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 O my enemy. Do I terrify? —

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Moïra C. Nolan
Moïra C. Nolan
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MessageSujet: O my enemy. Do I terrify? —   O my enemy. Do I terrify? — EmptyMer 8 Mai - 22:43






Herr God, Herr Lucifer  
Beware
Beware.


Et voilà qu’elle se retrouve l’impertinente, aujourd’hui mise face à des démons dont elle ne connaissait pas l’identité. Il est vrai qu’elle était la candidate parfaite pour se faire posséder par le diable, mais la réalité était bien différente, elle avait le diable au corps, et bien trop de narcissisme dans le fond de ses yeux pour un jour se laisser déposséder de son identité pour un égotrip diabolique. Pourtant ce soir, quelque chose avait changé. Moïra n’avait jamais été cette virginale créature, aux yeux de biche effarouchée. Elle était toute autre, l’avait toujours été. Et n’avait jamais été du genre à fermer les rideaux de sa chambre, quand elle voyait le voisin l’observer plus que de raison. Au contraire, elle prenait un malin plaisir à passer, et repasser pour lui donner ce qu’il voulait sans jamais lui céder. Car, il la dégoutait, pauvre et laid comme il était.

Toutes ces choses que l’on espère pour les petites filles, Moïra n’en avait jamais voulu. Ou pas de cette manière mièvre et niaise. Ce que l’on voulait pour les petites filles, c’était un monde sans embuche, loin des tentations superficielles, une bonne éducation, et avec un peu de chance une bague aux doigts mises par un époux aimant, qui financièrement apportait stabilité et confort à son foyer pendant que Madame, s’occupait de la marmaille qu’elle avait mise au monde, et avec un peu d’ambitions avait une carrière correct dans une entreprise locale. Tout ceci, toutes ces simagrées, ses émotions, ses relents sentimentaux, ces promesses d’amour éternels n’était que des outils pour dompter l’insolente Moïra. Elle ne se mettrait jamais à genoux face à la promesse d’un jeune amant sans le sous transi d’amour. Elle méritait le monde, et c’était ainsi qu’elle l’avait capricieusement décidé. Tous pourraient essayé de lui prendre cette fierté, de la souiller, de la traiter de la pire des trainées. Elle ne répondrait que fièrement qu’elle était en réalité : La Reine des traînées, et que c’était ainsi qu’elle l’avait capricieusement décidé. Il n’y avait jamais eu beaucoup de lumière dans les yeux de Carmen. Il n’y avait eu cette lueur d’un espoir de jour radieux dans l’innocence d’une vie inoffensive. Et ce soir, la preuve en était, elle avait les mains aussi sales que tous les criminels de la ville, comme son père, comme Aaron Phillmore, comme Kenneth Sheldon, et certainement beaucoup d’autre elle venait de pénétrer dans le groupe fermé des meurtriers, des assassins et des coupe gorge. Elle avait choisi de sentir la vie quitter sa gorge, c’était ainsi qu’elle l’avait décidé. Elle n’avait pas voulu se cacher derrière une arme à feu. Si elle devait tuer, alors autant qu’elle l’accepte. Elle avait toujours assumer tout ce qu’elle faisait, ce n’était pas le moment pour fuir les conséquences de ses responsabilités.

Ainsi avait elle appuyer avec force son ambition de garder les filles de Van Nuys sure et fière de ce qu’elle faisait dans le quartier. Moïra ne voulait plus entendre une seule parole de pitié concernant le groupe de femmes qu’elle menait. Offusquez vous donc! dirait la jeune colombienne. Je n’en ai rien à foutre. continuerait-elle. Était-ce sa faute si les femmes aux foyer avait besoin de s’en tenir au Culte de la domesticité : piété, pureté, soumission et domesticité ? Ainsi se tenait elle sur la terrasse de la suite du Manoir Loukianov. Cigarette au bout des doigts, la main encore tachée de sang, l’éclaboussure d’hémoglobine sur sa joue diaphane, la tache de son crime sur sa robe. Elle regardait, debout, le terrain qui s’étendait sous yeux, expirant la fumée. Moïra avait eu le pouvoir de vie et de mort sur quelqu’un pour la première fois. Un sentiment terrifiant… Mais pour une orgueilleuse narcissique comme elle : troublant, peut être même un peu grisant. Mais l’avouer … ? Elle avait vu à quel point le monde était grand, et à quel point Downfall était au final, petite. Mais … ici, elle était Reine de ce petit monde de crimes, d’excès, de sang et d’argent, franc dans sa malhonnêteté, elle ne pouvait voir Downfall autrement que de cette manière là, la ville avait élevé les pires ordures avec patience, et élève les pires créatures comme Moïra. Et ainsi, se dressait elle sur cette terrasse loin des pensées de vie simple et d’envie d’ailleurs. Non, les escarpins ancré dans la pierre, décidé à dévorer le monde, avec toute l’avidité qui était la sienne. Elle avait terriblement envie d’un verre, mais la terrible paresse de faire ne serait-ce que l’effort de la penser d’aller le servir. Soupir après soupir, tête se balançant d’un côté puis de l’autre, cigarette après cigarette, la jeune femme ne put que se résigner quand Richard apparut lui offrant un verre avant de disparaître aussi rapidement qu’il était arrivé, laissant derrière lui un second verre et de la vodka patientant sagement dans une bouteille en cristal. Elle s’allume une nouvelle cigarette. Elle ne savait pas pourquoi elle ne se décidait pas à se débarrasser des preuves du crime. Faux..

A vrai dire, elle trouvait que cela lui allait à la perfection.



CODE  ϟ VOCIVUS.

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❝ Queen of wildest fantasies.❞ He's rich and I'm wishin', um, he could be my mr yum, delicious to the maximum, chew him up like bubble gum, i'm his pretty party favor, he says i'm his favorite flavor
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Viktor Loukianov
Viktor Loukianov
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MessageSujet: Re: O my enemy. Do I terrify? —   O my enemy. Do I terrify? — EmptyMar 17 Sep - 19:59



O my enemy. Do I terrify?

ft. Moïra


Voilà bien une heure que Bane, en chef de la sécurité zélé juste ce qu'il faut, lui avait téléphoné. Rassurant. Lui affirmant que Mademoiselle avait rejoint le Manoir saine et sauve. Rien d'inhabituel, donc. Aucune raison de presser les clients. Surtout lorsqu'ils sont saoudiens. Pourtant... Bane lui avait demandé à quelle heure il rentrait. Bane ne lui demandait jamais rien. Jamais.

L'air suspicieux de Richard, croisé en cuisine sous une veste jetée à la volée, finit par avoir raison de son calme. Son téléphone hurlait déjà depuis le salon, annonçant la soirée atroce qu'il devrait passer. Ligne sécurisée qui n'était réservée qu'à lui, ne menait qu'à lui ... bref, n'emmerdait que lui. Entièrement attribuée aux chèques à six chiffres qui ne pouvaient se négocier en public ou sur écoute, cette ligne était son lien direct avec les plus gros bonnets de la ville. Sa porte des enfers à lui.

Celui-là s'enquérait des saoudiens. Il jouait pratiquement sa peau. Viktor le rassure. Le bichonne. Vous serez ravi d'apprendre, Monsieur X, que ces messieurs ont accepté. A un prix plus que correct... Ils émettent néanmoins une condition, laquelle est la suivante, tati, tata... C'est toujours un plaisir de faire affaire avec vous... Bonne soirée Monsieur X. La sérénade habituelle.

C'était sans compter Richard qui, ayant quitté ses fourneaux, le toisait depuis l'encadrement de la porte. Lui ne s'en laisserait pas compter. Surtout quand on passe à table.  

- Où est-elle? soupira son patron en raccrochant.
- Dans l'aile ouest, Monsieur. A l'étage.
- Depuis?
- Une heure, Monsieur.

Parfait. Qu'y avait-il de si compliqué à répondre aux questions dans cette maison...
Il monte une bouteille.

Sa peau comme de l'or liquide sous le crépuscule, elle paraît inonder d'une lumière précieuse le moindre recoin du domaine, du quartier et de toute cette ville pourrie. L'ange de Van Nyus. Elle a les mains drôlement sales. C'était donc ce soir que ça s'était passé... Curieusement, son charme n'en était que plus fort. Il fallait croire qu'à partir de demain matin, plus rien ne pourrait l'arrêter.

La vodka lui chauffe la gorge tandis qu'il franchit la baie vitrée. Elle est chaude comme le dernier enfer et son parfum brûle presque autant qu'éblouit son corps. Des doigts déjà ridés se mêlent aux siens. Lui prennent sa cigarette. Sa nuque a un goût de vice. Le goût de cette âme qui est perdue. Ses épaules aussi. Elles ont beaucoup à porter, mais tellement plus à surplomber. Le monde n'est plus au-dessus d'elle, c'est fini ça. A présent il faut passer aux choses sérieuses. Ces choses qui sont forgées par les forts. Et qui durent. Tous les deux, ils seraient dans l'Histoire ou ils ne seraient pas.

C'était un diamant bleu, faufilé entre ses doigts.
Son premier sang.
Elle était prête.  

(c)syndrome

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Touche pas au grisbi salope
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