat ? Avait-il vu les nombreuses tablettes de chocolat et autres cochonneries qui traînaient dans la cuisine ? Elle lui lança un regard suspicieux, cherchant à comprendre ce qui avait pu lui mettre la puce à l'oreille. Certes, elle avait ramené une tablette mais était-ce suffisant ?

Il finit par lever une partie de son haut pour lui montrer sa cicatrice laissée à l'air depuis certainement quelques jours. La lumière n'était pas assez importante pour voir s'il y avait un souci mais Sergeï était assez intelligente pour lui faire part d'une couleur anormale sur sa plaie. Le commentaire qu'il fit, la fit ricaner, imaginant le russe aller se faire tatouer cette inscription sous la cicatrice.

Hum, Ca me va, et puis ça t'ira plutôt bien même, avec une belle calligraphie mais attention, les gens risquent de penser que tu m'appartiens et ce n'est pas dans mon intention de te réduire tes chances avec la gent féminine ou masculine.

Mais l'idée dans l'esprit peu censé de la jeune femme était plaisante même si elle ne l'admettrait pas. Et puis toutes paroles prononcées après quelques verres devenaient toujours des idées qu'il fallait faire à tout prix tant cela montrait qu'elle venait par pur bon sens et par logique.

Il partit dans la salle de bain, tandis que la jeune femme allumait la lumière et se dégourdissait les jambes dans le salon. Il revint avec un vieux piano, lui faisant découvrir un talent qu'il semblait n'avoir jamais révélé en dehors de son cercle privé, c'est-à-dire, sa sœur. India fut surprise qu'il lui dise cela, l'invitant inconscient à entrer dans ce cercle intime. Peut-être était-ce le hasard ou disait-il simplement cela pour la rendre spécial alors que ce n'était qu'un subterfuge.

Tu loupes juste de belles occasions, tu sais, à garder ce talent secret.

Sa grand-mère lui avait appris à jouer du piano, ne connaissant pas d'autres instruments. Le nom qu'il lui donna ne lui parla pas même si Tchaikovsky lui parlait. Le morceau qu'il joua lui rappela la musique qu'Abby, sa gouvernante, mettait parfois quand elle la gardait, lui racontant par la même occasion l'histoire autour de ces morceaux. Le souvenir voila quelques instants son regard, se remémorant les tendres moments qu'elle lui avait apporté, regrettant d'avoir perdu une femme comme elle dans sa vie. Elle était payée à s'occuper d'elle mais elle avait tant fait.

Tandis que Sergeï jouait un morceau dont l’air lui parlait, il lui expliqua qu'il devrait se mettre à chercher quelqu'un en possession d'une pour tenter d’en jouer. Sortant de son égarement, une pensée lui revint qui ne l’avait pas fait réagir quelques secondes plus tôt alors qu’il lui avait demandé si elle savait jouer d’un instrument. Officiellement non mais elle avait reçu un apprentissage musical ou du moins, une tentative. India renâcla à l’idée qu’elle ne soit pas une demoiselle en détresse.

Non, moi je suis perdue, c’est différent, lâcha-t-elle avant de reprendre pour repartir sur un autre sujet, pas à l’aise avec l’idée de partir sur ce sujet qui entrainement des confidences qu’elle n’était pas prête à faire. Mon oncle m'avait fait prendre des cours de guitare à une époque, mais je préférais aller faire du shopping. Ça a duré jusqu'à ce qu'il se rende compte que je ne savais toujours pas jouer un morceau. Pauvre Syd, je le faisais tourner en bourrique mais il était payé à me tenir compagnie. Je regarderai si je l'ai encore, mais faut que je passe chez … chez mon oncle, c'est une guitare toute simple, tu n’iras pas très loin si ça te plaît. Dis-toi, que le gars était un DJ franchement bon et je l'obligeai à me faire entrer à ses soirées ... Et je ne sais même pas pourquoi je te dis ça. Tu es traître, ajoute-t-elle en s'adressant à son verre avant d’en reprendre une gorgée en secouant légèrement la tête, les sourcils froncés.

La proposition de s'essayer au piano la fit hésiter quelques secondes, car cela voudrait dire briser la distance qu'il avait naturellement imposé avec une peluche en début de soirée. Ses yeux verts se posèrent sur la main qui continuait de jouer. Elle termina son verre, retournant s'en servir un autre pour se donner un peu de courage, lui demandant de laisser place à l'artiste. Une fois à sa hauteur, elle s'aperçut que le banc n'était que pour une seule personne. Sans demander son reste, Sergeï lui laissa la place pour qu'elle puisse s'asseoir, alors qu'il restait à côté d'elle, ses genoux à terre. Il était suffisamment grand pour ne pas être gêné. Ils n'avaient jamais été aussi proches en dehors de leur première rencontre et du cours de couture de la semaine dernière. Elle pouvait apercevoir ses traits fins, ses pommettes saillantes, son regard bleu, il était plaisant à voir mais ce n'était pas le genre d'homme qui attirait son attention, bien qu'aucun n'ait réussi à atteindre sa curiosité depuis bien longtemps.

Il appuya sur les premières notes et quand ce fut à son tour, elle rit silencieusement alors que ses doigts se posèrent sur le clavier pour reproduire ses gestes. C'est ainsi qu'il lui apprit le début d'un morceau bien connu malgré qu'elle n'ait pas le sens du rythme ni l'oreille musicale. Le moment d'échange était accompagné de verres d'alcool, de rires et de conseils de la part du russe. La simplicité de cette soirée, sans ambiguïté, sans prise de tête, malgré les résidus d'une méfiance à peine palpable mais encore présente, faisait un bien fou à la jeune femme qui n'était pas encore prête à lâcher prise avec ce jeune homme qu'elle ne pouvait plus considérer comme un simple voisin et encore moins comme un inconnu. India s'arrêta un moment pour regarder le blondinet à côté d'elle, songeuse.

Je peux te faire confiance ? Finit-elle par lui demander dans un murmure, comme si elle allait le mettre dans la confidence mais sans rien ajouter en plus.


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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptyMer 23 Oct - 3:26

Twilight@India Phillmore et Sergeï VasilievIl imaginait déjà Jodie tenter d’en découdre contre l’armoire à glace qu’était son contact au Millenium. Penchant la tête sur le côté, une petite moue pincée au bout des lèvres, il regarda les biceps tout fins de la jeune femme, aucunement convaincu de sa dangerosité, barre de fer dans le coffre de sa voiture ou pas. Après trois coups elle aurait du mal à soulever son arme de fortune. Sergeï préféra ne rien dire sinon afficher un sourire en coin et passer au sujet suivant.

Dignité et chocolat. Sa dignité, il lui avait dit adieu depuis belle lurette pour être honnête, c’était aussi bien de se débarrasser de ce truc encombrant, ça laissait plus de liberté et de marge de manœuvre, tout comme baisser sa morale de plusieurs échelons. Sauf que bon, être à demi crevé sur la table de la cuisine de la voisine du dessus, pas assez ivre pour ne pas avoir mal ou oublier cet épisode, disons que ça ne figurerait pas dans son album-souvenir des meilleurs moments de sa vie. Sergeï secoua la tête en rigolant, et afficha un air angélique à l’accusation d’avoir fouillé chez Jodie.

- C’était pas moment glorieux pour moi. Et tu sais, quand on cherche fuite d’eau et qu’il faut suivre le tuyau qui traverse les armoires… on découvre des choses. Je dirai rien sur le kit de Sexy French Maid que tu caches dans ta penderie, promis.

Possibilités que Jodie ait un tel item affriolant dans sa garde-robe: le zéro absolu, c’était pour ça qu’il avait balancé cette réplique. La nécessité l’avait amené à repérer les confiseries dans les placards, mais il avait lancé le soupçon sur le vice au hasard, ne sachant pas si c’était Lily ou Jodie qui était la dent sucrée (ou les deux). Maintenant il avait la confirmation que c’était Jodie, rien qu’à voir son air suspicieux. Mieux valait pour lui de s’éclipser.

Ah s’il ne risquait pas de se causer une infection en faisant l’idiot, il aurait bien cherché un feutre pour attribuer la propriété de sa jolie cicatrice à Jodie, rien que pour se payer sa tête un peu. Mais il allait être sage, déjà qu’il faisait gaffe de ne pas frotter lorsqu’il prenait sa douche, épongeant doucement l’eau ensuite, et que Sofia le menaçait de lui verser une bouteille de désinfectant dessus s’il ne faisait pas attention. Ne pas tenter la malchance. Et puis s’il devait rester enfermé ici une semaine de plus parce qu’il avait voulu rigoler, il allait l’avoir mauvaise. Alors il se contenta de rire à la réponse de sa couturière et de ressortir plus tard de la salle de bain sans avoir mené l’idée plus loin que le simple projet.

Le piano sembla particulièrement intéresser Jodie à voir comment elle s’était rapprochée et installée pour le voir jouer. Il n’avait pas eu d’auditoire depuis… depuis la Russie, mais il ne pouvait pas se souvenir du dernier cours de piano qu’il avait eu ni quand il avait eu lieu. Les jumeaux étaient rarement intéressés à entendre jouer l’autre quand il ou elle s’installait au piano, en plus des écouteurs pour ne pas embêter les voisins pendant des heures. Ses doigts continuant de parcourir les touches de plastique blanc du vieux clavier qui ne tiendrait pas des années encore, Sergeï eut un petit rire sarcastique suite à la mention de ce talent conservé bien secret et d’opportunités ratées.

- Occasions de me faire demander de jouer foutues chansons traditionnelles russes, parce que je suis russe? Non merci. Je préfère jouer dix fois de suite Moonlight Sonata 3e mouvement de Beethoven que Katyusha ou Dorogoy dlinnoyu. Il n’y a pas beaucoup de gens ici qui connaissent ou apprécient musique.

Il ne voulait pas insulter Jodie, et il lui adressa un gentil sourire et un clin d’œil pour lui signifier qu’il ne la visait pas personnellement et poursuivit la pièce d’Elton John, il aimait bien le côté léger et un peu aérien de cet air, en plus d’être facile à jouer. Il tourna la tête en direction de la jeune femme qui s’affirmait perdue plutôt qu’en détresse, et malgré son petit froncement de sourcils interrogateur, elle ne semblait pas disposée à répondre et développer davantage. Elle enchaîna plutôt sur les quelques leçons de guitare qu’elle avait eues, qui semblaient davantage à un prétexte pour passer du temps avec un pote ou intérêt amoureux que pour l’apprentissage. Taquin, le russe ne retint pas la question qui lui brûlait les lèvres, après mentionner à Jodie de ne pas se donner la peine de retourner chez un oncle qu’elle ne semblait définitivement pas avoir envie de revoir.

- Je pensais plutôt à guitare électrique. Et le DJ, c’est devenu un petit ami au lieu du professeur? Plus vieux, tatoué et bad boy?

Ben il avait bien écouté tout à l’heure hein, Jodie ne pourrait pas lui reprocher de ne pas prêter oreille à ses paroles! Tout comme il continuait de respecter son besoin d’espace et de limiter tout contact physique avec elle, lui cédant sans hésiter sa place sur le banc faisant face au piano. Il se rapprocha la bouteille de whisky, posée sur le sol sous le clavier, son verre à côté pour rester à portée de main. D’accord, Jodie était nulle et ne semblait pas vraiment avoir l’oreille musicale, mais les fous rires qu’ils échangèrent en valaient largement la peine. Sergeï se vit même contraint de chanter les paroles de Yesterday pour essayer de faire suivre un peu son élève improvisée, permettant à la jeune femme de l’entendre avec un accent beaucoup plus effacé, parce qu’il faisait un réel effort d’élocution contrairement au reste du temps.

Il tourna la tête vers elle lorsqu’elle s’arrêta, croisant ce regard vert posé de manière si énigmatique sur lui, son sourire disparaissant lentement mais réapparaissant suite à cette question à laquelle il ne s’attendait pas. Jodie était ivre. Le russe resta à genoux mais descendit d’une tête en s’asseyant sur ses talons, le visage relevé vers l’auteure de cette bien étrange interrogation.

- Tout le monde va te répondre oui à cette question. C’est à toi de décider si tu as envie de me faire confiance. Quel mal je pourrais te faire qu’on t’a pas déjà fait? On m’a tout fait, à part me tuer mais tu as vu que parfois ça tenait pas à grand-chose… alors… j’ai décidé de prendre les gens comme ils étaient. Arrêter de bouffer mon énergie à me méfier et profiter de chaque moment à la place. Ce qui a à arriver, ça arrivera peu importe le nombre de fois qu’on regardera par-dessus notre épaule. Moi je t’aime bien, le reste est entre tes mains.

Normalement ça serait là que le mec se rapprochait pour embrasser la fille, en tout cas dans les films à l’eau de rose que Jodie avait avoué avoir adoré pendant son adolescence. Mais ce n’était pas son genre de films à lui, et il n’avait pas non plus l’envie d’embrasser Jodie; elle avait beaucoup trop bu déjà, et elle lui foutrait une baffe ensuite, et ultimement il préférait faire mentir sa sœur qui était persuadée de la finalité de cette soirée. Alors Sergeï allongea la main pour appuyer brièvement le bout de son index sur le bout du nez de la jeune femme, seul contact de la soirée qu’il se permettait, avec un sourire malicieux et fier de son coup. Et il se releva, utilisant l’accoudoir du canapé pour se hisser sur ses longues jambes, une brève grimace parcourant son visage alors qu’il frottait ses genoux un peu endoloris d’être restés si longtemps plaqués au sol.

- Encore trois verres et ça va commencer à vaguer pour moi. Je te raccompagne jusqu’à ta porte? Je crois qu’on en a assez pour ce soir, on regardera les autres films une autre fois. Et ton Princess Bride.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Twilight   [Terminé] Twilight - Page 2 EmptyMer 23 Oct - 17:47




Twilight




Elle ne ferait pas de mal physiquement à une personne mais en ce qui concernait son réseau qu’elle mettait progressivement en place, s’il n’arrivait pas à réserver un espace, recueillir des informations pour le faire céder serait envisageable. Ils avaient tous quelque chose à cacher. Une autre approche probablement plus efficace que de lui péter les deux jambes mais elle se garda de le dire, ne comprenant même pas comment elle en était arrivée à penser cela. Sergeï lui apprit comment il avait réussi à déduire qu’elle aimait le chocolat. Des fuites, l’appartement en avait eu quelqu’une et le russe était venu plusieurs fois à la rescousse, cherchant son origine. Il était allé à la pêche aux informations et India avait couru pour ne pas dire foncer lui mettant ainsi la puce à l’oreille. Elle allait lui lancer un autre regard suspicieux quand il affirmait être prêt à garder le silence sur une tenue cachée dans sa penderie. Elle gloussa à l’idée d’avoir un ensemble pareil, comprenant ainsi qu’il n’avait pas eu l’occasion de fureter dans sa chambre. La jeune femme secoua la tête, soupirant pour conclure sa remarque.

Le piano installé, la jeune femme exprima l’idée qu’en plus de sa personnalité agréable, même si elle ne l’avait pas dit ainsi, il pourrait jouer quelques morceaux pour plaire à la galerie. Combien de personne pourrait être séduite par sa musique, qu’importe si elle soit classique ou moderne ? Elle aurait pu rectifier pour lui faire comprendre ses mots mais au fond d’elle India ressentait une certaine satisfaction, qu’elle ne comprenait pas, à ce qu’il garde cela pour lui. Les noms qu’il lui donna ne parlaient absolument pas à la jeune femme. Sergeï affirmait une chose qu’elle ne pouvait contredire, du moins en partie. Il y avait peu d’habitants qui devenait des musiciens ou aimer simplement la musique pour en apprécier sa force. Il existait bien des groupes qui jouaient dans des bars, mais Downfall n’était pas connu pour un grand cru d’artistes exceptionnels. Peut-être que les habitants de la ville ne voyaient pas cela comme une priorité au fond.

Sergeï préférait une guitare électrique plutôt qu’une classique, alors la jeune femme haussa d’une épaule en guise de réponse, n’ayant rien à ajouter car la balle était dans son camp à présent. Elle irait chez son père volontiers lui récupérer cette guitare si l’envie lui prenait. Par contre elle ne s’attendait pas du tout à la suite concernant Syd. Elle lâcha un rire franc à l’idée que le russe puisse imaginer le musicien comme un potentiel petit ami. Trop paumé, trop gentil, celui qui se laissait emmerder et qui donnait le sentiment aux autres qu’ils étaient mieux que lui. Un bon gars qui n’avait aucun talent pour choisir ses vêtements, resté dans une mode d’adolescent alors qu’il avait plus de vingt-cinq ans. La réaction qu’India eut, était suffisamment claire pour qu’il n’y ait pas de mot à ajouter mais elle lâcha tout de même :

Lui !? Ah non, pas du tout, c’était une bonne poire. Je ne sais pas ce qu’il est devenu.

Plus vieux, c’était certain, tatoué, peut-être et bad boy tout son opposé. Il faisait partie du passé comme les personnes qui avaient fait un bout de chemin, présent mais pas indispensable pour son avenir. Car après tout, elle n'avait besoin de personne, du moins le croyait-elle à tort.

Le film continuait avancer et était certainement sur sa fin, n'ayant plus que les sous-titres qui pouvaient permette d'avoir une idée de ce qui se disait même si l'action était devenue un peu plus importante, assaisonnée de mièvrerie à vomir. Le cours de musique improvisé avait ce quelque chose d'amusant que la jeune femme ne connaissait pas. Peut-être qu'elle aurait dû être un peu plus assidu quand elle avait eu la chance d'apprendre à jouer de la musique. L'alcool commençait à sérieusement faire son effet et la jeune femme se sentait complètement détendue, oubliant presque par la même occasion les inquiétudes qui la travaillaient concernant le russe. C'était songeuse qu'elle lui demanda si elle pouvait lui confiance, sans savoir quoi attendre comme réponse. Peut-être n'attendait elle rien, peut-être était-elle simplement trop ivre pour comprendre sa propre question. Sergeï reposa un peu ses genoux perdant une tête de hauteur, gardant son sourire. Et elle ne sut si c'était son manque de sobriété ou si les paroles du blond étaient profondes mais elle fut touchée par ses mots, sûrement parce qu'il résonnait en elle comme une évidence. Entre méfiance, crainte et paranoïa, India ne profitait pas d'aucun moment. Mais comment faire ? Comment faisait-il pour ne pas craindre un coup de couteau par une de ses personnes qui s’approchaient de lui ? Elle resta plusieurs secondes à le regarder dans les yeux, laissant une longue inspiration agrémentée de vapeur d’alcool s’échapper.

Ok, lâcha-t-elle perdant son regard vers l'écran qui affichait la page d'accueil du film, suivi d'un dodelinement de la tête.

Elle ne vit le moment où il posa le bout de son doigt sur son nez, ne réagissant que quelques secondes trop tard, ankylosé par les verres de rhum. Elle recula en envoyant la main pour écarter la sienne, secouant légèrement la tête mais elle était déjà trop loin pour l’atteindre. Il se redressa, massant ses genoux tout en admettant que s'il continuait, il finirait par être ivre. À ce stade, India serait soit en train de vomir, soit en train de dormir sur le canapé. La soirée prenait fin et le russe lui proposait de la ramener jusqu'à sa porte, lui proposant aussi de continuer de voir les films une prochain fois, ajoutant à la liste, son film préféré. Elle hocha de la tête pour lui confirmer qu’elle était d’accord avec cela.

Non, c'est bon, j'ai ta technique pour rentrer, répondit-elle d'une voix pâteuse, le renvoyant à user de ses fesses pour monter les escaliers si cela devenait trop compliqué. Elle se leva du tabouret, sentant que tout tournait autour d’elle, s’appuyant sur le piano encore allumé, jouant une note sinistre. Ooh, gémit-t-elle, c'étaient trois verres de trop pour moi. Ça va, je gère, je gère.

Elle prit une profonde inspiration, retrouvant son téléphone posé sur la table basse, ramassant ses chaussures sur le sol, préférant rester pied nus plutôt que prendre le risque de se fouler la cheville, elle fit un dernier tour des lieux pour s’assurer n’avoir rien oublié mais oubliant bien évidemment son plateau. Elle se dirigea vers la porte d’entrée et une fois dehors, elle se retourna pour saluer Sergeï.

À bientôt, lâcha-t-elle avec un sourire, et merci pour la soirée, la bouffe et … pour tout en fait. C’était cool.

Impossible de dire plus, elle lui adressa un dernier sourire et se montra bien décidée d’affronter ses escaliers qui ne lui semblaient plus très droits. Heureusement que la rambarde lui permettait de tenir la route et elle parvint à les monter sans trop de difficulté. Une fois chez elle, India se laissa tomber sur le canapé, envoyant un message pour répondre à son amie qui lui posait mille et une question sur sa soirée. Sourire aux lèvres, elle attrapa une couverture qui ne traînait pas loin pour s’endormir en quelques minutes, rejoint rapidement par son animal de compagnie bien décidé à ne pas lâcher sa maîtresse pour le reste de la soirée. Bonjour la gueule de bois du lendemain!


(c)syndrome

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