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 Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]

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MessageSujet: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Mar 22 Aoû - 16:28



EVENT #4.1

A FIGHT SONG

{Ouvert à tous }

En mai 2017, Downfall a fêté sa première année d’indépendance. Enfin, de prétendue indépendance... Car si la ville ne figure plus sur les cartes comme un quartier de Los Angeles, elle demeure cependant annexée. Une reconnaissance officielle qui demeure une méconnaissance officieuse, et qui rime avec dépendance. La réhabilitation d’Inglewood est le symbole de l’embargo qui tente d’étouffer l’ex-quartier expérimental. Downfall, a perdu sa liberté, et est devenue une sorte de prison pour ses habitants.
Cet état de fait, cautionné par le Maire de la ville, révolte les âmes qui ont perdu patience : trop de sacrifices ont été faits pour rien. Un vent de colère gronde dans les rues de Downfall, ses revendications portées par la voix des Unbroken, groupuscule militant pour l’indépendance totale de la ville. Ils sont convaincus que pour se faire entendre, il faut frapper fort.
Et pour cela, les Unbroken ont choisi le 9 septembre, date anniversaire de la création de la Californie comme 31ème État de l’Union en 1850, pour organiser une grande manifestation aux portes de la Mairie.

*

Tandis que la foule devient plus compacte, bouchant les artères principales du Civic Center, les stocks de masques à l’effigie de Jack Cleveland s’épuisent. Il n’est pas encore dix heures, mais l’atmosphère est déjà électrique, saturée de déception et de rancœur. Des éclats de voix fustigeant le Conseil municipal ponctuent un silence lourd et amer.

Au Nord de la ville, Inglewood est en effervescence. Les forces armées s’équipent afin d’être en capacité de canaliser et d’endiguer la tumeur qui s’étend dans le centre ville et pôle administratif de Downfall. L’armurerie est vidée, les esprits échauffés.
Il est 8h45 lorsqu’une explosion souffle l’aile droite de la prison judiciaire. Il est toujours 8h45 quand une seconde détonation fait trembler le bâtiment des agences fédérales.

Un épais nuage de poussière et de suie s’élève nonchalamment depuis Inglewood alors que les premiers débordements animent le centre-ville et transforme la manifestation en horde.

*

> Habitants de Downfall, vous faites peut-être partie des manifestants. Ou bien, vous avez été engloutis par la foule alors que vos pas vous contraignaient à emprunter le chemin du centre-ville. Vous avez le pressentiment que cette manifestation n’a pas que des intentions pacifistes. Et si chez certains l’angoisse monte, pour d’autres, il s’agit plutôt d’une grisante excitation.
> Unbroken, voilà votre première grande manifestation. Vous vous sentez rassurés par l’ampleur de la foule : vos revendications sont celles de la ville. Mais tandis que certains envisagent l’action comme une contestation pacifique, d’autres ont décidé de marquer cette date au fer rouge dans l’histoire de Downfall, et d’Inglewood...
> Forces de l’Ordre, vous êtes complètement dépassés. Pour les agents déjà en centre-ville, la manifestation a pris une ampleur insoupçonnée et risque de rapidement dégénérer. Quant à ceux encore à Inglewood, l’angoisse se mêle à la colère : il faut que Downfall comprenne qui fait la loi.




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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Mer 23 Aoû - 21:26


A fight song.
EVENT 4.1


"But I'm not a slave to a god that doesn't exist
But I'm not a slave to a world that doesn't give a shit
And when we were good, you just closed you eyes
So when we are bad we'll scar your minds

Fight, fight, fight, fight"


Aujourd’hui est une belle journée, les oiseaux chantent, le soleil brille…Non, ok, si je suis vraiment honnête : il fait dégueu, mais c’est peut être l’ambiance de Downfall et les gentils zoziaux sont des putains de corbac qui n’attendent que de te crever un œil pour s’enfuir avec.

Voyez vous, Downfall n’est pas exactement un endroit ou il fait bon vivre, on manque de se tuer à chaque pas et si on n’y arrive pas les autres veulent bien s’en charger, à coté de ça, l’ambiance a l’air toujours pourrie, même quand il fait beau, le ressenti qu’apporte la ville donne une impression que le ciel va vous tomber sur le coin de la gueule, mais il faut le reconnaitre : ici c’est chez moi, je ne me suis jamais sentie aussi vivante qu’entre les murs de béton froid et sec qui entourent la ville. Hors d’ici la seule chose positive que j’avais c’était mon frère, en dehors de ça : mes collègues et mes patrons me haïssaient, la psy me regardait bizarrement et même mon proprio semblait m’en vouloir depuis que j’avais failli lui casser le poignet quand ce connard s’était autorisé une main au cul…Oui…Le mien…

Ici au sein de Downfall je me sens vraiment moi-même, j’ai ma dose d’action, je bosse dans un club ou je reluque de la fesse des que l’occasion se présente, je ne veux jamais quitter les Blackened à l’avenir. Ma blessure au couteau s’était très bien refermée. Je n’avais plus besoin d’anti douleur. La marque était encore rosâtre, mais selon le doc, je pouvais recommencer à bosser aussi avais-je décidé de me lever tôt pour profiter des derniers jours de "congés" qui me restaient. Je passais non loin d’Inglewood, me faisant bousculer par une jolie brune.

PAIGE GILLBERT | Hey, vous pourriez vous excusez non ?

"En m’offrant un verre par exemple" ai-je envie d’ajouter, mais l’heure n’est pas à la drague. Comme déjà dit : ici tout est en demie teint. Je suis de bonne humeur, ma journée se profile plutôt bien, mais comme disait le prophète : il va y avoir un twist à l’histoire, en effet, paraitrait t’il qu’aujourd’hui se tient une énorme manifestation au conseil communal. J’en étais la de mes réflexions à me demander : Est-ce que je veux vraiment qu’un jour Downfall prenne son indépendance et qu’on détruise les murs qui les entourent ? Après tout, le jour ou cela arrivera, mon statut de flic risque d’être découvert et je ne veux pas perdre mon amitié avec les filles…D’un autre coté, elles ne pouvaient pas rester ainsi éternellement…Je réfléchissais peut être un peu trop longtemps ou peut être pour rien. Si seulement j'étais rentrée chez moi plutôt que de me poser trop de question...Mais comment aurais-je pu savoir ? Comment aurais-je pu deviner ? Comment aurais-je même pu soupçonner que quelques minutes plus tard Downfall allait connaitre de nouveaux tremblements ?


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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Mer 23 Aoû - 21:47


A FIGHT SONG.
EVENT 4.1.


"Celui qui cherche la vengeance se doit de creuser 2 tombes" - Confusius

"Hey, vous pourriez vous excusez non ?" Me lançait une passante que je venais de bousculer. Elle rêvait toute éveillée celle la ! Je n’avais pas vu à quoi elle ressemblait et j’avais bien d’autres choses à faire ! J’avais beau avoir eu une bonne éducation, ce que j’avais à faire aujourd’hui ne devait souffrir d’aucun contre temps. Je marchais vite dans les rues de Downfall, mon pardessus voletant à chacun de mes pas et mes lunettes noires fixée sur mon nez. Il était bientôt l’heure de me mettre en place.

J’ai eu une enfance plutôt heureuse auprès de Kenneth, j’ai été élevée par sa mère, elle m’a tout appris. C’était une bonne mère et une Silent Rats convaincue, une dirigeante avec un esprit de leader et si j’ignorais si un jour j’allais avoir autant de poigne et de charisme que cette femme, je savais en tout cas que je voulais tout faire pour essayer d’atteindre ne serait-ce que sa voute plantaire.

Mais aujourd‘hui nous étions bien loin de ce genre de considération, de savoir qui est un leader ou non. Aujourd’hui j’étais en colère, furieuse face à Inglewood qui, selon ma petite enquête était à l’origine de la mort de mes parents. Bien sur je n’avais aucun noms précis, je n’étais pas Arya Stark se répétant une liste de noms…Non…Mon ennemi est bien plus anonyme, n’importe qui pouvait être susceptible d’être à l’origine de ma perte. Les supérieurs ? N’importe lesquels avaient pu décider de la mort de mes parents, les sous fifres ? N’importe lequel avait pu presser la détente et c’était pour ces raisons que j’engloberais tout le monde dans la descente aux enfers qui se préparait aujourd’hui. Ca n’était pas MA vengeance….Pas au complet du moins, mais cela donnerait un foutu coup de pied dans la fourmilière et mine de rien, faire péter des trucs…Ca soulage.

Arrivée près du mur du batyiment administratif, je balançais les lunettes de soleil et m’approchais doucement des poubelles, sortant de sous mon manteau le sac en papier d’un fast food connu, somme toute anodin, mais ça n’était pas un Whooper que j’en sortais, mais une pipe bomb que je fixais non loin des poubelles, la camouflant avec  ce que je pouvais d’ordure ménagère. Cette bombe ne ferait pas sauter l’objectif, pas entier du moins, mais elle servirait de distractions pour que notre homme infiltré dans les lieux puisse placer les siennes et le moment venu…A 8h45 pétante (c’était le cas de le dire) l’enfer se déchainerait sur Inglewood…

CASSIE MONAGHAN | Ca...Ca sera pour mes parents bande d'enfoirés...

Je m’éloignais au plus vite, hors de question d’attirer l’attention. Il me fallait une vue sur l’objectif et cela, encore une fois, avait été calculé. Mario quitta précipitamment les commandes de la grue que nous avions fait venir exprès. Les gens ne soupçonnent pas à quel point les Unbrokens ont le bras long. Je grimpais en son sommet, barreau par barreau. Il était bien l’heure et je devais me dépêcher de démarrer les hostilités. Une fois au sommet, je m’approchais de la console de commande et y déposais mes affaires : le détonateur, mon talkie walkie et enfin un foulard noir aux motifs de tète de mort, que je pliais en deux au niveau des yeux et nouais sur mon visage. Ainsi ma bouche, ma mâchoire et mon nez étaient t’ils cachés par le design du tissu, comme si le bas de mon visage avait été arraché, laissant apparaitre le blanc laiteux de mes os…Pour le coup, ça n’était pas moi qui risquait les problèmes. Je pris les 2 boitiers et levais le Talkie Walkie.

CASSIE MONAGHAN | Ici Minnie Mouse, je lance la cuisson des légumes, terminé...

"Minnie Mouse", naturellement c’était fait exprès : Minnie étant une souris et la souris étant de la même famille d’animaux que les rats. Quand à la référence aux légumes c’était du à l’expression "grosses légumes" utilisées pour les hommes importants. J’aurais pu parler d’huile également, mais cela n’était pas assez subtil. Je récupérais dans ma poche la paire de jumelles et regardait le bâtiment. Une dernière inspiration et je pressais le bouton déchainant les flammes…


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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Dim 10 Sep - 11:39

Il n’y a pas une semaine que les cours ont repris, avec un peu plus d’élèves en classe, que c’est déjà la rébellion en ville. Tout le monde a été convié à se rassembler devant la mairie pour écouter un groupuscule rebelle mais légitime. Malgré toute la volonté du monde, Eriyl, siégeant au conseil municipal, n’a pas pu approcher les Unbroken pour en apprendre plus sur leurs intentions. Ce spectacle de rue l’attire donc mais il hésite à se donner corps et âme dans cette bataille. Tant que les intentions du groupe ne lui sont pas claires, il restera en arrière. Downfall avance légèrement et les incartades violents des groupes armés sont dû au fait que la population souhaite dans le fond l’anarchie la plus pure. Si l’on écoute le peuple, à commencer par les ados’ au lycée, ils rêvent d’une ville libre, mais sans contrainte : pas de flics ! Le chaos assuré. Dompter les êtres peuplant cette terre est la seule alternative que voient les gens à l’extérieur. Pourtant c’est une horreur. Il y a forcément une autre façon de faire que d’employer la violence. C’est pourquoi, en bon homme de lettre et penseur aguerris, Eriyl a donné rendez-vous à une compagne agréable pour parler un peu avant la manifestation.

***

Ruth et lui sont installés à une table contre la baie-vitrée d’un petit bar du Civic Center d’où l’on peut parfaitement voir le parvis de la marie. Ils y sont depuis une petite demi-heure, accompagnés du fidèle compagnon à quatre pattes du professeur. Wanda, plus très jeune, dort sous la table. « J’ai hâte de voir où cette réunion de quartier veut en venir … » annonce Eriyl en observant par la fenêtre. La foule se presse dans la rue, certains affublés de masque à l’effigie du maire, d’autre scandant un slogan inaudible d’ici. Café noisette au bout des lèvres, il interroge Ruth du regard. « Les gens sont en colère ça se voit, mais j’ai beau réfléchir, je n’arrive pas démêler le bon du mauvais. Qui a le plus tord dans cette affaire ? »  A bientôt 10 ans de vie dans cette ville, Eriyl ne comprend plus l’être humain mais donnera toujours son âme pour sauver la jeunesse ramant en ces bas-fond. La femme partageant son petit déjeuner doit bien avoir un avis, aiguisé comme toujours.

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Mar 12 Sep - 13:49

    Cela faisait plusieurs jours que je me traînais une humeur de merde. J'enchaînais les contrariétés, dont la plus notable s'appelait Antonia. Cette connasse avait grillé ma couverture. Impossible de savoir comment, mais la Baneshadow était maintenant convaincue de mon appartenance à l'A.T.F. Cependant, on avait trouvé un accord. Enfin, elle avait trouvé un accord. Je me suis contenté d’acquiescer. C'était ça ou crever. Et je choisis toujours la vie, qu'importe le prix, d'autant que ma loyauté n'allait à personne hormis à mon propre intérêt et à ma survie. Je saurai prendre ma revanche. Or, pour le moment, il fallait faire profil bas.

    L'occasion était donc trop belle pour la refuser. Toute manifestation s'accompagnait de son cortège de casseurs. L'anonymat était garanti par les masques distribués à tous les coins de rue. Ainsi déguisé en Jack Cleveland, j'errai dans la foule, repérant les autorités. J'avais bien envie de casser du flic. En l'honneur de mon très cher père. Un crachat plus tard, je rejoignis les rangs plus animés de la manifestation, reconnaissant par quelques regards mes futurs acolytes. Ma main jouait, nerveuse, avec un bandana accroché à ma ceinture. La colère et la frustration faisaient gronder la foule. Cette contestation ne pouvait pas rester pacifique.

    Et comme une réponse à mon impatience, l'air trembla. L'angoisse étrangla la foule qui devint silencieuse. Quelques secondes s'égrainèrent ainsi, tandis que le ciel bleu se chargeait d'une épaisse fumée orangeâtre. Un rictus carnassier fendit mes lèvres. Il était temps de donner de l'ampleur à cette manifestation. Une ampleur historique...

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The secret side of me, I never let you see. I keep it caged but I can't control it. So stay away from me, the beast is ugly. I feel the rage and I just can't hold it. It's scratching on the walls, in the closet, in the halls. It comes awake and I can't control it. Hiding under the bed, in my body, in my head. Why won't somebody come and save me from this, make it end ? I feel it deep within, it's just beneath the skin. I hate what I've become, the nightmare's just begun + I must confess that I feel like a monster

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Jeu 14 Sep - 19:20


Event
ft. Les gens

O-kay. Y'avait foule.

Elle ne savait pas trop pourquoi, mais les déchets de Downfall semblaient s'être tous agglutinés dans les rues. Ce n'était pas pour lui plaire, d'ailleurs, parce qu'elle était venue dans le centre en bagnole la veille et elle ne savait plus où elle l'avait garée. Faute à l'alcool engloutit dans ce bar, sans doute. Ou à son état  d'inconscience de plus en plus élevé. Mais elle n'avait plus touché à la drogue, c'était une contre-partie équitable, non ? Non. Mais difficile de se décrasser suffisamment au point d'arracher tout vice à son âme. Fallait pas rêver. Bref. Peu importe à qui incombait la faute, finalement, puisque le résultat était le même : elle fouillait les rues à la recherche de son carrosse, collée aux bras poisseux d'inconnus qui lui tapaient déjà sur le système.

Tous des connards. Ou presque.

Après de nombreux soupirs et sourires profondément cyniques, Lily se retrouva au milieu d'une masse encore plus importante. Intriguée, elle prit tout de même le temps de regarder autour d'elle. Les gens semblaient énervés. Certains passionnés. Et d'autres portaient des masques de... de quoi ? D'un mec ? Ah, Cleaveland. Du moins, c'est ce qu'elle en avait déduit. Le plastique ne le mettait guère en valeur, pour ce qu'elle avait pu voir de lui. Et cette idée de porter son visage était presque flippante. Tout cela ressemblait bien à une manifestation à laquelle elle n'avait aucune -mais alors aucune- envie de participer. Son intérêt s'estompa donc rapidement, et elle se remit en quête sa voiture avant de se mettre à vibrer. Oui, elle. Pas la caisse. Quoique sans doute aussi. Stupéfaite, comme la plupart des gens, elle chercha du regard la cause de ce bordel. Ses pupilles s'arrêtèrent sur le ciel, plus sombre. Au loin se dessinait un nouveau nuage qui ne donnait pas envie de s'en approcher. Son cœur accéléra, ça ne sentait vraiment pas bon. Sérieusement, ces évènements partent toujours en couille. Et le top départ semblait maintenant lancé. Sans attendre son reste, Lily atteignit sa voiture dans laquelle elle se réfugia. Elle se foutait bien de comprendre d'où venait cette fumée, son seul objectif, là, tout de suite, était de se barrer rapidement avant que l'angoisse n'endommage trop de cerveaux. Surtout lorsque l'on parle d'une masse de cerveaux, habités par la même connerie et, sans doute, par la même haine. Seulement, ce n'est qu'une fois assise dans sa voiture qu'elle saisit le problème : elle ne passerait jamais. Trop de monde. Trop de monde partout.

Elle était donc condamnée à se terrer dans sa bagnole, ou à l'abandonner lâchement en s'extirpant de se merdier à pieds. Un dilemme qui menait pourtant à la même conclusion : l'air était devenu lourd et l'orage approchait à grand pas.  

egotrip




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Heathens
You're loving on the freakshow sitting next to you, you'll have some weird people sitting next to you, you'll think "How did I get here, sitting next to you? Why'd you come? You knew you should have stayed. I tried to warn you just to stay away, and now they're outside ready to bust.  ▬ It looks like you might be one of us.
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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Dim 17 Sep - 19:10




The Golden Age of Grotesque

Event Général



L’air était plus lourd que d’habitude, transportant une étrange tension latente. La place nouvellement restauré accueille aujourd’hui plus de monde qu’elle ne le devrait. Il se trame quelque chose à Downfall, c’est ce que se dit Ruth lorsqu’avançant parmi la foule, elle marche sur quelque chose. Elle se baisse afin de ramasser l’objet. Un masque à l’effigie du nouveau maire, Jack Cleveland. Alors c’est donc ça.

Repérer le café n’est pas une tâche simple, avec l’agglutination de tous ces gens, mais le passage reste encore facile. La Rousse esquive les bousculades sans trop d’efforts quittant le haras de la foule pour le calme assourdi d’un café, protégé derrière une énorme baie vitrée, rejoignant ainsi l’homme assis à la mine neutre, un point préoccupé. Wanda est là aussi et copie l’attitude de son maitre à la perfection.

***
Ruth et Eriyl, tout deux patient, sont tous deux spectateurs, séparé par la fragilité d’une barrière de verre. Si les choses viennent à dégénéré, ce n’est pas une fenêtre qui les protégera de la violence des assauts, si assaut il y aura.
Ruth regarde Wanda, qui la fixe en retour.

« J’ai hâte de voir où cette réunion de quartier veut en venir … »


Ruth revient à son compagnon, interpellée par l’interrogation de l’homme, qui de la même façon qu’un écho, résonne aussi chez-elle.

« Les gens sont en colère ça se voit, mais j’ai beau réfléchir, je n’arrive pas démêler le bon du mauvais. Qui a le plus tord dans cette affaire ? »

De la colère, oui. C’est aussi ce que Ruth ressent depuis l’investiture du nouveaux maire. Quelque part c’est homme est un parvenu. Cette colère ourdie, n’est pas le résultat d’un hasard mais bien la conséquence d’un mécontentement général. Pour de bonnes, ou de mauvaises raisons.
La question n’est pas tant de savoir qui à tort ou à raison, il est un peu trop tard.

« Les querelles ne dureraient pas longtemps si le tort n’était que d’un côté. » Lui répond tranquillement la rousse.

« A qui cela profite-t-il le plus surtout? »

Même si Ruth considère fortement le maire comme un Ploutocrate, elle lui laisse le bénéfice du doute quant à l’améliorations des conditions de vies à Downfall, Néanmoins, toute ces ambitions n’ont fait que creuser davantage le gouffre entre les plus aisés et les plus démunis, laissant à Ruth l’opinion que si Cleveland agit, c’est principalement pour son profit personnel et non pas pour Downfall elle-même. La surface fragile d’une apparence renouvellement n’a fait que caché un courant de plus en plus tumultueux dans les bas fonds : un joli masque qui cache un temps la laideur réelle.
D’un autre côté, la colère et la violence profitent à de nombreux autres partis les clivages des gangs existant à Downfall.

Savourant son café noir, Ruth rend son regard à Eriyl, observant le tremblement distinct dans la tasse de ce dernier, sentant quelque vibration lointaines émaner du sol lui même, remuant les lustres avec une certaine douceur.

« Je pense que ça ne fait que commencer, malheureusement. »


A travers la grande fenêtre, un lueur orange de mauvaise augure a fait son apparition, Une écharpe de fumée montante.


(c)syndrome

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This vengeance is justice and justice will be done. Your end is our triumph and the day will come. A reign of terror, an age of horror, nothing will remain. A promise to the fallen, we'll make them feel our pain. A promise to the felons, you'll never rise again. Nothing, just nothing, nothing will wipe this heart out. We are, we are the, we are the final resistance. We're fighting to the last. Driven by the hate evoked in us. No one will surrender + PRAYERS OF INSANITY

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Jeu 21 Sep - 14:41



EVENT #4.1

A FIGHT SONG



Je jette un dernier regard au dossier du client - pour me souvenir de son nom - avant de fermer le bureau. En voiture, direction la prison. Je n'aime pas bien me balader dans cet établissement. Gérer les affaires de manière si directe n'est jamais prudent, malheureusement, aucun intermédiaire cette fois. C'est une première depuis que je suis à Downfall ! D'habitude, c'est un proche du détenu qui me mandate... les taulards ne m'avaient jamais contacté eux-mêmes.
En voici un. D'autres suivront, si je ne suis pas mauvais.

Il s'agit de contrôler ses conditions de détention et - bien sûr - d'obtenir un allégement de peine. Je ne veux pas rouvrir son dossier, je veux persuader monsieur que la bonne conduite pourrait déjà aider à sortir plus tôt sans tout remettre sur le tapis. Et puis, personne n'est dupe, il a obligatoirement en main quelques cartes qu'il faudrait jouer. Des connaissances bien placées avec lesquelles je pourrai discuter, entre autres ;

Le regard sur le téléphone, je relève la tête juste à temps pour piler. F*ck. C'est quoi ce merdier ? J'avance encore sur quelques dizaines de mètres, mais bien vite j'opte pour le stationnement : ça n'avance plus. La fumée que j'aperçois émane en fait de ma destination. Je m'approche, me glisse comme je peux parmi une foule d'excités avant de ralentir.
Rendez-vous annulé, c'est sûr, la prison n'est plus accessible. La densité des manifestants m'oblige à progresser un peu plus et déjà ma voiture a quitté mon champ de vision.

Mal joué Malone.

Je parviens à atteindre une terrasse relativement calme et m'installe en retrait à une table, me connectant immédiatement à tous les médias accessibles/de confiance. Je lis mes mails, m'assure de n'avoir rien manqué dans les infos officielles avant de sonder un peu le réseau officieux. J'en profite aussi pour décommander Lara. Lise. Lisa ? La secrétaire de la banque. C'est stupide, ça m'aurait peut être changé les idées, mais plus j'essaye de leur échapper, plus elles se concentrent sur le problème.

Pas un serveur à l'horizon pour réclamer mon café. C'est décidément une mauvaise journée.

Les esprits échaudés dans la manifestation s'expriment de plus en plus fortement. J'entends les nombreux reproches faits au maire et ses associés, la haine est visible envers les forces de l'ordre - qui sont déjà débordées, et une bande de masqués passe devant moi en prônant l'indépendance de la ville.
Il faudrait du recul pour tirer de ce bordel des informations intéressantes. Quels groupements exactement, dans quels buts surtout ? Je décide de rester un peu. Si je dois le regretter plus tard, je trouverais bien un coupable sur qui rejeter la faute !




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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Lun 25 Sep - 18:56




The Golden Age of Grotesque

Les Habitants de Downfall



Ça devait finir par péter, tôt ou tard.

Trop de merde avait été accumulée depuis la libération de Downfall. Trop de tensions, d'abus de pouvoir, de corruption, trop de zèle de la part de certains, même. Les habitants en avaient assez. Ils voulaient pouvoir respirer, avoir enfin le sentiment que cette ville leur appartenait, n'était pas simplement un enfant tiraillé entre sa mère, la glorieuse L.A, et son père, le Mal qui s'étendait sur la ville depuis sa création. Caitlyn, bien que du côté de l'ordre, pouvait tout à fait comprendre ce sentiment d'impuissance. Et ce ras le bol général qui s'était emparé de la ville. Ce qu'elle ne pouvait pas accepter, en revanche, c'était la violence. Bon, bien sûr elle-même n'était pas une tendre, elle n'hésitait pas à foutre des raclées à ceux qui ne comprenaient pas son point de vue, mais là, c'était bien au-dessus d'elle. Quand on voulait faire passer un message disant qu'on était assez grand pour se gérer tout seul, on évitait de le faire en mettant le feu à une fourmilière avec une loupe.

Elle avait été prévenue dès sa prise de service à 8h d'un risque de manifestation prévu pour ce matin même. Des ordres avaient été donnés, des ordres qui venaient d'au-dessus. Il fallait envoyer des forces armées en centre ville aussi vite que possible dans le but de disperser les manifestants. Alors elle avait envoyé ses hommes à l'armurerie, afin qu'ils enfilent leur tenue anti-émeute. Elle-même était en train de passer son gilet pare-balle dans le sous-sol du commissariat lorsque le sol trembla. Quoi ? Un tremblement de terre ? Non, elle avait entendu une détonation. Même deux, quasiment simultanées. Des cris provenaient des différents étages, elle espérait que personne au commissariat n'ait été touché. Terminant d'attacher son gilet elle lança à son coéquipier avant de se précipiter dans les escaliers :

"Ferguson, tu gères les troupes. Bougez-vous tous le cul de finir de mettre ces tenues et remontez vite fait ! Je vais voir ce qui se passe. "

Elle monta les marches jusqu'au rez-de-chaussée quatre à quatre, et arriva devant le bureau de l'accueil. Dans la pièce, tout le monde, flics et civils, étaient scotchés aux fenêtres. Elle s'approcha et héla un policier pour savoir ce qui s'était passé.

"Mendez, au rapport !"

"Y'a la prison qui a pété, Cap'tain. Et un autre bâtiment du côté des fédéraux. On en sait pas plus pour le moment."

Bordel, mais on était des flics, ou pas ? Quelle merdier... Prentiss soupira et entreprit de sortir pour en apprendre un peu plus sur tout ça. Dehors, les gens semblaient en panique, certains couraient dans tous les sens, beaucoup fuyaient les lieux des explosions. Les bâtiments n'étaient pas bien loin les uns des autres, pourtant seuls ceux qui avaient subi une explosion étaient touchés. Preuve que les explosifs utilisés n'étaient pas très puissants. Quelqu'un avait voulu faire passer un message. Et elle avait une petite idée de qui...

"Foutus terroristes..." Grogna-t-elle en serrant les dents. Son regard perçant se mit à parcourir la foule, à la recherche de quelqu'un. Le coupable serait certainement resté dans le coin pour vérifier que son coup allait bien marcher. Il fallait qu'elle le trouve...


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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Mar 26 Sep - 11:43


A FIGHT SONG.
EVENT 4.1.


La détonation avait fait encore plus de bruit que prévu. Une odeur de plastique fondu et de terre brulée n’allait pas tarder à envahir l’espace, il fallait faire vite. Je laissais le détonateur sur place et rangeais les jumelles dans ma poche intérieure. Prenant le Talkie pour une dernière info.

CASSIE MONAGHAN | Minnie Mouse au rapport : les légumes sont cuits, je répète : les légumes sont cuits, ou en êtes vous ?

J’attendais la réponse patiemment et une fois celle-ci reçue, je rangeais le talkie dans mon autre poche intérieure, ne perdant pas de temps pour descendre les échelons de la grue. La manifestation ne tarderait pas et si voulais passer inaperçue il allait falloir me mêler à la foule. Une fois en bas, je me mis à courir au plus vite, suivant les tètes de Jack Cleveland comme je le pouvais, ressortant le talkie.

CASSIE MONAGHAN | La souris est dans le terrier…

Il allait bientôt falloir évacuer les lieux, encore quelques rues pour rejoindre le QG. Les flics commençaient déjà à recevoir des ordres par talkie, certains de mes associés étaient forcement dans cette foule.  J me déportais un peu plus sur la gauche afin de suivre le mouvement des manifestants tout en restant non loin de la ruelle qui me permettrait de continuer encore 3 mètre…Deux…Un…

Des flics ! Et merde… Impossible de rentrer par ici, je devrais faire un petit détour…Tans pis, il valait mieux ça que de traverser un groupe de flics avec un foulard sur le visage. Au mieux ils m’auraient prise pour une manifestante, au pire ils auraient vite compris qui j’étais réellement. J’accélérais le pas remontant le groupement de manifestants, toujours un peu plus vite, sans courir, juste de petite foulée pour ne pas attirer l’attention. Autour de moi les tètes de Jack Cleveland ressemblaient à une mascarade grotesque digne d’un film d’horreur. Il n’y avait, heureusement pour moi, pas que des masque de Cleveland, certains arboraient des foulards, d’autres des masques différents bien que la majorité de tètes du nouveau maire se voyait partout. Enfin j’atteignais la ruelle de la sécurité, direction le QG ou je suivrais les événements en direct sur les écrans de surveillance…Du moins le croyais-je : alors que j’allais entrer dans la ruelle, mon attention fut attirée par un écran de télévision dans une boutique d’électronique…

CASSIE MONAGHAN | Oh merde…


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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Mar 26 Sep - 21:53

« Voyons monsieur ! » s’offusque Siobhan face au portier de la banque. L’homme à la forte carrure refuse de laisser sortir la vieille femme. Il ne dit mot en attendant son supérieur. Siobhan est à deux doigts de faire un scandale et la présence du directeur n’arrange rien. Dès son arrivée, elle l’empêche d’aligner deux mots, sermonnant qu’elle est assez grande pour prendre ses décisions et que si cela ne leur plait pas, elle changerait de banque pour une vulgaire banque en ligne. Après avoir haussé la voix et frappé de son sac à main le bras du portier, on l’a laissé sortir. Sur le pas de la porte, la Lady regrette rapidement son choix et envisagerait presque de revenir dans le local. Mais ça serait trop dur pour elle de ravaler sa fierté.

Seule sur le trottoir face à la foule enragée de Downfall, Siobhan serre contre son sa poitrine son sac à main fraichement remplit de petites coupures. Elle doit payer un transporteur et il préfère le cash. « Que … » Elle reste coite, collée contre la porte en verre teinté de la banque. Les gens à l’intérieur doivent bien rire. Heureusement elle est armée, comme toujours, mais les gens martelant la rue sont bien trop nombreux. En cas d’agression, elle est foutue. Grand bien lui fasse d’avoir opté pour un vieux trench-coat et non son classique manteau de fourrure. Sous chapeau, elle jauge la rue et effervescence environnante. Son chauffeur doit être bloqué quelque part avec la voiture. Il aurait du être à l’heure. S’il avait été à l’heure, Siobhan n’aurait jamais été dans ce pétrin. Plantée sur le trottoir, elle commence à lutter contre le flot de personne l’entrainant. Les gens marchent en direction de la mairie, hurlant leur slogan vulgaire sans faire attention qu’ils tiraient avec eux une vieille dame sans défense. « Mais ! Laissez-moi passer, je vous l’ordonne. » Siobhan a beau brailler en plantant ses talons dans le sol, rien n’y fait. En quelques pas, elle finit à lutter à contre-courant, choisissant de s’accrocher à un rétroviseur. Le morceau de plastique tient bon jusqu’à ce qu’elle constate qu’une femme trône assise dans la voiture. Du regard, la Lady l’implore de lui ouvrir.

Reprenant son souffle, Siobhan referme la portière sur elle, s’affalant sur le fauteuil passager. Elle jette un regard à son hôte, sans montrer une once de reconnaissance, et sourit une fois sa respiration calmée.

HJ : Lily, je m’incruuuuste !

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Sam 30 Sep - 17:09




The Golden Age of Grotesque

Les Habitants de Downfall



Les Unbrokens agissaient en l’honneur de la création de la Californie. Un gros doigt offert à cet état qui avait mis de côté la ville avant de l’engloutir. Un moyen de rappeler à tous que Downfall existait. India n’avait malheureusement pas pu assister à la réunion et ne venait que pour soutenir et ajouter une personne en plus à la masse. Elle put aider en distribuant des masques aux passants, scandant qu’il était temps de se réveiller, d’agir pour la ville, prônant l’indépendance. Donnant aussi des foulards, quelle surprise lorsqu’elle tomba nez à nez avec l’homme qui la terrorisait depuis un bon moment à présent : Keith. Derrière son masque de Jack Cleveland, il ne put la reconnaître. Lui donnant silencieusement un foulard, elle s’échappa rapidement de là où il était pour que rien ne la trahisse.

Les manifestants se tassèrent devant la mairie et le nombre de personne montrait l’importance de l’action. Les gens voulaient être là, certains pour casser tout ce qu’il y avait autour d’eux par plaisir de se battre, d’autres pour montrer leur opinion.

Il y eu des détonations dans la ville, à plusieurs endroits de la ville, Kenneth et Dwayne devait être pour quelque chose. Un silence s’installa avant que le brouhaha ne reprenne de plus belle mais avec une tension angoissante. Les mouvements de la foule étaient rapides et paniqués. Au moindre acte, une partie de la foule pourrait partir en vrille. Les Unbroken voulaient l’indépendance de la ville, indépendante des Etats-Unis, sans avoir besoin de vivre avec une arme sur la tempe qui au moindre écart la réduirait en bouillis. Ils voulaient retrouver un semblant de liberté, presque similaire à celle qu’ils avaient un an auparavant, avec la liberté de pouvoir aller et venir dans le monde sans être un paria. La ville avait survécu jusque-là avec la présence des militaires, ils étaient temps qu’ils prennent leur affaire et aillent s’occuper d’autres pays qui auraient besoin d’être étouffée par leur présence. Ils étaient temps pour eux de partir!

Les flics étaient là eux aussi, les militaires devaient se préparer probablement à Inglewood mais l’explosion semblait être provenir de ce quartier-là et ils devaient être occupés de leur côté. Aidant à redresser un homme tombé par terre dans la précipitation, elle posa une main sur son épaule pour chercher à voir s’il allait bien. Il avait de la chance que la foule ne soit pas encore en folie car ils se seraient fait piétiner. Lui donnant une tape pour lui dire que cela allait aller, elle se faufila à son tour pour être à quelques rangées du City Hall, dans l’espoir de voir ou entendre quelque chose. Derrière ses masques, elle ne reconnaissait personne, impossible de savoir qui était un Unbroken ou un simple civil. Certains tenaient des armes blanches, d’autres de simples bouts de ferrailles, elle ne vit pas d’armes à feu mais ce n’était pas impossible qu’il y en ait.


Les insultes fusaient, la foule s’entassait, se poussait vers la mairie. Qui donna le premier coup, India ne sut le dire. L’odeur irritante d’un gaz lacrymogène se fit sentir et la jeune Phillmore fut obligée de reculer pour ne pas recevoir de coup et pour arriver à respirer sans tousser ni pleurer. Il y aurait des blessés dans les deux camps, plus ou moins grave mais la situation était en train de dégénérer.


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[Tout ça pour dire que la manif part en vrille :cuirfouet: ]

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Sam 30 Sep - 19:02


Event
ft. Les gens

Lily fixait la foule, cloitrée dans sa bagnole. Elle se demandait encore comment sortir de là sans défoncer les deux voitures qui l’enserraient ni écraser les déchets animés de Downfall. Elle avait choisi son jour pour sortir de sa piaule. Les deux mains sur le volant, Lily sentait l'angoisse monter. Elle n'était pas armée, elle n'était pas en forme, et elle était seule. Un combo gagnant pour finir lapidée par une foule en colère. En colère pour quoi, d'ailleurs ? La pression de Los Angeles ? Ces connards avaient foutu un sacré bordel dans ce qui était déjà un sacré bordel. Fortiches les mecs. Ou peut-être avaient-ils seulement envie de montrer qu'ils existaient encore. Quoiqu'il en soit, Lily était suffisamment satisfaite de sa vie misérable actuelle pour ne pas se lancer là-dedans. En clair : elle voulait se tirer. C'est alors qu'une tête la fixa de l'autre côté de la vitre.

Elle voulait quoi la vieille ? Hors de question de la laisser grimper. Lily l'étudia trente secondes, incapable de lui coller un âge. Et dans un soupire lourd de sens, elle finit par plonger du côté passager pour lui ouvrir la porte. L'inconnue ne mis pas longtemps à s'engouffrer dans son carrosse. Très apprêtée, pour le centre-ville, on peut dire qu'elle détonnait. Elle avait de la chance de ne pas s'être encore fait dépouiller. C'est sans doute ce qu'elle se disait aussi, vu comment elle agrippait son sac à main. Y'a pas de quoi, finit-elle par lancer en guise de réponse à son sourire surfait. Tirant toujours la tronche, Lily sentait son cœur s'emballer. A côté d'eux, les gens s'activaient, s'énervaient, s'excitaient. Rester planquer ici ne serait pas une bonne idée très longtemps. Les solutions étaient assez limitées. Bon, accrochez-vous, on va pas y passer la journée. Prenant une grande inspiration, Lily démarra la voiture et la braqua sur la gauche. La foule s'écarta brusquement, histoire de ne pas se faire rouler dessus. Ils vont tout droit. Il faut juste qu'on réussisse à avancer jusqu'à cette rue pour pouvoir tourner et se barrer. Elle n'était pas certaine de dire ça pour expliquer son plan à son invitée ou pour se rassurer elle-même sur leurs chances de réussite. Mais de toute façon, les dés étaient jetés. Lily accéléra. Barrez-vous !

Mouais. Pas sûre que ça suffise à les convaincre.  

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Dim 1 Oct - 19:34




the golden age of grotesque

Downfall

Alors que l'atmosphère se chargeait d'électricité, l'air devenait corrosif. Du gaz lacrymogène tentait d'aveugler la foule. A peine deux heures après le début de cette manifestation qui se voulait pacifiste, les prémisses d'une guerre civile se faisaient sentir. Un épais nuage de poussière et de fumée s'élevait au nord de la ville. La sidération étira un instant les visages, avant que l'angoisse ne se saisisse du parvis de la Mairie et de ses artères. Derrière les visières, j'aperçus le regard affolé des Forces de l'Ordre. Leurs muscles se crispèrent. Leurs visages se figèrent en une expression déterminée et sauvage,. Leurs mains refermèrent leur prise sur des matraques qui n'allaient plus être seulement dissuasives... L'affront allait pouvoir commencer.

Arrachant le masque de Cleveland de mon visage, je nouais le bandana autour de mon visage, protégeant mon nez des premières salves de gaz lacrymogène. J'attrapai ensuite dans mon sac à dos une paire de lunettes, et une matraque télescopique en métal. Ainsi paré, je fendis la foule qui fuyait les boucliers des flics, mon regard s'accrochant à la complicité qu'affichait quelques inconnus solidaires dans leurs intentions. Un véritable shoot d'adrénaline satura mes veines, grisant un esprit déjà excité.
Complètement captivé par le spectacle qu'offrait à présent cette manifestation, je rencontrai le métal froid d'une voiture. Faisant volte-face, je tombai nez-à-nez avec un moteur tout aussi rugissant que la conductrice qui intimait vainement à la foule de s'écarter. Les mains apposées sur le capot, je me laissais gagné par un rictus mauvais. D'un bond, je montai sur la voiture, attrapant au passage un cocktail molotov aimablement tendu. Une fois arrivé sur le toit, je lançai la bouteille enflammée dans les premiers rangs des Forces de l'Ordre. Or, je n'eus pas le temps de me satisfaire du résultat que je sentis la taule trembler sous mes pieds. La voiture tentait d'avancer. Sautant à pied joint sur le capot, je fis face à deux bonnes femmes, enfin, plutôt un fantôme et un cadavre. La conductrice était blême, aussi angoissée qu'enragée, tandis que sa passagère semblait s'être échappée de son sarcophage. Posant une semelle crottée sur le pare-brise, j'assenai un grand coup de matraque sur le toit de la bagnole.

Dans mon dos, les affrontements avec la police et les militaires avaient commencé. La foule était devenue une horde sauvage et déterminée. Le sang allait couler sur l'asphalte déshydraté de Downfall.

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HRP:
 
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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Mer 4 Oct - 22:38

« Les querelles ne dureraient pas longtemps si le tort n’était que d’un côté. » Certes. Eriyl approuve la réaction d’un regard entendu. Si l’on devait chercher le  responsable initial ça serait LA, et c’est toujours LA depuis l’ouverture de Downfall au monde. Pendant l’autarcie, les seuls à blâmer sont les plus fort ayant broyé les plus faible. Mais comment leur en vouloir ? La loi du plus fort, Jean-Jacques Rousseau, est forcément une conséquence dans ce genre de société. Et c’est donc là encore une conséquence que l’ensemble de population du quartier expérimental se soulève face à la pression extérieure. Ils ont été parqués il y a plus de 50 ans, laissés seuls et maintenant, il faudrait se plier aux lois du monde ? Il n’y a aucune logique. Eriyl à beau tout retourner dans son esprit, il ne parvient pas à comprendre son environnement. « A qui cela profite-t-il le plus surtout ? » Même si les réponses peuvent être multiples, un groupe de personne sort du lot instantanément. En outre de travailler au lycée et à l’université, Eriyl est conseiller municipal. Il côtoie les politiciens et possède quelques contacts au sein de chacun des gangs. « Politiques. Gangs. Certainement pas au peuple. C’est pas pour rien qu’ils se soulèvent. »

C’est juste quand le professeur porte son café à ses lèvres qu’une onde de choc secoue la ville en réponse à l’inquiétude de la jeune femme. Eriyl scrute Downfall à travers la fenêtre, jetant quelques coups d’œil interloqués à Ruth. Au loin s’élève une fumée sombre au-dessus de la ville. « En effet, ça commence vraiment à chauffer. Déjà une explosion ? » Il est blasé par cette ville construite sur la violence et la répression. La foule se presse de plus en plus dans la rue, créant une atmosphère étouffante. Dans le café s’amasse de plus en plus de monde au comptoir, venu se réfugier face à la marée humaine se déversant vers la mairie. « J’aimerai connaitre leur véritables revendications ? Faire de Downfall un état souverain comme le Vatican ou Monaco ? Même en ayant un pied à la mairie je n’arrive pas à cerner le véritable projet du maire. Néanmoins il faut prendre en compte les autres partis de la ville, ceux qui ont l’argent et le pouvoir. Cleveland n’est pas seul. Malgré la disparition de Flynn, les Prayers ont encore pas mal d’aplomb et sont capable de lutter. « Et on va pas parler des représentants du peuple, les Unbroken, qui ont une politique et une façon de communiquer très … agressive. » Bien qu’ils semblent avoir bon fond et défendent les droits du peuple.

« Nous aurons peut-être un début de réponse aujourd’hui. Le peuple se soulève face à ses oppresseurs… » La cohue extérieure et le bruit environnement fait comme échos aux propos du professeur qui vient de terminer cul son second café sans sucre.

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Jeu 5 Oct - 0:03


A fight song.
EVENT 4.1


Une foule qui s’excite c’est un peu comme la gastro-entérite : au départ on sent un malaise et on se dit que ça va passer, mais très vite la nausée monte et petit à petit la panique s’intensifie jusqu’au moment ou on se résigne à comprendre qu’on va passer la nuit à vomir, chier en ayant l’impression d’être au bout de sa vie. Une foule de manifestant c’est pareil : on croit toujours que ça va être pacifiste, puis çà part en eau-de-boudin jusqu’au moment ou il y a des parpaings qui volent et des dents qui…Volent aussi.

Hors je le sentais. Au moment ou ce bruit assourdissant avait résonné à peine quelques rues plus loin, je m’étais enfoncée comme je pouvais dans la foule, mais naturellement ça partait en couilles : ça avait commencé par un pauvre vendeur de hot dog qui n’avait rien demandé à personne et maintenant les casseurs s’en prenaient à un kiosk à journaux. Les gens commençaient à jeter des trucs et à se taper dessus.

PAIGE GILLBERT | Ok, moi je ne veux pas de problème, je vais me contenter de passer dans la foule et puis c'est marre !

J’avais marmonné ça entre mes dents, mais j’espérais secrètement que cela agirait comme un mantra qui ferait instinctivement comprendre aux casseurs que je cherchais juste à rentrer chez moi. Le souci dans les manifs c’est qu’il y avait ceux qui voulaient faire passer un message et les autres qui étaient justes la pour taper sur les gens. La manifestation était loin, mais l’explosion ayant eu lieu à Inglewood m’avait fait comprendre que ça ne tarderait pas à dégénérer ici aussi…Et c’était maintenant le cas ! Les gens se fonçaient dedans. J’avais bien mon arme de service cachée sous ma veste en cuir à col en fausse fourrure de mouton que je refermais au plus vite. Dans un mouvement pareil, une arme était vite volée et un innocent vite abattu…

Je hélais un taxi, mais ne fut pas surprise de voir qu’il m’ignorait. Il allait surement prendre une pause le temps que les événements se calme, traduction : il avait fini sa journée. J’avançais donc, la foule était oppressante, les injures montaient, les gens se tapaient dessus, il me fallait rejoindre Van Nuys au plus vite. J’avançais d’un pas décidé, mains dans les poches, tentant vainement de me faire discrète quand les ennuis commencèrent : un type fut envoyé direct contre moi, je le repoussais sans ménagements et un autre gars se mit à lui sauter dessus pour lui mettre une droite. Au nom de quoi ? Mystère, mais visiblement les 2 étaient décidés à en venir aux mains.

Comme un brasier s’élançant d’une allumette, d’autres commencèrent à se taper dessus, la flic en moi m’ordonnait de faire quelque chose, mais la videuse avait juste envie de rentrer et se taper devant un film de karaté. Un mec s’approchait de moi, il attrapai le col de mon blouson «  c’est joli ça… » Se contentait t’il de dire, d’un mouvement d’épaule je chassais son bras. « Ca aussi c’est joli » dit t’il en m’agrippant un sein et la je vis rouge, mon genou rencontrait son service trois-pièces juste avant le coup de coude qui vint l’écraser au sol. S’en était trop, j’ouvris ma veste, montais sur une voiture à l’arrêt et dégainait mon flingue, tirant en l’air en espérant stopper la foule.

PAIGE GILLBERT | CA SUFFIT, TOUT LE MONDE SE CALME !

Mais mes cris et mon coup de feu, destinés à calmer une foule en colère n’eurent pas l’effet escompté : d’abord certains se mirent à paniquer, ensuite le mec que je venais de frapper bourrait de tout son poids contre la voiture sur laquelle j’avais élu domicile afin qu’on me repère (mauvaise idée à bannir à l’avenir d’ailleurs) me faisant tomber tète la première sur le macadam et lachant mon flingue dans la rue et enfin le même mec me trainait dans une ruelle, tandis qu’un passant ramassait mon arme tombée au sol durant ma chute.

L’homme m’arracha mon manteau et me laissa au sol, haletante et transpirante, tandis que je posais ma paume à plat sur le sol pour me relever. Je voyais totalement flou ce qui m’indiquait que je devais avoir une légère commotion. La dernière chose que je vis fut le mec qui m’avait jeté au sol, sapé avec MON manteau me mettre une droite monumentale et puis ce fut le trou noir…


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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Dim 8 Oct - 4:20

Il est 6h12 au regard de ma montre, les premiers rayons du soleil percent les quelques nuages à l'horizon, teintant le ciel encore bleu nuit d'un jaune orangé déjà flamboyant. Un magnifique spectacle que j'observe paisiblement, comme s'il m'était donné de le voir pour la toute dernière fois. Perché tout en haut du palais de justice de Compton - abandonné à son sort depuis les bombardements - je distingue à peine le Downtown de Los Angeles et le mur qui le sépare de Downfall. Songeur, je dépose mon regard en direction d'Inglewood. Ce samedi 9 septembre 2017 sera probablement un jour à marquer au fer rouge ; une grande journée attend cette ville rongée par le mal. Aujourd'hui, le fond de ses entrailles va refaire surface. Toute la souffrance accumulée depuis près de deux ans va éclater au grand jour. Pour le meilleur ou pour le pire, seul l'avenir nous le dira.

À la regarder comme ça, rien ne présage une matinée mouvementée. Pourtant, dans à peine deux heures, la ville grondera. Lors de notre entrevue avec Kenneth et Luka, cette dernière criait son désaccord quant à l'action qui se prépare depuis déjà quelques jours au sein même du Big Nowhere, dans le secret le plus total. Malheureusement, tous ces mois passés prouvent que le pacifisme ne peut régler le problème. Les autorités nous ont bouffé du terrain, sûrement et sans douceur. S'ils sont parvenus à empiéter sur nos plates bandes, c'est parce que nous n'avons pas répondu avec assez de hargne et de violence. On s'est laissés marcher dessus, mais désormais le peuple n'en peut plus de souffrir en silence. Le verre est plein et ne demande qu'à déborder...

***

La foule compacte qui avance comme un seul homme est impressionnante. Pour une fois, l'Ordre est forcée de reculer. Il est tout juste huit heures et une horde composée d'hommes et de femmes de tous âges marche silencieusement vers Inglewood. Le masque de Jack Cleveland est pratiquement sur tous les visages. Moi, c'est celui de Bane que j'arbore au milieu de cette masse qui ne cesse d'accroître, à mesure que nous approchons du but.

Bane, fruit d'une expérience douloureuse et le seul à avoir vaincu Batman. Je n'arbore par ce masque par hasard. Il représente énormément de choses. Downfall bien sûr qui, comme lui, est née d'une expérience. Les Unbroken ensuite qui, à son égal, tirent leur pouvoir par la force. La grande intelligence du super-vilain multipliée par trois, à l'image de Luka, Kenneth et moi à la tête de cette coalition. Et enfin les buts communs : prouver notre puissance et battre le symbole d'une justice qui n'en est pas une. Cette fausse indépendance qui règne sur la ville est notre Chevalier Noir. La cible à abattre, quoi qu'il en coûte. Enfin, je trouve aussi mon compte sous ce nouveau visage car, comme moi, Bane eut un passé baigné de malchance. Alors, je me sens bien sous cette effigie. Et c'est à la fois calme et inquiet que je me retrouve au cœur du centre-ville.

La foule naguère silencieuse se fait soudain bien plus bruyante. Slogans, cris, insultes et sifflements fusent de toutes parts. La colère gronde et bien que les minutes passent, de nouvelles personnes ne cessent de se mêler au groupement qui remplit bientôt tout l'espace possible. Je monte sur une camionnette pour me rendre davantage compte du nombre impressionnant de personnes présentes. À côté, les badauds ne savent plus où se mettre et certains osent témoigner de leur colère.

Mais mon attention repose ailleurs. Je regarde ma montre. L'heure fatidique approche. Dans une poignée de minutes, l’œuvre de Kenneth sonnera l'hallali. Tous les chiens seront excités. Et la suite prévue aux évènements donnera un tout autre visage à cette parcelle de la ville parfaitement restaurée...

***

8h44. La manifestation bat son plein et les forces de l'ordre présentes n'ont aucun contrôle. Je ne peux m'empêcher de sourire sous mon masque en voyant à quel point tous ces connards sont dépassés. Personne ne s'attendait à ce que la "vermine" bombardée par deux fois serait encore si nombreuse, présente et en forme.

* On y est... *

Les traits de mon visage redeviennent soudainement plus graves. Deux explosions coup sur coup viennent de retentir avec puissance et déjà, d'épaisses fumées s'élèvent aux regards des gens présents aux alentours. 8h45, pile à l'heure. Bane détruisit les murs de l'asile d'Arkham ; les Unbroken ceux de la prison judiciaire et des agences fédérales.

Toujours sur le toit de la camionnette, poing levé et regard sur la foule, je hurle à plein poumon pendant de longues secondes, brisant le silence de stupeur aux alentours. Les rugissements de la foule se joignent à moi. Et d'un coup, la manifestation laisse place à une véritable émeute. Déjà les premières alarmes des malheureux véhicules stationnés raisonnent, les pavés sont arrachés du sol pour être jetés en direction des autorités, comme tout se qui peut tomber sous la main. Et les quelques inconscients qui veulent jouer aux héros se font prendre à partie.

Je descends de mon estrade de fortune quand un Unbroken masqué d'un bandana me donne un cocktail molotov. Je sors mon briquet de ma poche tout en me frayant un chemin, me retrouvant face à une lignée de flics cantonnés derrière des boucliers. D'autres hommes se joignent à moi et tous ensemble, nous lançons les cocktails enflammés vers nos cibles, qui répondent bientôt en jetant des lacrymogènes et du gaz poivre.

Je me replie, pensant au sac de sport que je porte en bandoulière comme bon nombre de manifestants. Tout le monde s'en tient au plan. Nous détruirons tout ce qui est à notre portée, mettrons le feu aux magasins, prendrons les commerces de force, et nous tiendrons notre position des jours durant s'il le faut. Mais ce que le Chevalier Noir ne sait pas encore, c'est que la situation pourrait nettement s'aggraver. Si l'armée ose nous tirer dessus, les Unbroken feront également cracher leurs armes...
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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Jeu 19 Oct - 11:38




The Golden Age of Grotesque

Les Habitants de Downfall



L’atmosphère devenait lourde, irrespirable. La foule bousculait tout sur son passage. Alors que la jeune femme reculait, elle se rendit compte que les manifestants cherchaient à tout détruire autour d’eux dans une frénésie incontrôlable. Sentant les mouvements de la foule pour aller en avant, elle avait du mal à aller en arrière. Un pas en arrière, deux pas en avant. Et pourtant d’autre tentait de fuir les coups de matraque des flics.

Arrivant dans une ruelle, elle voyait une voiture qui tentait d’échapper à tout ce débordement. Un homme sauta dessus et commença à frapper avec une matraque la voiture où deux femmes étaient à l’intérieur. Ce ne fut pas difficile de reconnaître cet homme. L’angoisse envahit tout son être, et pourtant, lui ne l’avait pas reconnu alors qu’elle lui avait tendu un masque. India avait une chance de le frapper, de lui ôter la vie pour être enfin libre. Cherchant autour d’elle quelque chose pour le tuer, ce ne fut que lorsqu’une personne chuta à côté d’elle qu’elle ramassa sa matraque sans qu’il n’ait le temps de réagir ni de s’en rendre compte. Il risquait à tout moment de se faire piétiner et c’était probablement le dernier de ses soucis.

La matraque en main, la jeune Phillmore avançait vers la voiture, prête à frapper. Il ne la vit pas derrière lui, trop occupé à donner des coups sur le toit de la bagnole. L’arme en l’air, elle était prête, et pourtant tremblante, à le frapper. Elle asséna le coup mais un mouvement de la foule fit qu’elle toucha à peine sa cible, l’arme finissant sa trajectoire sur le capot de la voiture. Elle se crispa, terrorisée d’avoir loupé son coup.

Elle put le voir se retourner, la regarder cachée sous son masque. India prit ses jambes à son coup et tenta de fuir mais la foule avait eu le temps de s’épaissir. A tout moment, il l’attraperait, à tout moment il la tabasserait.



(c)syndrome

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Dim 26 Nov - 10:46

La brunette a finalement cédé à ouvrir la portière et laisser entrer la Lady dans son bunker. La foule est en transe et Siobhan peine à retrouver son souffle. Elle s’est fait peur dehors et c’est difficile à accepter. Comme quoi la foule a un pouvoir qu’elle sous-estime. Siobhan n’ouvre toujours pas la bouche, pas même pour répondre à son hôte. Fébrilement et luttant contre les tremblements donc ses mains sont submergées, elle ouvre son sac à main pour trouver son téléphone portable. Hight-tech la vioque. Ignorant l’énervement de son hôte, elle envoie un rapidement sms à son chauffeur, coincé quelque part, qui a tenté de la joindre à dix-sept reprises depuis 5 minutes.
Le moteur de la petite voiture démarre, Siobhan tourne la tête vers la jeune femme. « Vous pensez qu’on peut sortir de là ? » Son ton n’est pas moqueur ni hautain, la Lady veut sauver sa peau et sortir du centre-ville le plus vite possible. D’un geste du coude, elle appuie sur le bouton de verrouillage de la voiture planté contre la vitre de sa portière. La voiture se ferme, aucun enragé à l’extérieur ne pourra plus les rejoindre.
Malgré tout la foule s’écarte un peu pendant que la voiture avance sur moins d’un mètre. Son nez quitte à peine la place de parking. « Je doute que quelqu’un ne cherche jamais à savoir qui a renversé ou écrasé quelques manifestants… » Siobhan sous-entend clairement que si la jeune femme veut rouler sur des connards, elle peut. Le seul risque est de se prendre une batte de baseball dans le parebrise, ce qui craindrait un peu. « Mais évitons … vous n’êtes pas une meurtrière n’est ce pas ? » Si la jeune femme répond que si, la O’Mara sourira sans aucun doute, s’imaginant déjà sortir quelques billets verts de son sac pour embaucher une voiture bélier et la sortir de là.

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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   Ven 8 Déc - 17:17


Event
ft. Les gens

Au milieu de la foule, un visage retint particulièrement son attention. C'était peut-être parce qu'il lui faisait face. En plein dans sa direction, ce trou du cul refusait de bouger. Et sans doute pour bien le lui faire comprendre, il grimpa sur sa caisse comme sur le dos d'un cheval. Lily resta sciée. La squatteuse -qui venait d'avoir la réponse à sa question- la tira de sa sidération, sous-entendant très explicitement qu'elle ne verrait pas d'inconvénients à laisser derrière elle quelques cadavres écrasés. Et en voyant ce connard s'amuser à prendre sa voiture pour un skate, honnêtement, elle non plus. Ça dépend des jours, lâcha-t-elle entre ses dents. A ces mots, elle appuya violemment sur l'accélérateur pour faire descendre ce deuxième invité indésirable – qu'est-ce qu'ils avaient tous à vouloir coller sa voiture ? Une tentative malheureusement ratée, que le gars pris un certain plaisir à souligner vu que désormais il se mettait à sauter sur le capot. Il allait finir par le traverser. DÉGAGE PAUVRE TARÉ ! Là encore, il n'avait pas l'air enclin à obtempérer. La rage commençait doucement à prendre le dessus sur l'angoisse. C'était un peu comme si les gens disparaissaient autour d'elle et qu'elle ne voyait plus que lui. Lui et sa tronche d'abruti, masquée par un bandana. Pendant quelques secondes, elle eu l'impression que ses yeux lui étaient étrangement familiers... Et alors que sa patience -qui lui faisait déjà défaut- s'enfonçait dans un trou, voilà que quelqu'un d'autre balançait un coup de matraque sur son capot. Une fille, si on en croyait la silhouette qui se barrait déjà loin. C'est ça, court. C'en était trop. Bougez-pas, je reviens. Et si vous avez l'occasion d'en assommer un, ne vous gênez pas pour moi. Elle n'avait pas d'arme, dommage. Mais elle n'en avait pas besoin, du moins pour le moment. L'explosion de colère qui secouait ses neurones lui fournissait un stock suffisant en adrénaline.

Sortant de sa bagnole, Lily s'avança au niveau du capot. Et oubliant les coups de matraque qu'elle risquait de se prendre, elle choppa le bas de pantalon du connard qui piétinait sa caisse pour tirer d'un grand coup sec. Tombe, enfoiré. On s'amusera après.   

egotrip




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Heathens
You're loving on the freakshow sitting next to you, you'll have some weird people sitting next to you, you'll think "How did I get here, sitting next to you? Why'd you come? You knew you should have stayed. I tried to warn you just to stay away, and now they're outside ready to bust.  ▬ It looks like you might be one of us.
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MessageSujet: Re: Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]   

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Event #4.1 - The Golden Age of Grotesque : a Fight Song [SUJET]
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