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 Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Sam 9 Déc - 18:17




the golden age of grotesque

Downfall

Surplombant les émeutes, je me laissais aller à un sentiment de pure satisfaction. La violence déferlait dans les rues de la ville, prenant à la gorge une Mairie de plus en plus difficilement protégée. Le premier sang coula, ôtant tout scrupule aux heurts qui suivirent.

Absorbé par ce spectacle, je ne vis pas la gamine arriver dans mon dos. Le tremblement de la taule sous mes pieds m'arracha à ma contemplation. Mes pupilles dilatées par l'excitation s'arrièrent à celles remplies de peur de mon assaillante. Un étrange de sentiment de déjà-vu me laissa quelques fractions de secondes interdit. Putain, Jodie. Une pure poussé de sadisme contracta mes muscles et égaya mon visage d'un rictus mauvais.

Mais alors que je m'apprêtais à sauter du capot pour partir à la poursuite de cette petite pute, ma jambe fut retenue par une main inconsciente. C'était l'autre connasse de la bagnole. Pas la vieille. La beauté glaciale qui se permettait des airs hautains dans la plus totale méconnaissance de sa faiblesse.
Je lui envoyai mon pied dans la gueule, visant précisément son petit nez de connasse prétentieuse. Puis, d'un bond agile, je descendis du capot et me plantait face à elle. Je la saisis à la mâchoire, la poussant contre la portière. Un épais filet de sang s'écoulait de son nez alors que sa peau se marbrait.

« T'as un problème salope ?! »

Un nouveau sentiment de déjà-vu me saisit alors que nos regards se croisèrent. Les prémisses d'un souvenir ancien émergèrent, m'évoquant une interpellation dont j'avais fait l'objet il y avait de cela quelques années.
Or, l'heure n'était pas à de douces retrouvailles. Je relâchais la nana, mes yeux cherchant la silhouette d'India Phillmore. Cette petite pute allait payer pour son affront.

(c)syndrome


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The secret side of me, I never let you see. I keep it caged but I can't control it. So stay away from me, the beast is ugly. I feel the rage and I just can't hold it. It's scratching on the walls, in the closet, in the halls. It comes awake and I can't control it. Hiding under the bed, in my body, in my head. Why won't somebody come and save me from this, make it end ? I feel it deep within, it's just beneath the skin. I hate what I've become, the nightmare's just begun + I must confess that I feel like a monster

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Sam 9 Déc - 22:32


Event
ft. Les gens

Quelque chose avait foiré. Honnêtement, elle était incapable de dire quoi. Peut-être bien que sa main avait glissé. Ou que ce connard était bien plus stable sur ses appuis qu'elle ne l'aurait cru. Quoiqu'il en soi, au lieu de voir sa gueule d'emmerdeur étalée au sol, c'était elle qui s'était mise à pisser le sang. Ouais, son pied ne l'avait pas raté. Déstabilisée par le choc, elle n'eut pas le temps de réagir lorsqu'il la plaqua contre sa propre caisse -au moins, il était descendu !- pour s'amuser à l'insulter. C'était quelque chose de récurrent depuis qu'elle était là. Elle devait avoir une tête à se faire attraper et défigurer. Mais pour le coup, ce n'est pas tant l'humiliation qui la marqua que cette nouvelle vague de déjà-vu. Sans bandana pour le masquer, le visage cette sous-merde lui asséna un coup supplémentaire. Comme un flash. Comme une claque. Keith. Ce petit connard de Keith. Fouteur de merde et intouchable. S'il était à Downfall, ce n'était sans doute pas par choix. Quoique, vu la mentalité, ça aurait pu. Quoiqu'il en soit, Lily ne l'avait jamais aimé, et ce sentiment était décuplé aujourd'hui. Peut-être parce qu'il avait pourri sa caisse, pété son nez, sali son visage. Ou peut-être parce qu'il apportait avec lui les souvenirs de son père, de sa rancune et son propre échec. Mais finalement, qu'importaient réellement les raisons. Le fait est que plutôt que de profiter de ce moment pour retourner dans sa voiture à côté de l'aristo et se barrer, Lily se baissa doucement et ramassa quelque chose. L'autre conne qui avait flanqué un coup sur sa voiture s'était enfuie comme un gosse apeuré en laissant son joujou derrière elle. Une matraque qui lui serait d'une grande utilité. Aveuglée par un sentiment qui la dépassait complètement, Lily saisit donc cette arme pendant que ce trou du cul fixait l'horizon. Ne jamais attaquer un homme par derrière au risque de jeter le déshonneur sur soi ? Connerie. Keith n'était pas un homme. Et elle n'avait pas d'honneur.  

egotrip






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Heathens
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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Dim 10 Déc - 22:59




The Golden Age of Grotesque

Les Habitants de Downfall



Elle cherchait des terroristes, mais elle trouva autre chose à la place. Non loin d'elle, une femme brune, la petite trentaine, était en  train de se faire malmener par des émeutiers. La Capitaine jura entre ses dents avant de se jeter au coeur de la foule. Elle ne pouvait pas rester insensible face à une agression. Caitlyn était presque arrivé à mi-chemin de la brune quand elle vit celle-ci, en tout cas son bras, se lever et tirer un coup de feu en l'air.

"Merde..."

Une voix féminine demanda à tout le monde de se calmer, mais dans le brouhaha de l'apocalypse ambiante, autant demander à un chien affamé de ne pas toucher à l'os juteux devant lui.

"Police ! Poussez-vous, bon Dieu !"

En jouant des coudes, elle finit par se frayer un chemin près de la brunette, juste au moment où le poing de son agresseur finissait sur son visage. Là, la fliquette vit rouge. Un connard qui osait taper une femme ? Au sol, qui plus est ? Ni une, ni deux, elle attrapa l'agresseur par derrière et le repoussa de toutes ses forces en arrière. Surpris, l'homme bascula à la reverse avant de jeter un regard mauvais à Caitlyn.

"Putain de poulet..." cracha-t-il à Prentiss, qui essayait de réveiller la Belle au Bois Dormant. Et il se jeta sur la flic sans autre forme de procès. Bien sûr, elle aurait dû s'en douter. Esquiver, parer, quelque chose. Surtout qu'il avait sorti un foutu cran d'arrêt avant d'attaquer. Mais dans le bruit ambiant, elle n'avait pas entendu. Elle ne réalisa que lorsque le couteau de l'homme se planta dans son épaule. Heureusement, il ripa sur son omoplate, du moins le pensa-t-elle, car le coup planté se transforma en une longue balafre. Le con avait réussi à planter pile là où le gilet pare-balle ne la couvrait pas.
Délaissant alors la jeune femme encore inconsciente au sol, elle se releva en grimaçant.

"Toi, mon coco, prépare-toi à morfler..."

Elle se jeta sur lui, et après quelques coups et prises bien placés, elle finit par le mettre à terre. Posant un genou sur la tête de l'homme pendant qu'elle lui passait les menottes, elle lui lut ses droits avant qu'il ne se fasse emmener par deux agents qui venaient de la rejoindre.

Finalement, la brune commençait à émerger. Caitlyn s'approcha rapidement d'elle et l'aida à se relever, la soutenant tout en essayant de l'éloigner un peu de la foule.

"Tout va bien, mademoiselle ? Je suis le Capitaine Prentiss, du DPD. Ça va aller ?
Il vous a pas loupée...
"

Le visage de cette femme lui disait quelque chose, mais sur le moment elle ne percuta pas. Ce n'est que quelques minutes plus tard qu'elle réalisa qu'elle venait de porter assistance à l'une des infiltrées de la ville...

(c)syndrome

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Lun 11 Déc - 10:01



EVENT #4.1

A FIGHT SONG


Je replace mon téléphone dans la doublure de ma veste et vérifie que ma voiture se trouve toujours à sa place. Inutile de rester ici, les choses vont empirer, les différents camps qui s'affrontent ont sorti les grands moyens. Je vais forcer un demi-tour et suivre les dégâts de loin.

Le groupe de militants croisé plus tôt a choisi d'entrer dans le café voisin. Décidément, les limites du respectable ont été dépassée depuis longtemps dans la tête de ces excités. C'est sûr, je quitte ma place et me dirige vers le véhicule sans être certain de pouvoir le retirer facilement.

Au milieu des éclats de verre et des cris, un nuage de fumée se répand à l'intérieur de l'établissement. Vraiment ? Je cherche désespérément la présence des forces de l'ordre, faisant un pénible pas vers le lieu en crise avant que des coups de feu n'interrompent ma progression. Eh Malone, n'allons pas caner si bêtement ! Et puis les familles des victimes auront besoin d'un avocat...

Les victimes, à ce propos, hurlent aussi fort que les agresseurs déchainés, mais c'est une seule voix qui se détache du lot. Un gamin. Une gamine, plutôt. Trois ou quatre ans à peine, à terre devant le café, les traits déformés par l'angoisse et la douleur, elle s'égosille désespérément au milieu de l'épais et nocif gaz.
Fait chier.
Je peste et accélère le pas pour l'atteindre, n'ayant aucune idée de l'attitude à adopter. La conduire dans un poste de police, certes, mais clairement pas dans ce quartier.

Arrivé à sa hauteur, j'ai à peine le temps de la soulever que les clients vident le café et s'éparpillent en état de choc. Je protège l'enfant du mieux possible et cherche à distancer tant les terroristes que la foule.
Dans cette fuite maladroite et floue - alors que la gosse contre mon oreille a plus de coffre que La Callas - je percute un couple aveuglé.

{Ruth & Eriyl, si vous voulez ^^}



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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Mar 12 Déc - 0:49

[quote="Ruth O'Connaugh"]


The Golden Age of Grotesque

Event Général


L'onde de choc se fit ressentir jusque dans leur os, laissant légèrement trembler la surface chaude de leur boisson, le son arrivant après les jeux de lumières.

« Politiques. Gangs. Certainement pas au peuple. C’est pas pour rien qu’ils se soulèvent. »

Ruth, fixant la lueur de feu au lointain se demandait avec ironie si Eriyl était certain de vouloir savoir comment cette réunion du centre-ville tournerait. Avec une explosion et une foule de manifestants ayant mérité plus que l'adjectif "d'agité", peu de chances que pour que le café soit aussi épargné. La chimiste fixa le masque posé sur la table, pris d'un sérieux doute en écoutant l'animosité de la manifestation. Coups de feu, violence, boire un café en un moment pareil est sûrement la meilleure des chose à faire si l'on se voue à une provocation se dit Ruth.

Le monde bondant le café d'un coup sort Ruth de sa torpeur méditative. Rester ici n'est pas plus sûr que d'être dehors, mieux vaudrait se hâter de quitter l'endroit « J’aimerai connaitre leur véritables revendications ? Faire de Downfall un état souverain comme le Vatican ou Monaco ? Même en ayant un pied à la mairie je n’arrive pas à cerner le véritable projet du maire. » La rousse tend de nouveau l'oreille, réellement intriguée par ce que son interlocuteur a à apporter comme argument « Et on va pas parler des représentants du peuple, les Unbroken, qui ont une politique et une façon de communiquer très … agressive. »
« En dehors de violences, que possède donc le peuple pour se manifester? » la phrase est dure, et le ton si sciant qu'il aurait pu couper net les pied de la table.
personne n'écoute, ou personne ne veut entendre, là est le coeur du problème.

« Nous aurons peut-être un début de réponse aujourd’hui. Le peuple se soulève face à ses oppresseurs… » Pour le moment, c'est Ruth qui se lève, préssée par un mauvais pressentiment. Il faut partir, c'est une certitude.
Mais ni Ruth, ni personne n'a le temps de bouger. En l'espace d'une seconde le café, sous les bris de glace des vitres s'emplit de fumée blanchâtre, accompagné des sons de coups de feu, dangereusement proches.

Déchirant la nappe d'un geste aussi brutal que la froideur de son regard, elle le sépara en deux mue par l'urgence de la situation, versant son café qu'elle n'avait quasiment pas bu, dessus.
« Ne respire pas les fumés. » cria-t-elle à Eriyl d'une voix neutre en lui tendant le tissu imbibé de liquide, du mieux qu'elle pu dans la confusion générale. Ses yeux commençaient déjà à larmoyer, ce qui était mauvais signe : au mieux, simple bombe lacrymogène, au pire... mieux valait ne pas savoir!
D'une poigne de fer, elle attira le bras d'Eriyl à elle, après avoir noué le foulard de fortune autour de son visage, attrapant le masque avant de s'enfuir. Ca pourrait toujours être utile...

De nouveau, les coups de feu retentissent à l'intérieur du café, intensifiant la panique déjà présente à l'intérieur du lieu. Autant que de les mettre en danger, l'épaisse fumée offrait aussi une protection contre les tireurs, mais pas contre les balles perdues. Une douleur fulgurante perça le biceps de Ruth qui tenta de se retenir de hurler, en vain. La douleur la poussa à l'adrénaline, et elle se mit à courir, entrainant l'homme avec elle. Elle aurait pu laisser se débrouiller son ami, l'abandonner à son sort et aurait peut-être ainsi pu éviter de se faire blesser, mais son intuition lui avait intimé le contraire.

Rapidement dehors, il sortirent à travers les baies vitrés explosées, à coups de meuble, d'armes ou de pur affolement.
Hurlement, cris, les sons fusent, mais parmi tout ce bruit, Ruth distingue clairement la voix d'un enfant, de plus en plus proche. Un détail auquel elle ne prête attention que trop tardivement, trop pressée de s'éloigner du café jusqu'à heurter la source même de ces cris. Pauvre Eryil contraint et malmené...
Elle le reconnait immédiatement, et la chimiste reste interdite, à présent totalement immobile.
« Axel. » la rousse baisse son foulard de protection, pas sûre que Malone ai besoin de ce geste pour la reconnaitre, sa chevelure étant certainement plus reconnaissable que le reste.

Qu'est-ce qu'il fait ici? L'avocat se pose certainement la même question. La douleur dans son bras la rappelle à la raison, gravité de la situation oblige « Mieux vaut ne pas trainer ici... » Elle pose sa main ensanglanté sur le bras de l'autre homme au costume presque impeccable, n'ayant toujours pas lâché l'autre -de toute façon le sort de ce costume était déjà scellé- et les entraine tous plus loin. Le choc et la blessure la gonfle probablement d'adrénaline, qui finiront par trop vite s'estomper.
Il leur faut trouver un refuge, qui leur permette un temps de répit, même court.

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Mar 12 Déc - 15:06

C’est à ne pas y croire. Les rustres de la manifestation font réellement n’importe quoi et Siobhan sent les palpitations de son cœur s’emballer. L’oppression et le risque présent, la solitude aussi, crée une panique certaine chez l’octogénaire. Bien qu’armée d’un petit colt planqué dans osn holster sous sa veste, elle se voit mal s’en servir. Ambroise doit paniquer dans sa voiture et a sans doute déjà alerté la majorité des gardes du corps de la vieille femme. Et malgré tout cela, les précautions et la protection dont elle bénéficie, la O’Mara ne peut fuir de ce marasme violent et agressif. Le sarcasme vole dans la voiture durant un échange entre elle et son chauffeur. La jeune femme brune a l’air assez sombre et parait ne pas réticente à bousculer un peu les passants en colère. Seulement elle est impulsive et s’énerve alors qu’un jeune malotru grimpe sur le capot de sa voiture. « DEGAGE PAUVRE TARE ! Siobhan lève les yeux au ciel mais continue de grincer des dents. Le véhicule bouge de façon peu naturelle à cause du chahut sur le capot. Le dentier de la vieille va finir par se rayer si ça ne s’arrête pas rapidement. Mais c’est quand même une mauvaise idée de sortir … « Je ne crois pas que … » mais c’est trop tard. La pilote est dehors et vient de tirer sur la cheville du garnement. Il lui rend son geste d’un violent coup dans le visage. Siobhan porte ses mains à sa bouche, crispée sur une expression choquée.

Il l’insulte de salope et la dénigre, filant à travers la foule. La O’Mara reprend ses esprits et passe avec difficulté au-dessus du frein à main pour arriver côté conducteur. Elle se remercie d’avoir opté pour un trench-coat ET un pantalon en polyester. « Attendez, » dit-elle en sortant de la voiture, bravant la foule et la violence ambiante. « Qu’allez-vous faire dans ce merdier ? C’est un connard, ne prenez pas le risque de vous voir tuée. » La colère aveugle tout un chacun surtout dans ces moments-là et ce n’est jamais bon.

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Mar 12 Déc - 17:25

La déferlante a surpris le duo alors qu’ils prenaient un café matinal plutôt basique et habituel. Le sac du professeur, planté à ses pieds sous la table, comporte même un vieux bouquin qu’il voulait offrir à son amie. C’était pas prévu et pourtant, tout se passe avec une violence sans nom. Explosions et coups de feu retentissent en même temps que la foule se presse vers le centre-ville. Le peuple gronde, Cleveland à bien intérêt à être au chaud dans sa mairie s’il veut pas être broyé par le rouleau-compresseur en colère qui traverse la ville.
Mais là le danger est partout et quiconque peut être touché par la colère de Downfall. Les tasses à café vacillent dans l’émeute s’étend au café. Les gens paniquent, entrent et sortent en courant. Une épaisse fumée s’immisce dans la bâtisse quand les baies vitrées explosent. Eriyl plonge sa main sous la table et jette son sac sur l’épaule. Ruth est dejà debout en train de triturer la nappe de la table. Le professeur à déjà vécu des émeutes et autres agressions, mais les explosions de plus en plus proches l’ont un peu sonné. Ne respire pas les fumées ! Ruth lui tend un chiffon marron à mettre sur ses voix respiratoire. Il s’exécute puis se laisse trainer entre les gens paniqués après une nouvelle salve de coup de feu. Il essaye de dire à Ruth de faire attention, mais dans le chaos ambiant, c’est impossible qu’elle l’ait entendu. Nez et bouche protégé par une odeur de café, Eriyl lutte pour garder les yeux ouvert malgré les fumigènes. Les larmes coulent sur ses joues jusqu’à se perdre sur son cache-nez.

L’escalade pour sortir est brutale et une fois dehors, ce n’est pas mieux. Les bousculades sont violentes si bien qu’ils heurtent un être plantés là. Le bras toujours emprisonné entre les doigts de Ruth, Eriyl dévisage l’avocat avec stupeur. C’est elle qui le nomme, le trio se connait donc. Eriyl salue du regard son gestionnaire avant de suivre à nouveau sous la contrainte une Ruth plus déterminée que jamais. C'est en marchant d’un pas vif aux côtés d’Axel qu’Eriyl se rend compte qu’il a une petite protégée contre lui. Une enfant pleure, légitime geste de défense face à cet environnement hostile. Du regard il interroge l’homme et comprend vite que c’est une fillette trouvée. « Par là ! » crie Eriyl pour se faire entendre de Ruth, toujours occupée à fendre la foule les deux bras tendu dans son dos avec au bout les hommes de son entourage. Eriyl et eux viennent de passer devant un vieux portail en bois que le professeur connait bien. C’était là que vivait une amie avant qu’elle ne meure. «  Tiens moi ça, » demande-t-il alors à Ruth. Elle s’empare de son sac à dos le temps qu’il essaye d’ouvrir la petite porte incrustée dans le grand portail. Arès quelques longues secondes, le verrou cède, il n’a jamais été trop difficile à berner. «  Entrez, dépêchez-vous. » Le répit ne durera pas longtemps, s’il a pu ouvrir la porte et pénétrer dans la cour, d’autre le feront après eux.

Les voilà à l’abri pour quelques minutes, espérons plus. Une fois que tout le monde est planté sur les pavés de la petite cour d’appartement, le professeur confectionne une barrière de fortune pour ajouter un verrou à la porte.

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Mer 13 Déc - 12:05



EVENT #4.1

A FIGHT SONG


« Axel. »

Oui ? J'ai le réflexe d'éloigner la petite des deux personnes qui s'arrêtent à ma hauteur mais mes craintes sont balayées quand je reconnais Ruth. Je ne m'attendais pas à la voir ici, on ne s'attend pas à croiser une connaissance dans un pareil chaos. Ça fait ralentir, la preuve.
Je perds encore deux secondes pour remettre le visage du type qui accompagne la jolie rouquine. Ah oui ! Le brave mec qui tient une association de je n'sais plus quelles bonnes actions. Il est venu me faire vérifier la légalité de ses documents. J'ai envie de sourire, toujours motivé pour aider ton prochain ? Je ne dis rien bien sûr et me laisse entraîner par la jeune femme, prenant soin de ne pas trop chahuter l'enfant blotti dans mes bras.

«  Entrez, dépêchez-vous. »

Je ne vois quasiment plus rien, mes yeux sont remplis de larmes et la douleur atteint un stade très gênant. Ne plus entendre la gamine me laisse présager le pire et je me faufile tant bien que mal à la suite de ce duo improbable.
Soyons réalistes, je ne les connais pas vraiment. Je connais mieux Ruth, certes, mais je n'ai pas oublié le flingue qu'elle a pointé sur mon torse avec un plaisir non feint.

La situation n'est pas à la réflexion. Si je suis méfiant, je n'ai pour l'instant pas le choix :

« S'il te plait. »

Dis-je en lui plaçant la petite dans les bras sans vraiment lui laisser l'occasion de refuser. Je me précipite sur les débris de taule laissés dans la cour de l'immeuble pour les apporter à Eriyl et bloquer avec lui l'entrée de notre planque. Pas sûr que ça retienne qui que ce soit. Pas sûr non plus que les militants aient envie de se coincer ici ;
Avec un peu de chance, on est tranquille.

«  Si quelqu'un a des compétences médicales, c'est l'heure de prendre la vedette : faut s'occuper de la petite. »

Pour ma part, je suis en galère. J'ai beau me frotter les yeux, j'ai l'impression qu'ils vont fondre. Une quinte de toux termine de me rendre inutile alors que je m'éloigne de quelques pas, à bout de souffle.
Saloperie.
Finalement je rejoins la petite fille heureusement encore consciente, mais clairement choquée. Ses grands yeux brillants et rouges nous fixent tour à tour. Trop épuisée pour continuer de pleurer, elle frémit et s'agrippe à ses propres vêtements.

«  ... J'vais sortir. Ses parents doivent la chercher. »

C'est du moins une hypothèse que j'estime cohérente. Je n'ai pas d'enfant et mes parents auraient adoré se débarrasser de moi au milieu de cette foule déjantée. Je sais néanmoins que la plupart des parents, en toute logique, aiment leur progéniture.
Et je refuse d'être responsable de cette môme plus longtemps.
Après une longue inspiration je retire ma veste et la pose sur les épaules de l'innocente. De toute façon elle est foutue. La veste. Je prends le temps d'expliquer à Lucy - dont le prénom est inscrit sur sa robe - comment couvrir son visage et lui conseille vivement de garder les yeux fermer quand nous serons là-bas.

«  On va chercher maman, ok ? »

Mais nous sommes à Downfall - Downfall en crise. La gosse n'a peut être plus de maman. Faire demi-tour c'est prendre des risques pour nous deux mais attendre que la tempête se calme c'est à coup sûr se retrouver avec une enfant de quatre dans les pattes jusqu'à ce qu'une institution moins dégueulasse que les autres accepte de s'en occuper ;
A moins que ...
Je me tourne vers Eriyl.

« Sauf si vous avez une meilleure idée ? »

Saint Morinstal.

Je regarde Ruth, persuadé que la belle a une proposition encore différente à proposer, tandis qu'à l'extérieur, la foule continue de s'embraser et notre barricade menace déjà de s'écrouler.




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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Dim 17 Déc - 20:36




the golden age of grotesque

Downfall

C'était avec une aigreur à peine dissimulée que je scrutais la foule à la recherche de la silhouette de la petite Jodie. Mes yeux étaient incapables de la trouver, glissant désespérément de visage en visage, s'agaçant de faire face à une foule entière de Jack Cleveland anonymes.
Puis, soudain, une tâche noire envahit mon champ de vision, me réduisant à un aveuglement douloureux. D'un pas chancelant, j'avançais de quelques mètres, portant une main tremblante à l'arrière de mon crâne. La mâchoire serrée pour contenir le gémissement de douleur qui cherchait à s'échapper, j'essayai de rassembler une conscience éparpillée par le choc.

Malgré le brouhaha ambiant, j'entendis une voix crispée par l'anxiété s'élever, tentant de ramener une âme échauffée à la raison. Je fis alors volte-face, encore engourdi par la violence du coup qui avait du me décoller quelques neurones. Mes pupilles vinrent chercher celles de la brune qui, la matraque encore dans la main, semblait exaltée par la vengeance. Après tout, la violence appelle toujours la violence...
La vieille peau de la bagnole se tenait à côté de l'autre salope. C'était elle qui se faisait la voix de la raison ; une voix qui se heurtait à une oreille sourde, car certainement encore sifflante d'adrénaline. J'ignorais tout de leur de possible relation, mais j'y voyais un avantage que je ne pouvais pas rater.
Grattant le sol d'un pied nerveux, je sentis ma chair heurter quelque chose. Une putain de caillasse. Un sourire plus tard, mon plan venait de se ficeler.

Toujours avec la matraque télescopique à la main, je saisis la pierre et l'envoyai sur le pare-brise de la voiture. La cible fut touchée, accusant le coup en un tintement cristallin et douloureux. Je profitai de cette distraction pour me glisser derrière la vieille. Je l'attrapai et la plaquai contre mon torse avant de mettre la matraque en travers de sa gorge, faisant d'elle mon otage. D'un regard rempli de défi, j'interpellai l'autre connasse :

« Tu ne sais pas qui tu as provoqué pauvre conne ! »

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Lun 18 Déc - 16:34

Quelle idée ! Mais quelle idée ! Siobhan regrette amèrement d’avoir décidé de sortir ce jour là pour aller retirer. Et surtout de laisser son chauffeur et garde du corps dans la voiture, faisant mine qu’elle peut toujours gérer sa vie seule. Oui oui, malgré deux tentatives de kidnapping / assassinat. Rien à faire la vieille. Mais cette fois-ci, la foule fait office d’arme vivante, brisant les os de ceux tombés au sol. Agrippée à la portière ouverte de la voiture, la Lady essaye de raisonner son chauffeur sans tomber à la renverse. Mais c’est trop tard et la racaille fait demi-tour. C’est plus fort qu’elle, Siobhan le toise d’un air glacial, hautain, toujours perçant mais pas adéquat aujourd’hui. Rare sont ceux qui s’en sont pris à elle et cette force devient une faiblesse. La O’Mara est trop sûre d’elle, trop fière. Elle n’a aucune peur, son aura la protège depuis plus de 50 ans dans une ville qui broie tout un chacun.

Dans la poche intérieure de son trench, Siobhan sent son petit téléphone portable vibrer. Certainement son chauffeur qui la cherche, paniqué à l’idée de perdre la Lady. Elle n’ose pas le sortir pour répondre, trop happée par le regard noir du jeune homme en colère. « Montez dans la voiture bon dieu ! » assène alors Siobhan à la jeune femme complètement folle à lier. Elles échangent un regard et l’octogénaire se demande une nouvelle pourquoi elle est sortie de chez elle aujourd’hui. C’est alors que le parebrise de la voiture explose en étoile de verre, certains éclats éraflant la joue et la paupière de la vieille dame. Elle roule de grands yeux en lâchant la portière mais n’a pas le temps de rejoindre l’habitacle qu’un bras puissant la tire en arrière et la saisit à la gorge. Siobhan pousse un cri étouffé, trouvant désespérément les regards non concernés de passants et militants en colère. Personne ne va intervenir. « Vous ne savez pas à qui vous vous en prenez ! crache la Lady en redressant son port de tête trop fière pour laisser le vent de panique l’animer plus de quelques secondes. Elle cherche à se débattre mais la prise est trop forte, un métal glacé lui broie la gorge. Siobhan fusille la brune du regard, sans son impulsivité, personne n’en serait là.

Est ce que ma dernière phrase de dialogue est juste ? Ca me semble pas juste mais je trouve pas en quoi ... HELP ME xD

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Mer 20 Déc - 15:28


Event
ft. Les gens

Lorsqu'elle lui assena le coup, Lily sentit monter en elle un spasme d'euphorie. Dans ta gueule, connard. Pour autant, elle ne le vit pas s'effondrer comme elle l'avait imaginé. Et mamie qui s’époumonait à lui faire la morale... Keith se retourna lentement, balançant à qui voulait bien le voir un regard des plus noirs. Bien entendu, il n'avait pas l'intention de s'arrêter là, et la pierre qu'il venait de jeter sur sa caisse en était une preuve très claire. Malgré toute sa bonne volonté, Lily ne put empêcher le choc. Les éclats de verres. Une si jolie voiture. Elle se retourna, furieuse, prête à exploser la tronche de ce manifestant à la con, qui n'avait jamais appris éducation et respect. Ce mec était une anomalie, une erreur de la nature qui s'insinuait avec perfidie là où il n'avait pas sa place. Et c'était à se demander s'il en avait une quelque part, de place.

Lorsqu'elle lui fit de nouveau face, il n'était plus tout seul. Mamie s'était joint à la fête, et il la maintenait fermement. Elle avait beau essayer de se montrer aussi menaçante que possible, la Dame ne faisait visiblement pas le poids. Ou en tout cas, Lily n'aurait pas parié sur elle. Keith n'avait pas perdu le goût de la mise en scène. Toujours à se pavaner d'un air presque hautain qui n'allait décidément pas avec sa face de rat. Il n'avait pas changé. Oh si, je crois que je le sais. A un petit con instable et méprisable. Seulement, il y avait un problème dans son plan : cette femme, elle ne la connaissait pas. Menacer cette inconnue est censé me faire flipper, Keith ? Il ne se souvenait peut-être pas d'elle, mais elle se souvenait de lui et de l'acharnement que son père avait eu à tenter de le faire virer. Tu vas être déçu, lâcha-t-elle avec désinvolture. Elle lança un regard hésitant en direction de la Lady, décidément bien trop classe pour cet endroit. Elle n'avait qu'à remonter dans sa caisse et se barrer. Après tout, elle était à Downfall. Chacun sa merde. Gardant sa matraque à la main, Lily essuya le sang de son nez qui lui collait encore à la peau. T'as toujours été un minable. Ça n'a pas changé. Des mots presque jouissifs tant ils étaient sincères. Amuses-toi bien avec elle, et je dirais bonjours à tes couilles si je les croise ! Ponctuant le tout d'un sourire de connasse, elle tenta d'ignorer le regard de la vieille dame alors qu'elle s'adossait à la portière encore ouverte de son épave adorée.

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Jeu 21 Déc - 20:13


A fight song.
EVENT 4.1


Les bruits me parvenaient comme dans du coton. J'avais une légère nausée et je voyais flou en émergeant. J'étais ou la putain ? Ah oui ça me revenait...L'émeute, le bordel ambiant et ce gars qui M'avait frappé...Oh putain, toi mon gars...Je tournais la tète violemment vers ma cible, mais à peine avais-je tenté de me relever que je tombais pliée en deux et que je du résister à rendre mon repas de midi...Ah oui ça me revient...Je n'ai rien mangé à midi...Ou si ? Je ne savais plus.

Une autre nana était en train de faire ce que j'avais envie de faire: mettre la misère violent à l'autre trou du cul. Je posais une main sur on crane endolori et l'autre sur un container dans la petite ruelle ou je me trouvais, m'aidant de ce dernier pour me relever comme je pu...Visiblement je ne le pouvais pas autant que je le pensais puisque mes jambes se dérobèrent et je m'écroulais une fois de plus. Je restais ainsi adossée, prenant le temps de me remettre. De son coté l'autre fille venait d'arrêter le mec, une collègue tiens donc. Faudra que je lui paye un pot pour la remercier.

La fille s'approchait de moi et m'aida à me relever, se présentant à moi. Oh putain...J'ai la tète dans le gaz, mais il y a des noms qui popent plus facilement que d'autres. Prentis bordel...Je la connaissais surtout de réputation. Jolie femme, avec un caractère de chiottes, c'était ainsi que Vince m'en avait parlé. Des autres bruits de couloir me donnaient l'impression qu'on était un peu pareille sur notre manière de concevoir les choses. On allait le savoir tout de suite.

PAIGE GILLBERT | Putain Prentis, je vous en dois une !

La tète devenait un peu moins vaseuse et j'arrivais à me tenir sur mes quilles. Dans la rue le chaos ambiant semblait se calmer un peu avec l'arrivée des condés. Mon flingue était sans doute très loin à l'heure actuelle. Fort heureusement ça n'était pas mon arme de service. L'inconvénient étant qu'il faudrait que je m'en procure un nouveau. Je jetais un œil à ma sauveuse. Pour des raisons évidentes je ne pouvais pas lui venir en aide. J'essayais d'être discret en lui parlant tant que les 2 autres flics mettaient l'autre enfoiré aux fers.

PAIGE GILLBERT | Il faut qu'on arrive à calmer ça, ça devient le bordel dans les rues on se croirait chez Primark un jour de soldes.

Une petite voix intérieure me répondit rapidement: faux Paige, les jours de soldes chez Primark c'est pire !


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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Sam 23 Déc - 23:12

Un coup de feu. À une vitesse ahurissante, je me retourne en sa direction. Ce tir ne venait pas d'en face, les forces de l'Ordre n'en sont pas responsables. Et pourtant, il suffirait amplement pour provoquer un véritable bain de sang. Je reste immobile quelques instants, recherchant vainement d'où cela pouvait venir. Mais il n'y a rien à voir dans cette foule en furie. Et surtout, les flics balancent une nouvelle série de grenades offensives. Bien trop proche de la ligne de front, je m'éloigne en sentant déjà la fumée du gaz lacrymogène me piquer les yeux. Les mieux équipés tiennent la position, lançant à leur tour des projectiles en direction de l'ennemi. Mais moi, j'ai besoin de voir comment les choses évoluent derrière.

Comme prévu, nous nous attaquons à tout ce qui nous entoure. Quelques malheureux se font prendre à partie, alors qu'ils essaient bêtement de faire quelque chose contre ce mouvement de foule. Mais il n'y a rien à faire. Aujourd'hui, l'âme de Downfall hurle à poumons ouverts. Ils doivent entendre notre colère. Ils comprendront leur peine. Car nous ne relâcherons rien. Ni aujourd'hui, ni demain. Les Unbroken ne sont pas prêts de lâcher. Et ce n'est pas quelques idiots essayant de faire la loi qui changeront cela. Tous ces connards ne le savent pas encore, mais d'ici ce soir tout cela sombrera dans le chaos le plus total. Au fond, je ne suis pas sûr que les Unbroken appartenant à la branche de Kenneth attendront les premiers tirs ennemis pour démarrer le conflit. Mais pour l'heure, je sais que les premiers feux vont naître. Aucun endroit n'est sûr. Et je compte bien allumer la première mèche.

J'entre dans un magasin sur ma droite, les dernières personnes qui s'y étaient naguère réfugiées fuient à toute vitesse. Une femme totalement apeurée se casse la gueule juste à mes pieds ; apparemment impressionnée par mon masque et ma carrure, elle n'a pas regardé devant elle et s'est pris le rebord de ce qui servait de vitrine. D'abord à quatre pattes, elle se précipite sur quelques mètres avant de se relever et de disparaître dans une ruelle. Quant à moi, je pénètre dans la boutique dans laquelle se trouve plusieurs résistants. En me voyant, ils s'approchent comme pour avoir des instructions. Ma réponse est simple, le centre-ville doit brûler. Je ne veux pas que l'émeute soit brève, ni que le Chevalier Noir nous fasse reculer. Ils doivent sentir que nous sommes prêts à tout, avant de croire que les choses se relâchent et qu'ils peuvent avancer.

Au bout de quelques minutes, nous créons plusieurs départs de feu dans le bâtiment. Les flammes prenant déjà très bien, nous sortons pour retrouver le chaos de l'extérieur. Avant de partir, je sors une bouteille en verre partiellement remplie de liquide inflammable. Il n'y a plus qu'à imbiber le tissu fixé autour du goulot. Ce que je fais sans plus attendre, prenant assez de distance avant de balancer le cocktail enflammé à travers l'une des vitrines déjà brisée depuis longtemps. Je fais signe aux Unbroken qui me suivaient de se disperser ; m'enfonçant aussitôt dans la foule.

Atteignant le trottoir d'en face, mon regard est attiré par des flics au sol. Ces derniers crient sous les coups, ils sont impuissants et désarmés. Quelle idée de s'infiltrer dans cette folie de cette manière. À moins qu'ils aient été envoyés volontairement par les leurs, dans le but naïf de mieux nous disperser. Tandis que je suis la scène - non sans plaisir - une jeune femme se glisse juste devant. Postée à un peu plus d'un mètre de moi, son regard croise le mien. Ces yeux verts clairs me semblent familiers, et il ne me faut que très peu de temps pour reconnaître le visage de Jodie, la petite protégée de Luka Gillmore. Elle semble paniquée au milieu du conflit.

Je m'avance vers elle d'un pas déterminé, lui agrippant l'avant-bras d'une poigne de fer pour l'attirer hors de cette zone dangereuse. Nous entrons au hasard dans un Liquor Store sens dessus dessous, dans lequel nous pourrons au moins nous entendre.

" Qu'est-ce que tu fais là ? Luka est ici ?! "

Gillmore était plus d'une fois accompagnée par cette gamine lorsqu'on se voyait. Si je ne lui avais jamais adressé la parole jusqu'ici, je sais pertinemment que Luka n'accepterait pas de la voir ici. Sachant en plus qu'elle était contre nos méthodes d'aujourd'hui, je suis étonné de voir son assistante ici. Mais pas surpris qu'elle soit si livide, avec tout ce qu'il se passe depuis 8h45.

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Dim 24 Déc - 13:50




The Golden Age of Grotesque

Les Habitants de Downfall



La brune remerciait sa Capitaine, qui accueillit ces remerciements avec un léger sourire. On lui avait dit que Paige Gilbert et elle avaient été fabriquées dans le même moule, et elle commençait à penser que c'était vrai, au langage fleuri de la demoiselle.

"Accepte de boire un coup avec moi et on sera quitte." Qu'elle lança à sa subalterne infiltrée, l'air de rien.

Une invitation dans un moment aussi inapproprié, voilà qui aurait de quoi faire rire, non ? Mais la flic retrouva bien vite son sérieux. L'infiltrée avait raison, il fallaitt arriver à calmer le jeu, sinon les flics allaient se retrouver encore plus rapidement dépassés qu'ils ne l'étaient déjà. Pour pouvoir voir correctement la situation, voilà la Capitaine Prentiss qui escalada le container sur lequel s'était appuyée Paige un peu plus tôt. Une fois au-dessus de la foule, elle avait une vue d'ensemble de la situation : c'était le bordel.

Pas un petit bordel comme une petite manif qui dérape. Non, plutôt le gros bordel, comme une putain d'émeute qui avait été planifiée volontairement. Un seul nom vint à l'esprit de Prentiss : les Unbroken. Cette bande de comiques qui tagguaient des poings sur les murs de la ville depuis un moment commencaient vraiment à lui taper sur les nerfs. Et là, ils montaient encore d'un cran dans la violence. Elle était bien au courant qu'il y avait une certaine "résistance" qui s'était formée à l'arrivée des autorités, et vu comment la plupart des flics et militaires se comportaient, elle était totalement légitime, même aux yeux de Cait. Pourtant là, des innocents faisaient les frais de leurs conneries, et ça, ça passait pas. Mais genre vraiment pas.

Au fond, sortant enfin du Commissariat, les flics en tenue anti-émeute sortaient en rang serré et se dirigaient vers la foule en tapant leurs matraques sur leurs boucliers. Caitlyn redescendit de son perchoir.

"Les renforts arrivent ! Franchement, quel bordel... Suis moi !"

Elle invita sa collègue à l'accompagner à travers la foule pour revenir du coûté du Commissariat. Là bas, elle serait en sécurité. Et puis, mine de rien, la vilaine coupure dans le dos de Prentiss commençait à se faire douloureuse, il fallait soigner ça. Encore qu'aux vues des nombreuses cicatrices qui recouvraient son corps, elle en avait vu d'autres, et des pires.

"T'as des idées pour calmer la situation ? Parce que là, je prends tout ce qui vient !"



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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Dim 24 Déc - 17:14


A fight song.
EVENT 4.1


"Accepte de boire un coup avec moi et on sera quittes" la dernière fois qu'une jolie fille m'a proposé ça je me suis retrouvée à tenir la chandelle pour elle et son envahissant petit ami. Oh certes il y avait leur super copain Jason, célibataire et indéniablement gay, mais ils ne s'en étaient visiblement pas aperçu puisqu'ils avaient essayé de me caser avec.

PAIGE GILLBERT | Avec plaisir, je payerais la première tournée !

Une invitation dans un moment aussi inapproprié ? Je ne connaissais qu'une seule femme capable d'en faire autant: moi. Comme quoi ceux qui m'avaient dit que j'étais du même bois que Prentis n'avaient pas tout à fait torts, mais pour le moment il allait falloir trouver une solution pour calmer le bordel ambiant avant qu'il n'y aie des morts. Les blessés c'était déjà fait. Petit à petit je retrouvais mes esprits. La chute avait été dure, mais je me remettais vite. Finalement peu de chance que cela soit une commotion, mais je ne suis pas médecin.

La manifestation partait loin. De notre coté c'était encore calme, mais à ce que je voyais au loin c'était la tour de Babel...En pire. Je pensais au fait qu'il risquait d'y avoir des morts, mais pour autant que je sache c'était peut être déjà le cas. Fort heureusement, la brigade d'intervention pointait enfin son nez. Toujours à la bourre ceux la !

Prentis m'ordonna de la suivre. Dans une telle situation j'aurais plutôt été du genre à suivre mon instinct, mais je n'avais pas encore totalement récupérer de ma chute et il fallait avouer, il y a des personnes bien plus désagréable à suivre si vous me suivez. Tout en marchant je réfléchissais à ce qui avait pu déclencher ce bordel, on se croirait dans un film de Romero ! Les Unbrokens ? Plus que probable. Je ne pouvais pas dire que je n'étais pas d'accord avec eux. J'avais moi même appuyé Moira sur l'idée de tout faire péter, mais d'un coup je comprenais le mauvais coté de cette situation: les dommages collatéraux. Bien que personne ne soit totalement innocent à Downfall, certains étaient surement en train de payer le prix fort pour les erreurs des autres.

Pendant que j'en étais encore à me demander qui sont les responsables, Caitlyn, elle, était passé à la vitesse supérieure se demandant comment arrêter le massacre et me posant la question à moi: la bourrine de service.

PAIGE GILLBERT | A part avec une bombe H je ne vois pas...Quoi que...Les camions de pompiers...Avec la lance à eau et un jet suffisamment puissant on peux neutraliser tout le monde et les menotter le temps que ça se calme.

Je pensais que c'était une connerie, mais final le plan ne paraissait pas si mauvais que ça si on considère qu'il sort du cerveau d'une nana pour qui la castagne est toujours LA solution.


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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Mar 26 Déc - 14:43




the golden age of grotesque

Downfall

La veille joua parfaitement son rôle, tentant des menaces pas franchement convaincantes puisque, non, je ne savais absolument pas à qui je m'en prenais. Et à vrai dire, j'en avais pas grand chose à foutre. Ce qui m'intéressait, c'était son potentiel lien avec l'autre connasse. Un lien sur lequel reposait toute ma mise en scène. Alors, lorsque la brune feignit l'indifférence, je me sentis perdre de l'aplomb. Puis, elle prononça mon nom. L'incompréhension brouilla quelques secondes mon regard. Putain, qui c'était ? D'où elle me connaissait ? Saisi d'un bref malaise, je desserrai légèrement mon emprise sur la vieille. La situation m'échappait totalement, et ce sentiment était d'une profonde amertume. Le sourire satisfait de l'autre salope vint ponctuer cette petite victoire. Mais elle n'avait pas remporté la guerre. Loin de là. Elle et son air bêcheur venaient juste de signer l'arrêt de mort de la vieille peau. Après tout, elle n'en avait rien à foutre.  

« Soit  », soufflai-je d'un ton sec.

Le métal glacé de la matraque s'enfonça encore un peu plus dans le cou de la vieille femme, venant interrompre le filet d'air qui s'échappait, tremblant, de sa gorge. Je ne comptais pas lui laisser une autre victoire, et elle aurait à se laver d'une mort sur la conscience pour son affront. Du moins, c'était là ce que je voulais qu'elle croit. Avec une détermination empreinte d'une folie destructrice, je soutenais son regard, attendant impatiemment le moment où le malaise balayerait ses yeux clairs. Bien qu'elle semblait me connaître, elle ne savait pas qui j'étais. La preuve en était puisqu'elle me laissait jouer avec la vie d'une innocente, et qu'elle aussi jouait avec cette même vie. Si la mort de la vieille peau advenait, elle serait de nos deux faits, car je n'étais que la gâchette sur laquelle elle avait appuyé. Et tout ça pour préserver son petit orgueil de mal baisée. Comme quoi, je n'étais pas le seul attendu en enfer...

Or, avant que je ne puisse me repaître de son angoisse, une violente explosion satura les ondes sonores d'un aigu perforant, et un flash lumineux nous aveugla. Suivit alors une seconde détonation qui fit trembler l'air et le sol. Un souffle chaud me poussa brutalement en avant, Mamie en airbag.
Quelque peu désorienté, je me relevais péniblement, portant une main anxieuse à mon oreille droite. Un puissant sifflement brouillait douloureusement mes pensées. Une sensation de multiples morsures me parcourut le dos, me laissant deviner une chair meurtrie par la chaleur et du verre. Un cocktail Molotov. Un putain de tir allié.
Tentant de retrouver le regard de l'autre connasse brune, je ne vis qu'une épaisse fumée noire s'échapper d'un bâtiment littéralement éventré. Nous étions à la marge d'un affrontement entre des manifestants acharnés et des forces de l'Ordre déchaînées. La bombe flash n'avait pas suffit à calmer les ardeurs de cette foule devenue horde. Ils avaient du monter la voix d'un ton...
Abandonnant la vieille au bitume, je m'élançai dans la foule tandis que les couleurs de l'armée et de la DPD franchirent la barrière de fumée. Notre petite guerre d'ego n'était qu'un infime exemple de celle qui se déroulait autour de nous.

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Jeu 28 Déc - 12:45

Les fumigènes balisent les rues et commencent a pénétrer le havre de paix qu’ont trouvé Ruth, Axel et Eriyl. Ce dernier s’évertue à bloquer le grand portail et remercie d’un hochement de tête son avocat venu en soutient. La barricade ne tiendra pas très longtemps, surtout si des gens mal intentionné les ont vu entrer et veulent leur faire passer l’envie de fuir. La fureur du peuple est plus forte que tout. Eriyl est prit d’une quinte de toux lui arrachant quelques larmes des yeux. Un médecin dans le coin ? A la rigueur, Ruth est chimiste, elle pourrait peut-être connaitre deux trois astuces. Le professeur sait soigner les blessures superficielles mais rien d’utile quant aux douleurs pulmonaire.

L’attention des trois adultes se repose sur la fillette, elle doit être âgée de 5 ans tout au plus. Elle ne dit pas un mot, tremble et pleure sans un bruit. L’avocat qui lui a sans doute sauvé la mise un peu plus tôt suggère d’aller dehors, dans le marasme de la rue, chercher ses parents. Eriyl tousse encore, il ne dit mot mais s’approche de la fillette. Elle est assise sur les pavés et se couvre le visage tant bien que mal grâce aux gestes expliqué par l’avocat. L’homme se tourne finalement vers le professeur. « Sauf si vous avez une meilleure idée ? » Eriyl planque son nez et sa bouche dans le creux de son coude et crache une ultime foi ses poumons. Le feu qui brule à l’intérieur de son corps semble s’étouffer grâce à l’air un peu moins chargé de la cour abritée.

Si vous voulez crever, sortez. Mais vous ne trouverez pas ses parents, si tant est qu’elle en ait … Et je vous laisserai pas braver la cohue par gaillardise. Eriyl pose son regard rouge sur la petite toujours muette puis lève les yeux et tourne sur lui-même pour observer leur planque. Elle est en état de choc, elle parlera pas et dehors, ça serait comme chercher une aiguille dans une botte de foin … Au pire restons ici, au mieux, il faut trouver une issue. Son sens de l’orientation n’est pas mauvais et si ses souvenirs sont bons, le quatuor se trouve à l’est du Civic Center, et certainement que les ruelles et petites artères sont dégagées. Son regard s’accroche à l’échelle d’une vieille issue de secours, pendant tristement sur la façade de l’immeuble de 3 étages. S’ils peuvent entrer et demander l’asile à de pauvres gens, ça sera déjà ça. A moins qu’ils soient accueillis par une batte de baseball paniqué par l’ambiance morbide régnant au centre-ville.

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Jeu 28 Déc - 13:25

Comment une simple sortie à la banque peut-elle bien se terminer de la sorte ? Bon Dieu, si Siobhan avait su qu’il y aurait ce genre de manifestation ce jour au centre-ville, jamais elle ne serait sortie avec qu’un seul garde du corps, dans le double rôle de chauffeur !  Ses vieux sont pressés contre le corps bien maigre de l’agresseur. Un jeune malotru, pâle copie des skin head qu’elle a pu croiser tout au long de sa vie. Mais il est plus fort et plus grand qu’elle, et sa prise est ferme. Le regard noir qu’elle jette à la jeune femme n’améliore pas le moins du monde sa position puisqu’elle s’en fou comme de l’an quarante. Une belle petite garce qui méritera une correction en temps voulu. Jamais la Lady n’oubliera ce regard lorsqu’elle prononça ces derniers mots.

Siobhan se débat, plus en colère qu’inquiète de ce qui pourrait lui arriver. Jamais personne ne l’avait traitée ainsi, même les agresseurs qui ont tentée de l’assassiner à deux reprisent avaient au moins de l’estime et du respect pour la vieille dame. Cette dame de fer qu’il y a encore dix ans tout le monde craignait un minimum selon son instinct de survie. Le monde ne tourne plus rond pour Siobhan et lorsqu’elle mourra, Downfall continuera de se noyer dans la merde.

Le souffle amer du connard frôle l’oreille de l’octogénaire avec le cinglant d’une lame affutée. Elle n’a pas le temps de venir sa fin arriver que la matraque s’enfonce au travers de sa gorge. Les larmes lui montent aux yeux tandis que ses mains se lèvent pour agripper les bras de son agresseurs. Elle veut lui planter ses ongles dans les poignets mais sa force est très limitée. C’est une vieille femme. En quelques secondes elle se laisse débordée et s’affaisse. Une larme roule le long de sa joue alors qu’elle crache une toux étouffée. Le visage de la brune se floute et dès lors, Siobhan regrette amèrement d’être ici. Elle va crever comme la chienne qu’elle jamais voulu être, aux prises avec un pseudo kaïd de fils de pute.

L’évanouissement menace lorsqu’elle projetée en avant, assourdie et aveuglée par un flash venu de nulle part. Elle s’écrase au sol, doublement endolorie par le poids du connard qui lui tombe dessus. Un bourdonnement emplis son crâne, ses yeux ne parviennent plus à s’ouvrir. Elle a le souffle coupé par la prise qu’à encore la matraque sur sa gorge, écrasée par son poids au sol. Un voile noir s’installe sur son champ de vision, ondulant lentement au rythme de ses palpitations. De plus en plus lentement, il grandit jusqu’à ce qu’elle n’y voit plus rien. Elle tousse mais ne ressent rien. Pas même le connard qui se relève et part la queue entre les jambes.


*** Intervention PNJ pour sortir Siobhan ***


Malgré la panique et la guerre engagée, un homme lourdement vêtu parvient à fendre la foule. Il l’a aperçue un peu plus haut dans la rue depuis son perchoir. Projeté au sol par l’explosion, il ne voit plus sa patronne mais continue d’avancer, animé par la loyauté qu’il voue à la O’Mara. Enfin, il parvient à l’endroit où elle était tenue en joue un peu plus tôt. La vieille dame est au sol, inanimée. Une brune est à coté mais elle s’éloigne quand elle croise le regard de l’homme en costume. Méthodiquement, il prend le pouls de Siobhan puis la retourne pour vérifier sa respiration. Ca ira. Il la soulève en travers de ses bras, une goutte perlant sur sa tempe. Le reste des hommes de mains de la Lady n’est pas loin.

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Jeu 28 Déc - 15:12


A FIGHT SONG.
EVENT 4.1.


Les explosions secouaient sévèrement Downfall et j'arrivais non loin du bordel ambiant. Mon rôle était terminé, mais je ne comptais pas simplement rentrer ainsi. La violence se déchainait dans les rues. Nos hommes et des manifestants improvisés faisaient régner le chaos et moi au milieu de tout cela, je m'avançais pour participer. Sortant le talkie de ma poche j'allumais rapidement pour avoir quelques nouvelles.

CASSIE MONAGHAN | Ici Minnie Mouse, actuellement à Disney land. Ou en êtes vous les gars ? Est ce que quelqu'un peut me répondre ?

Depuis tout à l'heure j'avais la sensation que les talkies passaient mal. La faute peut être à l'apocalypse ambiante. On se serait cru dans un film. Je m'étais attendue à ce que ce soit impressionnant, mais pas à ce point la. Regardant autour de moi je pouvais constater le chaos ambiant: Une vieille dame semble blessée, mais ça n'est pas mon problème. De toute manière un homme semble de venir l'aider à se relever. De l'autre coté de la rue je peux voir d'autres victimes: un homme se tient le front avec un mouchoir imbibé de sang, un autre jette des cocktails Molotov. Les flics viennent d'arriver et je comprends rapidement qu'il n'est pas bon pour moi de rester ainsi.

Je me dirige vers une ruelle, il est cependant déjà trop tard: deux flics me suivent. Ils m'interpellent, d'abord doucement, puis de manière plus agressives. Une fois que la demande fait place à un ordre je décide de cesser de jouer les sourdes et me mets à courir, mon menton voletant derrière moi au rythme du vent que je me prends dans la gueule. Je saute par dessus un container, jetant un regard rapide: ils courent, hélas je n'ai pas à faire avec des bouffeurs de donut, l'un est bedonnant , mais plutôt bien bâti, l'autre a carrément la stature d'un body builder.

Je travers la ruelle me trouvant cette fois ci dans une rue ou se trouvent les forces d'intervention. Je peux voir Quelques flics dont une que j'identifie comme le capitaine Prentis qui s'éloigne au loin avec une brune, sans doute une blessée qu'elle vient de sauver. Me jeter dans la gueule du loup n'est pas la bonne solution. Je regarde derrière moi, les deux flics ne vont pas tarder à débouler. J'approche d'une bouche d'égout et décide de m'y faufiler, juste avant de refermer la plaque d'acier, j'aperçois mes poursuivants qui débarquent hors de la ruelle, fort heureusement ils ne m'ont pas vues et je referme rapidement cette plaque afin de m'enfoncer dans les égouts: le royaume des Silent rats.


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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Mer 3 Jan - 18:55




the golden age of grotesque

Downfall

L’angoisse de se retrouver nez-à-nez avec Keith lui nouait les tripes. Comment avait-elle pu rater un coup pareil ? Elle se fraya un chemin en donnant des coups de coude pour avancer à travers la foule. Les cris fusaient, la masse continuait d’avancer, de forcer le passage lorsque les forces de police tentaient de les ralentir ou les faire reculer. Les fumigènes étaient jetés en l’air, des gaz avaient été envoyé vers les manifestants pour les disperser. India évita la zone de peu, sentant son nez et sa gorge lui brûler.

Les trous du masque l’empêchaient de voir clairement son chemin. En l'ôtant, l’air frais claqua sur son visage tant il lui tenait chaud. Ses yeux hagards cherchaient à voir si le fou dangereux avait décidé de la prendre en chasse. Elle jeta le masque au sol pour attraper dans l’arrière de la poche de son jean un fouloir noir. Elle s’arrêta un instant obnubilé par un magasin pris par les flammes qui léchaient les fenêtres brisées en éclats. À la fois beau et déroutant, le spectacle entrait parfaitement en accord avec la dynamique de la foule.

Attachant le foulard sur son visage, ne laissant que le haut de son visage apparaître, son regard cherchait une porte de sortie. Il s’arrêta quelques secondes sur un grand homme afro-américains qu’elle reconnut rapidement. Il était à la tête des Unbrokens avec Luka et Sheldon. Dwayne quelque chose. Peu avenant, il avait quelque chose d’effrayant.

Elle l’avait déjà croisé alors qu’elle était au côté de Luka mais ils n’avaient jamais échangé de paroles. Après tout, qu’auraient-ils à se dire ? Même leur façon d’agir au sein des Unbrokens était différente. Et bien que la jeune Phillmore ait eu plus d’une fois envie d’agir comme son groupe, le docteur Gilmore avait toujours mis à un frein à ses idées d’agir avec plus de violence.

Prête à repartir, India sentit une main l’agripper fermement l’avant-bras et la tira dans une direction opposée à la sienne. Prise d’une peur qui la crispa, elle tenta de s’en défaire en se débattant jusqu’à ce qu’elle s’aperçoive de la personne à l’origine. C’était lui, Dwayne. Il l’amena dans un magasin mis à sac et il lui demanda ce qu’elle faisait là, surpris de la voir ici. Manifester pacifiquement était une chose et Luka n’était pas contre mais que la manifestation parte en vrille comme dans l’état actuel, non.

Par crainte de retrouver Keith, elle continua de jeter des coups d'oeil vers l'extérieur, elle s'assura de sa sécurité et finit par lui répondre, n'arrivant pas à cacher l'inquiétude dans sa voix.


Oh non, Luka ne voudrait pas me voir ici. Ne lui dis rien s’il te plaît. J’ai aidé à distribuer les masques pour la manif. Qu’est-ce que je peux faire pour aider ?

Si elle était venue, c’était pour aider, mais serait-elle capable d’agir comme eux ? De briser des glaces ? De mettre le feu ? De taper sur des policiers ? Accepterait-il seulement son aide ?

(c)syndrome


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