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 Cassian Shelby

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MessageSujet: Cassian Shelby   Jeu 15 Juin - 20:34



 
Cassian Shelby
ft. Ricky Whittle
It is the lessons we learn that change us from boys to men. War is never good for commerce. Lest your trading in steel o’course.

 
28 mars 1982 dans notre chère ville sulfureuse  ϟ 35 ans ϟ Baneshadows
Capo ϟ C'est compliqué mais les femmes ont tendance à complexifier les choses les plus simples. Ne le prenez pas mal mesdames, vous avez tout mon amour.

 
Just an other psycho
Décrit le caractère de ton personnage en un minimum de 25 lignes pleines.
Nihil est enim virtute amabilius, nihil quod magis adliciat ad diligendum, quippe cum propter virtutem et probitatem etiam eos, quos numquam vidimus, quodam modo diligamus. Quis est qui C. Fabrici, M'. Curi non cum caritate aliqua benevola memoriam usurpet, quos numquam viderit? quis autem est, qui Tarquinium Superbum, qui Sp. Cassium, Sp. Maelium non oderit? Cum duobus ducibus de imperio in Italia est decertatum, Pyrrho et Hannibale; ab altero propter probitatem eius non nimis alienos animos habemus, alterum propter crudelitatem semper haec civitas oderit.
Cognitis enim pilatorum caesorumque funeribus nemo deinde ad has stationes appulit navem, sed ut Scironis praerupta letalia declinantes litoribus Cypriis contigui navigabant, quae Isauriae scopulis sunt controversa.

  Oportunum est, ut arbitror, explanare nunc causam, quae ad exitium praecipitem Aginatium inpulit iam inde a priscis maioribus nobilem, ut locuta est pertinacior fama. nec enim super hoc ulla documentorum rata est fides.

 

 
Miscellaneous Collected Informations

When you look at me, what do you see ? Les rayons mordorés du soleil illuminent la chambre du loft de taille relativement moyenne dans lequel se trouve l’un des capos du clan Baneshadow, pénétrant la surface lisse et douce de la vitre glacée offrant une vue plongeante sur le quartier des docks avec une délicatesse tranchant notoirement avec le spectacle rugueux de ce monde impitoyable. Cette enclave jalousement défendue est la propriété du clan qui l’a vu grandir avant de l’intégrer presque naturellement dans ses rangs. L’homme repousse doucement la couverture qui recouvre son corps rendu transpirant par la chaleur estivale et ce malgré l’air conditionné apaisant l’atmosphère moite. S’asseyant sur le bord du lit confortable, il écrase une main sur le réveil mettant ainsi un terme à la mélodie stridente l’ayant tirée du sommeil. L’homme se lève paisiblement quelques instants plus tard et noue le drap autour de sa taille avant de s’approcher de la fenêtre pour laisser les rayons du soleil caresser sa peau métissée à la teinte caramélisée. Son regard froid et inquisiteur balaie les environs d’un éclat acéré avant que celui-ci ne se détourne de sa contemplation routinière et ne se rende dans la salle de bain fonctionnelle du loft. Le confort est relatif dans le quartier portuaire même pour un gradé des Baneshadows. L’homme se fige devant le reflet terne que lui renvoie le miroir et ouvre le robinet d’eau froide pour se rafraîchir le visage ce qui lui fait le plus grand bien.

Le capo avise son iroquoise brune le rendant reconnaissable entre tous dans les rangs des maîtres des docks. Une coupe de cheveux qu’il se plait à aborder depuis son plus jeune âge. Une coupe de cheveux lui donnant l’impression doucereuse de rendre hommage à ses racines amérindiennes transmises par sa mère quand bien même cette coiffure n’a rien à voir avec le peuple d’Ozalee Shelby comme son nom ne l’indique que trop bien. Il aplatit la crête sinueuse sur le sommet de son crane d’un geste méthodique avant de se caresser la barbe. Une barbe de plusieurs jours ornant le bas de son visage d’une toison d’ébène qu’il ne rase une fois de temps que pour éviter qu’elle ne devienne trop longue ou négligée. Ses yeux qui sont ceux d’un homme habitué à l’horreur silencieuse d’une vie dédiée au crime ne brillent plus du même éclat que bien des années auparavant et pourtant ces deux orbes d’un marron frisant parfois l’ambre parviennent à témoigner à l’occasion autre chose que de la dureté. En effet, un brin de fierté traverse ces prunelles avec une aisance insoupçonnée. Une fierté attisée par sa position dans l’organisation ainsi que par un motif radicalement différent. Un motif mis en exergue par la présence des deux petites brosses à dent pour enfant sur l’étagère en bois bordant l’évier. Ses traits se ferment un instant et son expression se fait soucieuse tandis que ses pensées s’orientent vers sa petite princesse et son chenapan de frère qu’il ne peut voir que lorsque leur mère daigne respecter le droit de garde partagé pourtant accordé par la loi. Néanmoins, il ne peut pas en vouloir à son ex-femme de vouloir éloigner les petits de son monde. La lucidité l’emporte souvent sur l’égoïsme lorsqu’elle trouve naissance dans une préoccupation supérieure. Ses sourcils plus fins que ceux de bien des hommes retrouvent une position neutre sur son visage tandis qu’un sourire étire lentement ses lèvres.

La beauté rugueuse de son visage se fait moins âpre alors que la chaleur de ce sourire baigne l’homme dans une expression solaire faisant passer la précédente pour un orage perpétuel. Le Shelby et membre de la seconde génération de Baneshadows laisse tomber son drap pour entrer dans la douche proche. Le jet d’eau glacée fait son œuvre sur son corps musclé par une pratique intensive du sport ainsi que ces années en bas de l’échelle appartenant désormais au passé. Le mètre quatre-vingt-cinq de l’homme n’est recouvert d’aucun tatouage. Les seuls ornements tapissant sa personne se trouvent être des cicatrices dû à son mode de vie intrinsèquement violent dont la plus impressionnante se trouve être celle sur son flanc droit. Héritage d’un coup de couteau gracieusement offert par un Prayer ayant eu la décence de mourir atrocement dans la foulée. Une fois sa douche terminée et sa santé bucco-dentaire préservée, le Shelby se prépare rapidement pour une journée de labeur ordinaire dans le monde feutré des maîtres du port de Downfall. Il enfile rapidement un costume impeccable de couleur corbeau avant de se rendre dans la cuisine ou il avale un cappuccino remonté et des tartines tout en lisant le journal local. En récupérant ses lunettes de soleil il avise la photo collée au frigidaire et sourit tristement devant les trognes de son fils Milan et de sa fille Esmée les bras serrés autour des jambes de Victoria son ex-femme. Lorsqu’il finit par se détourner de l’image de sa famille décomposée il enfile ses solaires et quitte son domicile au moment où le klaxon retentit. Le capo rentre dans le range rover à la peinture sombre et s’assoit à l’arrière tandis qu’il salue ses deux hommes présents. Le véhicule prend le chemin du coin de Norwalk placé sous l’autorité du trentenaire.

Land of Confusion. Explique comment ton personnage est arrivé à Downfall (Est-ce qu'il y est né ? Comment et pourquoi il est entré dans le quartier expérimental ?)

Family Portrait. Faire partie d'un clan n'est pas innocent ; explique en quelques lignes comment ton personnage a intégré son clan ? Pourquoi ? Quelle place il y occupe (hiérarchie, rôle, missions), et quels sont ses rapports avec les autres membres du clan et la hiérarchie (positif, hostile, compliqué, etc.) ? Si ton personnage ne fait pas partie d'un clan, tu peux supprimer cette mention.

 

 
Only God forgive but God doesn't look to Downfall.



Le petit garçon de cinq ans tient fermement la main de sa mère tandis que de l’autre côté de cette dernière sa sœur aînée fait de même tout en riant allègrement en observant l’envol des oiseaux en cette douce fin de soirée estivale. Le contraste entre les deux membres de la fratrie est saisissant tant les deux enfants semblent être par bien des aspects l’opposé de l’autre. Les pas de la petite famille résonnent sur la chaussée d’un état déplorable de Gardena alors qu’Ozalee Shelby s’empresse de quitter ce quartier qui bien que bien moins dangereux que d’autres de la ville maudite qu’est Downfall n’est pas le plus sûr pour ses enfants contrairement à celui de Norwalk dans lequel le clan Shelby s’est fort logiquement établi sous l’égide de son époux Isiah Otunda Shelby un trafiquant d’arme sud-africain qui est un ponte du clan mafieux des Baneshadows puisqu’il s’agit d’un ami proche de Bruce Kells, leur charismatique leader ainsi que son second au sein de l’organisation dominant le point stratégique qu’est le port de l’enclave.

Là-bas dans l’immeuble qui leur sert de forteresse, ses petits sont à l’abri de toutes les menaces latentes que recèlent ce monde infernal, cette ville du péché dans laquelle le taux de mortalité n’a rien à envier à celui d’un pays d’Amérique latine. Ozalee n’est pas réfractaire aux activités illégales terriblement lucratives de l’organisation à laquelle appartient sa famille bien au contraire étant donné qu’elle y joue un rôle dans le domaine administratif. Seulement, son instinct maternel de lionne l’encourage à préserver ses enfants de la noirceur lancinante de cet environnement le plus longtemps possible. Il y a un temps pour tout aime t’elle penser. Et celui de ses enfants est pour l’heure fait d’insouciance innocente. La mère dévouée ne pouvait se douter que le drame frapperait aussi durement en cette fin de journée du mois de juillet 1987. Isiah lui avait pourtant comme à chaque fois enjoint de prendre quelques gardes avec elle mais elle avait refusée comme à l’accoutumée. L’époux de sa sœur cadette était policier et quand bien même John Coleman traînait une réputation de ripou la Shelby préférait se montrer diplomate. Et puis Gardena était un quartier relativement paisible à l’échelle d’un abîme comme Downfall. Le petit garçon observe les environs d’un œil empreint de fatigue tandis que sa sœur semble se délecter de cette sortie routinière.

Soudain, un individu se dresse sur le chemin de la petite famille alors même que la berline de cette dernière ne se trouve plus qu’à quelques mètres. L’homme relativement jeune brandit une arme de poing d’une main tremblante témoignant tant de sa peur que de son addiction à la drogue, ses yeux sont injectés de sang et roulent à droite et à gauche. La mère de famille place ses enfants derrière elle et se contente de toiser avec mépris le gamin face à elle avant de lui donner son nom alors qu’il lui ordonne de lui donner son sac. Persuadé que n’importe quel minable délinquant de cette ville connait les Baneshadows et leur politique vis-à-vis des attaques à leur encontre mais le jeune homme s’agite de plus en plus. Le petit garçon de cinq ans se cramponne à sa sœur comme à une bouée en plein naufrage tandis que celle-ci ne quitte pas leur agresseur du regard. Seulement, le délinquant ne sait visiblement pas se servir d’une arme et le coup part droit vers Ozalee Shelby seulement Mila a poussé sa mère et reçoit la balle à sa place.  Sa tête est perforée presque à bout portant et le sang ne tarde pas à inonder les lieux. Le voleur s’enfuit avec le sac tant désiré à la quatrième vitesse, trop stupide pour comprendre qu’il vient de décrocher un billet pour le véritable enfer. Les cris désespérés de la Baneshadow transpercent l’air lourd de ce début de soirée tandis que le gamin verse toutes les larmes de son petit corps le visage maculé de sang encore chaud. Tableau macabre à l’horreur inégalée. Mila ? Mila hurle le frère de la petite fille à plein poumon mais en vain. Mila ! Mila ! Réveille-toi grande sœur !

Je me réveille en sursaut trempé de sueur au milieu de la nuit le regard hagard et l’esprit embrouillé par ce cauchemar récurrent n’ayant jamais cessé de me poursuivre depuis ce funeste jour ayant brisé mon enfance. Je cherche Victoria du regard mais mon ex-femme n’est évidemment plus là. Fiévreux et aussi bouleversé qu’à l’accoutumée après une telle plongée dans ce traumatisme juvénile, je repousse brusquement les draps recouvrant mon corps pour m’asseoir sur le bord du matelas. J’allume la lumière de la lampe de chevet et me passe une main sur le visage avant de me lever et de quitter la pièce pour rejoindre la cuisine du loft. Une fois dans le royaume rutilant de chrome et de délicate vaisselle immaculée, je m’empare d’un verre et d’une bouteille de bourbon et m’en sers une bonne rasade. Je tâtonne dans les tiroirs à la recherche d’une dose de nicotine mais ne trouve pas de paquets à portée de main alors je saisis mon verre d’une main avant de rafler la bouteille dans la foulée. Une fois dans le vaste salon, je commence à murmurer pour moi même comme j’en avais rapidement pris l’habitude suite à la disparition tragique de Mila. Je sais grande sœur. Je sais ce que tu vas me dire mais tu sais que c’est trop dur sans cela. Je dépose ce que j’ai dans les mains sur la table avant d’aller chercher un narguilé dans un meuble puis je m’installe confortablement pour le préparer avec une douceur presque excessive contrastant nettement avec mon état émotionnel empreint de nervosité.

Ne rigole pas Mila. Tu sais que si je vais trop vite cela risque de mal tourner. Je m’attelle à la tâche avec mon efficacité coutumière. Comme si peu importe la situation, la mécanique de mon être prenait le pas sur tout le reste. Une fois ma besogne achevée, j’allume l’appareil et aspire une bouffée de fumée que je recrache dans la foulée avant d’agrémenter le tout d’un coup de whisky sec. Les minutes défilent ainsi au rythme de ce rituel apaisant et je finis par m’allonger sur le canapé et me recouvrir du plaid assorti. Bonne nuit grande sœur. Je ne t’oublie pas. Je me lève quatre heures plus tard avec un léger picotement dans le crâne, signalement obsolète des événements de la nuit passée tant le volume contenu dans la bouteille semble un indice suffisant. L’eau glacée de la douche m’aide grandement à me remettre les idées en place et le café aussi noir que mon humeur vient parachever ce simulacre de sauvetage matinal. Je jette un coup d’œil par la fenêtre avant de surveiller ma montre. Je retourne dans ma chambre pour m’y apprêter pour la journée à venir. Les affaires n’attendent pas, elles n’attendent jamais. J’ai des choses à superviser aujourd’hui. Achevant de me vêtir, je me rends dans mon bureau dans lequel je conserve un double de mes documents et entreprends de vérifier les comptes de l’activité placée sous ma responsabilité. Au passage, mon regard accroche une photo du clan Shelby sur laquelle ma sœur aînée et moi sourions dans les bras du patriarche. Mon père Isiah.

Isiah Otunda Shelby est un trafiquant d’arme sud-africain né d’une mère noire Maliah Otunda et d’un père blanc versé dans la criminalité et le trafic de toutes sortes de marchandises Ethan Shelby. Il semblerait donc que malgré l’apartheid et les beaux discours colonisateurs faisant l’apologie de l’inégalité des races les relations entre personnes de couleurs différentes ne soient pas impossibles à cette époque appartenant désormais aux livres d’histoires mais je vais vous épargner la généalogie de ma famille pour me concentrer uniquement sur mes parents car une partie de ce que l’on est découle de ce qu’ils ont été. Autrement dit pour savoir où on va mieux vaut savoir d’où l’on vient. Isiah a été formé à la contrebande, le trafic et la négociation par son paternel qui en plus de passer pour un excentrique aux yeux de sa communauté pouvait également se targuer de pouvoir brandir fièrement l’étiquette de paria tant pour ses activités peu reluisantes que pour son mépris le plus absolu pour l’idéologie dominante de la culture de son temps. Mon père a tout de suite manifesté un esprit acéré taillé pour les affaires illégales pour la plus grande fierté d’Ethan et les affaires familiales ont très bien tournés. C’est à la mort de son père -sa mère étant morte bien des années plus tôt- qu’il a décidé de se rendre et de s’installer à Downfall. Il a voyagé avec sa belle petite fortune illégale à bord d’un cargo aux marchandises toutes aussi illégales pour y parvenir. Comment expliquer ce choix de vie, cet exil volontaire dans une enclave situé au cœur d’un pays ou les droits des personnes de couleur étaient à peine mieux acceptés que dans son pays de naissance. Est-il vraiment nécessaire de répondre à cette question ?

D’autant plus que les Etats-Unis ainsi que cette terre promise au gout de cocagne interdit représentait une véritable plaque tournante pour certains produits et un marché alléchants pour l’homme d’affaire. Ozalee quant à elle est née dans une tribu amérindienne de Californie fille de Tyee et de Zaltana. Les amérindiens n’utilisent traditionnellement pas de nom de famille mais avec le temps ils ont fini par adopter la coutume des colons du moins pour ceux ayant abandonnés leur mode de vie au cours des époques. Ozalee s’est contentée de prendre celui de son époux n’accordant que peu d’importance à ce détail. Ma mère est née comme nombre de derniers membres de ces peuples qui dominaient jadis les vastes étendues de leur présence environnementalement harmonieuse au cœur d’une réserve amérindienne. Vous savez ces espaces réservés aux natives americans pour préserver les derniers vestiges de leur culture ancestrale mais ou dans les faits règnent sans partage le chômage, le désespoir et la misère expliquant très certainement pourquoi l’alcoolisme et l’addiction aux drogues y sont si prégnants. Je vous épargne l’enfance de ma mère qui fut somme toute relativement heureuse pour en arriver aux raisons expliquant son arrivée à Downfall. Ozalee une jeune femme pleine de caractère et d’une force intérieure admirable s’est investi pour les droits de sa tribu et plus généralement de son peuple durant quelques années avant d’abandonner devant la certitude que son idéalisme n’avait aucune chance de se concrétiser sur quoi que ce soit. C’est ainsi que la jeune femme a franchi les portes de la ville, désireuse d’y trouver quelque chose. Comme s’il était finalement plus compliqué que prévu de jeter son esprit libertaire aux orties.

Il semblerait que la jeune amérindienne y ait trouvé quelque chose puisqu’elle s’y est finalement installé. Downfall avait ses nombreux défauts et ressemblait par bien des aspects à son lieu de naissance néanmoins l’égalité était une réalité selon certains critères. La misère était collective et ne faisait pas cas de la couleur de peau, de l’origine ou de l’histoire des habitants. Mes parents se sont rencontrés dans un bar et de leur flirt enflammé si je me fie aux souvenirs de mon père est née un lien probablement facilité par le fait que les deux tourtereaux partageaient des traits communs à leurs histoires respectives. Quoi qu’il en soit le couple s’est assez rapidement retrouvé dans l’entourage de Bruce Kells pour plusieurs récents. La première étant le rang de trafiquant d’armes entre autres marchandises d’Isiah, son talent d’homme d’affaire. La seconde leur amour pour la ville de Downfall. La troisième expliquant assez bien la seconde, leurs histoires respectives faites de discriminations en tout genre ne pouvant que les amener à apprécier la vision d’un homme comme Bruce Kells. Le charisme du fondateur des Baneshadows a dû également joué mais ce dernier point semble obsolète tant Isiah et Ozalee partageaient pleinement cette vision d’une ville hors du monde prônant des valeurs sonnant comme un gigantesque pied de nez au reste de la civilisation. Ma sœur aînée Mila est née en 1980 soit deux ans avant ma propre naissance. Mes souvenirs de ma petite enfance sont assez flous ce qui est somme toute parfaitement logique néanmoins je me souviens parfaitement du lien fusionnel m’ayant uni à Mila. J’étais constamment collé dans les pattes de ma grande sœur qui était la meneuse de la fratrie. Je n’ai rien de bien intéressant à raconter sur cette période si ce n’est qu’en 1985 le groupe hétéroclite de partisans de Bruce Kells s’est finalement constitué en une organisation structurée autour du projet d’indépendance de la ville.

L’organisation contestataire était bien plus un clan familial qu’une mafia ordinaire car à Downfall chacun se connait ne serait-ce que de vue ou de nom et les jeunes Baneshadows se regroupèrent bien vite dans les rues et sur les docks de Norwalk après avoir conquis cette place forte hautement stratégique à la force des gros calibres. L’une des rares lois à faire l’unanimité en ce bas monde. Isiah s’est vu offrir le poste de second là où le fils spirituel du boss Jack Cleveland n’était encore qu’un adolescent, un homme en devenir. Isiah n’a pas perdu de temps avant d’acquérir un immeuble dans le quartier puis de le convertir en logement tenant plus de la forteresse bétonnée que du parfait foyer familial. Cet immeuble se trouve au cœur du territoire Baneshadow. Je me revois jouer avec insouciance avec d’autres enfants de membres du clan qui allait vite devenir l’âme de la ville maudite. Ceux-là mêmes qui deviendraient les membres de ma bande adolescente des années plus tard. Ceux-là mêmes qui serviraient dans l’organisation à mes côtés ensuite. Je me souviens aussi des fêtes de famille durant lesquelles toute l’organisation était présente. Les discussions animées, les flots d’alcool, la fumée des cigarettes, les parties de dés et de jeux d’argent, l’opulence contrastant nettement avec le reste de la ville, les cadeaux que nous recevions, les bagarres entre les jeunes loups se sentant obligés de prouver qu’ils avaient la plus grosse. Les regards empreints de fierté des mères de famille. Les cris et les rires des enfants. Une communauté soudée autour d’un leader dans toute sa splendeur. Je me souviens aussi que parfois Bruce Kells me prenait sur ses genoux alors qu’il discutait avec mon père et ses officiers et qu’il me demandait ce que je voulais faire plus tard. Je répondais alors comme mon père avec un grand sourire éclatant et Bruce disait un vrai petit Baneshadow celui-là, il ira loin.

Je m’arrache à mes souvenirs lancinants en détournant le regard de la photo de famille qui réveille en moi une douleur indélébile comme à chaque fois que Mila se rappelle à moi que je le veuille ou non. Je reporte mon attention sur ma montre et constate qu’il me reste un peu de temps avant l’arrivée de mes hommes. Aussi, je m’installe à mon bureau et entreprends de faire ce pour quoi je suis venu dans cette pièce en premier lieu. Soit la gestion des comptes des dernières semaines. Je ne suis pas de ceux parvenant à faire le distinguo entre la vie privée et la professionnelle et j’ai tendance à mêler les deux avec une aisance relative. Mon dévouement à la cause des Baneshadows a toujours été complet. Et si j’ai géré les exécutions du clan et le sale boulot avant d’obtenir ce changement de domaine moins sanglant qu’est la responsabilité des marchandises particulières que sont les véhicules en tout genre des pièces détachées arrivant d’Europe de l’est ou partant de la ville pour l’Europe de l’est ou toute autre destination, des voitures luxueuses faisant le bonheur des nantis de Palos Verdes, des voitures plus accessibles au tout venant, des motos, scooters et autres deux roues faisant le plaisir de la jeunesse pouvant s’offrir un tel symbole de liberté intemporelle aux véhicules utilitaires pouvant servir d’ambulances, de fourgons, d’engins de construction ainsi que les rares bateaux de plaisance de la ville. Tout tas de ferraille permettant de se mouvoir entrant dans cette ville est mon royaume. On m’avait proposé la gestion des biens matériels inondant le marché noir de notre chère ville mais j’avais opté pour ce domaine bien précis usant de mon nom de famille pour choisir là ou d’autres suivaient les ordres sans pouvoir broncher. Isiah avait été une figure de l’organisation et un ami proche de Kells. Deuxième génération des maitres du port. Enfant de la première heure des partisans. A dire vrai, je n’utilisais pas cela à mon avantage à moins que l’on me le colle sous le nez comme le prouvait mon parcours. Quoi qu’il en soit, je ne trouve rien d’irrégulier dans les rapports et les chiffres sont plus que satisfaisants alors je range le tout avec application avant de saisir mon holster et de le passer à l’épaule. Puis, je quitte mon domicile pour rejoindre mes hommes garés devant le loft. Je les salue d’un signe de tète et ils comprennent à la vue de mon expression que je suis loin d’ètre de bonne humeur. Une fois installé à l’arrière, je laisse mon regard accrocher les passants tandis que le quatre-quatre m’emmène. Il s’attarde sur une mère de famille tenant sa fille par la main pour l’emmener à l’école. Mes yeux se ferment tandis que je pousse un léger soupir.

En parlant d’école, j’ai été un très bon élève appliqué et travailleur avec de bons résultats et ce au cours de toute ma scolarité dans les institutions de la ville. Non pas que l’exercice me plaisait particulièrement mais Mila était une élève émérite et elle était quelque peu un modèle pour moi  qui plus est Isiah insistait sur l’importance de la connaissance et de la bonne éducation. Le gentleman sud-africain avait d’ailleurs installé une collection d’ouvrages assez fournie et de qualité dans la bibliothèque de notre immeuble privatif. Les autres enfants ne jouaient pas vraiment avec les rejetons de Baneshadows que nous étions probablement par crainte, crainte mêlée de respect transmise par leurs parents. Ainsi, même dans un environnement extérieur mon monde imprimait sa marque sur chaque chose comme si l’ombre du clan des docs planait au-dessus de moi, de nous les héritiers d’une vision indépendantiste proclamée haut et fort grâce à l’argent sale amassé sur notre territoire si précieux. Cet entre soi est certainement une des raisons pouvant se révéler déterminante dans le fait que contrairement aux autres organisations mafieuses de la ville, les Shadows se considèrent et peuvent de fait être considéré comme une grande famille. Pour preuve, les gamins que nous étions sommes devenus des pères de famille sans que nos liens ne changent entre temps et il en sera certainement de même pour nos enfants quoi qu’au vu de ma situation et de la décision de Victoria, je doute que mes enfants reprennent le flambeau après moi. Taciturne, effacé, terne je n’avais alors rien du capo que j’allais devenir par la suite et comme souvent dans cette ville ce sont les tragédies qui nous affectent qui nous façonnent au gré de leurs affres.

C’était une journée ordinaire du mois de juillet. Une magnifique journée. Ozalee nous avait réveillé plus tôt que d’habitude afin que nous allions rendre visite à sa sœur à Gardenna. Ma tante allait avoir deux enfants avec son ripou de mari Arès et Estrella mais à cette époque l’institutrice n’était pas encore mère aussi sa sœur aînée trouvait cela important de nous emmener là-bas afin qu’elle puisse nous câliner, s’occuper de nous, nous faire goûter ses tartes délicieuses ou même me donner des cours de rattrapage gratuits pour combler certaines lacunes. Tartes rendues délicieuses par le fait que de par son lien de parenté avec une membre de l’organisation ma tante ne connaissait pas les affres de la recherche de certaines denrées. Le port est le paradis de l’enfer. Quoi qu’il en soit, c’était une journée ensoleillée parfaitement ordinaire. Il fait chaud, vraiment très chaud. Ce qui ne m’avais pas empêché de céder aux avances de Mila comme toujours et de jouer à m’en épuiser. Le gout de la limonade de notre tante, les rayons du soleil, le banc dans le petit jardin, les bruits paisibles du voisinage, les lèvres de la maîtresse de maison s’animant alors qu’elle m’enseignait quelque chose, les yeux rieurs de Mila, le regard satisfait d’Ozalee.

C’était une très belle journée et l’ennui qui m’avait tenaillé en arrivant avait disparu sous une chape de satisfaction toute enfantine. Puis est venu l’heure du départ, le soleil se couchait à l’horizon laissant une traînée orangée dans son sillage. Le spectacle était sublime mais un brin lassant aux yeux d’un marmot de mon âge. Un homme ou plutôt un adolescent vu sa dégaine se plante devant nous et bloque le passage. Il sort une arme de poing de sa ceinture et la brandit maladroitement devant lui droit sur notre mère qui nous repousse derrière son dos. La conversation trop rapide et pleine de tension dont l’enjeu m’échappe mais pas la gravité vu le ton de ma mère, l’inquiétude dans le regard de ma sœur je comprends néanmoins que la situation est extrêmement dangereuse. Ma mère tend le sac en avant mais l’abruti n’a rien de rationnel et ne maitrise pas le maniement d’une arme à feu. Le coup part tout seul droit sur Ozalee mais Mila pousse notre mère sans que je ne sache pourquoi. Sans que personne ne puisse jamais comprendre pourquoi cette gamine de sept ans avait fait cela. La balle perfore le crane à bout portant. Maman hurle, je pleure, le junkie s’enfuit à toute allure. Le sang ruisselant sur mon visage. L’horreur dans toute sa splendeur macabre. Je me cramponne au corps de ma grande sœur et lui demande de se réveiller.

Les bras d’un Baneshadow envoyé par Isiah pour venir nous chercher inquiet de ne pas nous voir rentrer. Des bras puissants me tirant en arrière alors que je me débats en vain dans le vide, gesticule, hurle et pleure tout à la fois. Dans les jours qui ont suivis le drame un silence de plomb a régné. Le clan Shelby était en deuil. L’organisation s’est parée d’ébène pour l’occasion. Un fait divers particulièrement sanglant a été enregistré la semaine suivante. Isiah a toujours su se montrer particulièrement imaginatif dans ses représailles. Je crois que les membres du jeune homme n’ont pas été retrouvés. Mais, on ne s’en prend pas aux Baneshadows impunément car la loi du talion est décuplée. On m’a également entouré de toutes les attentions possibles, arguant que cela serait difficile pour moi de m’en remettre. La vérité c’est que je n’ai jamais fait mon deuil de Mila contrairement aux apparences raison pour laquelle je continue de lui parler dans le vide de temps en temps. Pourtant, j’ai grandi sous une attention constante de mes parents marqués par la perte de leur fille chérie. Ce qui ne m’a pas empêché de changer de caractère du moins en partie pour récupérer les traits les plus marquants de ma défunte sœur comme si je ne pouvais pas me résoudre à la laisser partir. En réalité, on devrait simplement dire que j’ai fini par devenir le modèle qu’avait été Mila pour moi.

Le véhicule s’arrête finalement devant le vaste bâtiment dans lequel se trouve mon bureau. Travis m’ouvre la portière et je descends du quatre-quatre pour saluer d’un signe de tète James et Finn les deux gardes en faction devant l’entrée du bâtiment sous mes ordres depuis plusieurs années déjà. L’animation qui règne sur les lieux me pousse à accélérer le pas afin d’atteindre la quiétude toute relative de mon espace de travail pourtant je me contrains à traverser le hangar d’un pas tranquille et à observer les mécaniciens faire leur job sur les véhicules rassemblés ici. La collection motorisée est hétéroclite et tous les véhicules n’attirent pas nécessairement le regard pour autant le prix de certaines voitures frisent l’indécence dans une ville comme la nôtre. Prenant le temps de saluer les gars suant durement à l’ouvrage, j’adresse un signe de tète à Chad le contremaître et l’interroge sur l’acquéreur d’une sportive italienne à la marque emblématique. L’homme aux tempes grisonnantes m’annonce qu’il s’agit d’une commande pour un ponte de Palos Verdes, encore un PDG venu profiter des failles juridiques de notre ville pour s’enrichir sans vergogne loin de la menace du fisc américain. Un salopard à n’en point douter. Je serre la main de ce bon vieux Chad et échange quelques bons mots avec mon employé tournant autour des derniers événements politiques de la ville, de nos familles respectives et des dollars de ferraille couvrant toute la surface des lieux. J’atteins finalement mon bureau devant lequel je m’installe après avoir enlevé ma veste. Je prends le temps de discuter et de donner mes instructions à Evan mon lieutenant et ami d’enfance avant de desserrer mon holster. Puis, j’entreprends d’étudier certains dossiers potentiellement intéressants pour la fourniture de véhicules exotiques. Nos fournisseurs sont aussi divers que variés en la matière mais tous ne se valent pas. En demandant une tasse de café à ma secrétaire car oui je me paie le luxe d’avoir une secrétaire. Il s’agit d’Hélène la cousine de mon lieutenant. Elle est donc une Baneshadow comme nous tous. Tous les shadows n’ont pas besoin de manier un flingue pour être utile mais pour monter haut mieux vaut être capable de prendre des vies. En attendant Hélène, je saisis la petite imitation à échelle réduite de ma première moto.

J’ai grandi en même temps que l’organisation dans laquelle j’avais baigné depuis ma plus tendre enfance. Malgré le traumatisme de mon enfance, j’ai avancé. D’ailleurs, ce drame m’a indéniablement endurci de manière plus précoce que n’importe lequel de mes camarades. Savoir vaguement que la mort plane dans la vie de son clan même en étant enfant est une chose, la voir de près, la subir dans toute sa terrifiante violence en est une autre. Je suis devenu un adolescent comme les autres à peu de choses près. La violence a très vite pris une place prépondérante dans mon existence comme si ce passé tragique ne pouvait être que provisoirement exorcisé par le fracas de mes poings sur le visage d’autres adolescents ayant le malheur de m’importuner d’une manière ou d’une autre. Bon élève mais délinquant j’étais bel et bien un Shelby. Je suis vite devenu le leader des shadows de ma génération sans avoir réellement eu à me forcer ou me fouler. Fils du second de l’organisation, jeune taciturne économisant ses mots pour leur donner une éloquence et une portée plus grande qu’il s’agisse d’intimidation ou au contraire de séduction, bon cogneur, intelligent mais jamais le dernier pour proposer quelques conneries à faire pour se distraire. Bref, les chiens ne font pas des chats comme dirait l’autre. J’ai trouvé dans la boxe une passion sans équivalent tout juste égalée par les motos.

Les entraînements de boxe étaient les meilleurs moments à mes yeux. Cogner sur ce sac pendouillant dans le vide avait quelque chose de réconfortant, je pouvais y passer des heures entières sans même me lasser. Les rassemblements de Baneshadows au cours desquels certains membres voyaient quelques camarades s’affronter pour le spectacle furent un bon moyen de me mesurer à des anciens, ou des vétérans de l’organisation ainsi que quelques autres jeunes loups désireux de briller quelques instants. J’ai la fierté d’avoir un certain nombre de victoires à mon actif grâce à mon crochet du droit mais j’ai été mis KO une fois ou deux. Isiah ne m’a pas formé au trafic d’armes car il avait décidé de laisser son business à l’organisation et comptait se retirer de la gestion directe des Baneshadows. Mon père touche néanmoins des commissions assez juteuses sur le trafic d’armes à l’instar des autres trafiquants fondateurs ayant apportés leurs fonds de commerce respectifs à l’organisation à sa fondation. Les connexions d’Isiah en Afrique représentent en effet un joli pactole car ce continent semble perpétuellement échapper au moindre espoir de paix et les groupes criminels locaux sont friands de gros calibres. Mais, il m’a néanmoins formé à la gestion d’affaires illégales au sens large m’enjoignant à devenir tout comme lui homme d’affaire avisé et sans pitié en affaires. Et je pense avoir bien appris vu ma situation actuelle.

Parallèlement à tout cela, j’ai commencé à effectuer des petits boulots pour le compte des shadows. La plupart étaient anodins tels que le transport de chose d’un lieu à un autre, des messages à faire passer entre deux capos ce genre de choses mais cela avait le mérite de m’ancrer dans les rangs. Un jour, j’ai vu une moto sur les docks ou je donnais parfois un coup de main avec mes amis et je l’ai tout de suite voulu. Le lendemain Isiah me l’achetait et se payait le luxe d’en offrir également à une partie de mes camarades ne pouvant pas s’en offrir. Tous les Baneshadows ne roulent pas sur l’or. Seuls les hauts gradés peuvent se targuer d’ètre des fortunes de la ville. Rouler à travers Norwalk, traîner avec les gars, boxer, me cultiver grâce à la bibliothèque et aux leçons d’Isiah, aider sur les docks ou en dehors, boire et fumer, me battre, faire la fête, fanfaronner voilà un bon résumé de mon adolescence. Tout se déroulait parfaitement bien pour moi jusqu’à ce que je rencontre cette fille, Sofia Aandreeto issue d’une famille d’honnêtes gens, un couple d’italos américains venu s’installer à Downfall pour échapper à des dettes. Sofia, je me souviens lui avoir dit quelque chose comme j’étais mort là en plaçant sa main sur mon palpitant mais tu m’as ramené à la vie. Je ne lui ai jamais parlé de Mila mais Evan a bavé ce traître de meilleur ami bien trop heureux de me voir enfin heureux et souriant pour autre chose que de la brutalité excessive.

Hélas, pour quiconque connait notre belliqueuse cité les happy endings ne sont que des illusions doucereuses. Notre relation amoureuse fut fusionnelle. Bordel ce que je l’aimais. J’aimais chaque parcelle de mon être avec une ardeur fanatique. Ses yeux verts rieurs et à l’éclat profond, ses cheveux châtains toujours indisciplinés dans lesquels je passais mes doigts avec une douceur infinie, son petit nez irrémédiablement adorable, ses joues si promptes à se teinter de rose alors que je caressais ses cuisses d’une main leste, ses lèvres que dire des lèvres faites pour être embrasser. Elle me rendait fou parfois, elle me faisait oublier la douleur latente et indélébile, elle me rendait heureux. Les gars Evan le premier disait qu’elle m’adoucissait pour me charrier mais ils avaient parfaitement raison. Lorsqu’elle se trouvait dans mes bras le loup devenait agneau sans aucun état d’âme. Je l’aimais à en mourir et ils me l’ont prise. A croire que les femmes de ma vie étaient maudites ou que je leur portais malheur. C’était une belle soirée d’automne, le climat Californien les rend plus agréables qu’ailleurs. Nous nous trouvions dans un autre quartier que Norwalk il y avait de la musique dans le bar ou nous étions. La bande était là accompagnée de jolies donzelles. Je dansais avec Sofia entre deux verres d’alcool. Le moment était délicieux. La chaleur de sa peau contre la mienne.

Je savoure mon repas du midi consistant en une salade dans un bol en plastique relativement meilleure que ce à quoi l’on pourrait s’attendre d’un tel plat tout en l’agrémentant d’un verre de vin blanc. Mon téléphone vibre dans ma poche alors je le retire et réponds à la volée. Il s’agit d’Evan qui m’indique qu’on nous a signalé la présence d’un dealer dans notre coin. Je prends le temps de l’interroger sur divers points mais il ne peut pas me rencarder davantage car il a préféré me prévenir avant de faire quoi que ce soit et ce à juste titre eu égard à la trève nous liant à ces enfoirés de Prayers. Alors que je me lève et enfile ma veste, une expression courroucée s’imprime sur mon visage. Je hais les junkies, les dealers, les trafiquants de drogues et par extension les pires ennemis de mon organisation les Prayers depuis mon plus jeune âge pour des raisons assez évidentes. Cependant aucun Prayer ne serait assez stupide pour venir dealer sur notre territoire sous nos yeux. Il ne peut donc s’agir que d’un indépendant manquant désespérément de jugeotte. Je monte dans le quatre-quatre James et Finn sur les talons. Nous arrivons sur les lieux évoqués par Evan. Mon lieutenant apparait au détour d’une ruelle sombre avec un autre Baneshadows. Je descends et demande un garrot à James qui en sort un et me le tend. Une fois dans la ruelle, j’interroge le dealer en insistant sur son appartenance potentielle aux Prayers qu’il nie. Je lui expose donc son crime qu’est celui de dealer sur notre territoire alors que des enfants y vivent et l’homme succombe à un accès de terreur en comprenant qu’il n’en sortira pas vivant. Je décide finalement d’opter pour une méthode plus rapide et dégaine mon arme de poing avant de le faire mettre à genoux. Une balle dans la tête met fin à sa stupidité et d’un signe de la tête j’ordonne aux hommes de ramasser le cadavre pour aller le couler dans le port après l’avoir lesté de plomb. Je range mon arme dans son étui et quitte les lieux d’un pas tranquille. Evan me ramène au bureau.

Je souris en dansant contre Sofia ou du moins en me laissant entrainer dans ses pas car la danse n’est pas ma tasse de thé. Cependant, l’impression de me sentir ridicule n’est rien comparée au bonheur que je ressens en cet instant. J’aurais dû me montrer plus attentif sera ce que je me répéterais en boucle durant les années suivantes afin de m’accabler de remords et de culpabilité quand bien même dans les faits que je profite ou non de ma soirée n’aurait strictement rien changé. Bruce Kells notre leader venait de mourir et Jack Cleveland venait tout juste de prendre sa succession à la tête de l’organisation. J’avais dix-sept ans et j’allais pour la seconde fois de mon existence faire l’amère expérience de la violence tragique de mon monde. Alors que l’atmosphère de la soirée était pleine de tendresse et d’amitié cette dernière vira au cauchemar lorsque des motards mitraillèrent le bar ou nous nous trouvions afin d’éliminer quelques recrues Baneshadows. La guerre faisait alors rage entre Prayers et Baneshadows et Sofia est morte uniquement parce qu’elle se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Je me souviens de son expression de surprise pure au moment où les balles se sont enfoncés dans son torse. Plusieurs de ses amies ont trouvé la mort ainsi que Jason l’un de mes amis d’enfance. Je revois la vie quitter lentement mais surement son regard malgré mes imprécations désespérés lui ordonnant de s’accrocher à moi, à l’espoir, à la vie en vain. Sofia est morte dans mes bras et j’ai de nouveau pleuré toutes les larmes de mon corps en la berçant dans mes bras tout en lui murmurant des mots d’amour qu’elle n’entendrait plus jamais. Quelques mois plus tard Jack allait signer une trève avec les Prayers à ma plus grande colère tant la haine intarissable que je ressentais pour nos ennemis était proportionnelle à ma douleur. Deux semaines plus tard, les coupables étaient retrouvés après des efforts acharnés. Ils s’agissaient de membres de gangs affiliés aux maitres de Florence. Des recrues comme nous en étions de notre côté en somme.

J’ai supplié le capo à qui on avait confié les représailles de me laisser m’en charger et le vieux Franck a accepté. C’est ainsi que je me suis retrouvé pour la première fois aux premières loges de meurtres. Je n’ai pas été simple spectateur. J’ai activement participé. Sofia et Jason devaient être vengés. Dans le Big Nowhere, voilà où habitaient les assassins. Nous nous y sommes donc rendu, le capo Franck, son lieutenant, ses hommes et moi ainsi que ma bande. Quatre véhicules aux vitres teintées remplis d’hommes armés et bien décidés à faire couler le sang. Nous y sommes donc allés en force car le nombre exact de membres du gang n’était pas connu. Il faisait nuit et nous sommes arrivés devant la maison avant de sortir de concert. Le flingue dans ma main était glacé et l’impression n’était pas agréable pourtant je savais tirer car Isiah me l’avait appris seulement. Autour de moi Evan, John, Matthew, Collin et les autres n’en menaient pas large et faisaient triste impression par rapport aux vétérans aguerris nous encadrant. La fusillade a éclaté lorsque l’un des ennemis à hurler pour donner l’alerte générale. Je me souviens avoir balayé mes doutes, mes appréhensions sous une chape de haine pure. J’ai visé, tiré, cesser de viser, tirer encore, recharger. J’ai abattu un homme au cours de la fusillade. Les dix membres du gang ont péri cette nuit-là.

Suite à cette nuit, je n’ai pas éprouvé de soulagement particulier. Sofia me manquait encore énormément mais je n’ai ressenti aucun désarroi à l’idée d’avoir ôter une vie. C’est là que j’ai su que tuer ne me procurait aucun sentiment. Je ne prenais pas de plaisir à le faire mais cela ne me faisait ni chaud ni froid. La violence coulait dans mes veines et je n’avais aucun scrupule à en user et en abuser dès que le besoin s’en faisait sentir. Pour certains, la brutalité était une fin en soi mais pour moi elle n’a toujours été qu’un moyen permettant d’atteindre une fin. Nous avions passés notre baptême du feu et pouvions donc officiellement intégrer l’organisation. Isiah s’est retiré du poste de second de l’organisation pour occuper un rôle plus effacé au sein des Baneshadows tandis qu’Ozalee a continué un temps de travailler dans l’administration. Soren Hansen a récupéré le poste à la suite de mon père. Pour ma part, j’ai préféré commencer en bas de l’échelle alors même que j’aurais pu prétendre à un poste de lieutenant si je l’avais souhaité. J’ai donc bossé sur les docks en tant que docker puis en tant que soldat de base durant sept longues années. Je suis devenu le lieutenant de Franck qui gérait alors le trafic des biens de première nécessité et l’approvisionnement du marché noir. Lieutenant à vingt-quatre ans. Une belle performance en soit que je ne devais qu’à la sueur de mon front, la force de mon bras, mon intelligence, ma facilité à user du calibre dès que le besoin s’en fait sentir, mon talent pour les affaires hérité de mon paternel. J’ai toujours pensé que pour savourer pleinement le panorama vu d’en haut il fallait nécessairement avoir connu l’en bas.

Je quitte mon bureau pour me rendre à la mairie afin de discuter avec Jack après avoir salué tout le beau monde sous mes ordres. Le quatre-quatre conduit par Finn quitte les rues de Norwalk pour prendre le chemin du Civic Center, cœur de Downfall. Un cœur dont la flamme dansante se trouvait être le représentant de l’âme historique de l’ex quartier expérimental du moins son fils spirituel à l’esprit plus belliqueux. Bruce n’ayant malheureusement pas pu savourer cette victoire de son vivant. La situation politique de notre clan me laissait particulièrement de marbre principalement parce que je partageais les deux points de vue. Celui de Soren l’ex second et de Jack notre meneur porté aux nues. A mes yeux, les choix de Jack bien que regrettables et mécontentant à juste titre une bonne partie du clan sont quelque part logiques car ce dernier se doit de se parer d’atours plus acceptables sa personne afin de pousser les instances et L-A à nous laisser respirer. Cependant, je ne comprends pas pourquoi ce dernier ne prend pas la peine d’expliquer cela à tous. Notre leader semble bien plus se soucier de sa nouvelle image politique que du clan sans lequel il ne serait certainement pas l’homme qu’il est aujourd’hui. Quelque part en accomplissant ses volontés de pouvoir notre leader trahit le souvenir de Kells dont la vision se rapprochait de celle de Soren.

Mon père a été un ami proche de notre fondateur aussi cette vision est profondément ancrée en moi. Cependant, Cleveland garde pour l’instant toute ma confiance. Je vais observer les événements à venir d’un œil très intéressé. Pour ma part, mes hommes qu’ils s’agissent de vétérans et d’anciens ayant bossés sous les ordres d’Isiah ou de ma palanquée d’amis d’enfances aimeraient me voir monter plus haut dans la hiérarchie que ce soit au niveau de la place de second ou même de consigliere. Je me ménage donc un chemin complètement neutre entre les deux camps qui semblent se former au sein du clan. D’ailleurs soit dit en passant cette division me désole car je sais qu’elle fera le jeu de nos ennemis. J’entretiens d’excellentes relations tant avec Hansen que Cleveland. J’arrive finalement devant la mairie et pénètre dans ce lieu de pouvoir d’un pas nonchalant et assuré. Ma discussion avec notre boss à tous est expéditive mais courtoise comme à l’accoutumée. Jack prend la peine de demander des nouvelles de mes enfants et me dis de passer le bonjour à mon père. Je quitte la mairie pour constater que j’ai reçu un message de Victoria voulant que je vienne chercher les enfants puisqu’elle est de garde à l’hôpital. Un sourire étire lentement mes lèvres. S’il y a bien une chose pouvant me procurer de la joie ce sont mes enfants.

Après avoir servi sous Franck en tant que lieutenant durant quatre ans Jack m’a confié le poste de responsable des exécutions et des interrogatoires du clan. Tous les Baneshadows sont des tueurs potentiels mais certains sont bien meilleurs et littéralement fait pour cela. J’ai donc eu sous mes ordres l’élite des porte-flingues Baneshadows. Nettoyer des zones, mener des représailles ciblées, frapper impitoyablement ou assassiner des indésirables ou des traitres, torturer pour soutirer des informations. Chaque action de ce groupuscule était liée au sang d’une manière ou d’une autre et je l’ai mené d’une main ferme, un poing d’acier s’écrasant là ou Jack me le demandait. C’est à vingt-huit ans que je me suis marié avec Victoria. Je l’avais rencontré deux ans plus tôt à l’hôpital de Downfall dans lequel elle officie comme médecin. Mon ex-femme est tout comme moi née entre les murs de l’ex-quartier expérimental et elle a été formée à la médecine par sa propre mère.  En effet, il n’y a pas d’université dans la ville et encore moins de faculté de médecine. Je l’ai rencontré sur son lieu de travail sur lequel je m’étais rendu pour une foulure anodine. Ce petit brin de femme à la personnalité solaire et au caractère bien trempé m’a immédiatement plu et je me suis pris à l’envie de voir en elle plus qu’une conquête de plus, plus qu’une passade amoureuse distrayante. J’ai vu en elle la femme susceptible d’atténuer le malheur persistant lié à la mort de Sofia.

Les années avaient défilé mais le souvenir de la jeune femme restait plus ardent que certaines parties de jambes en l’air expédiés contre un bureau ou sur une banquette arrière. Victoria Ashford celle qui allait me donner deux merveilleux enfants. Je lui ai fait la cour durant plusieurs semaines avant qu’elle n’accepte de me donner ma chance. Mon appartenance aux Baneshadows ne lui faisant guère un très bon effet. Pourtant, cette sublime brune a fini par tomber amoureuse de moi à mon plus grand étonnement bien plus rapidement que la réciproque. Notre relation n’a pas été aussi brûlante que celle qui m’avait uni à Sofia mais cela semble parfaitement normal étant donné que l’adolescent que j’étais n’est plus depuis bien longtemps. Cependant, l’amour qui nous liait et nous lie encore est profond, sincère et puissant et notre relation est complexe Notre mariage a sonné comme une évidence tant nos sentiments similaires nous orientaient vers cette direction, cet engagement qui ferait d’elle un membre du clan par adoption. Je me souviens de ce jour grandiose qui restera à jamais gravé dans mon esprit malgré la triste fin de cet engagement. C’était un jour du mois de juin et comme pour chaque fête tout le clan était réuni pour l’évènement. Je me souviens avoir mis en garde mes hommes, mes amis d’enfance, mes proches et leur avoir demandé de ne pas se donner en spectacle contrairement à nos traditions particulières. Les parents de Victoria étant d’honnêtes gens peu ravis que leur précieuse fille épouse un criminel notoire. Pourtant, malgré cette défiance liée aux activités soupçonnés des habitants de Norwalk le couple partageait des positions politiques affirmés allant dans le sens des idéaux du clan. Ce qui a contribué à l’excellente entente entre nos parents respectifs. Mes gars ont fait la gueule vu mes instructions de ne pas s’adonner à des jeux d’argents, des jeux de dés, de cartes, de combats amicaux. Tout ce qui rendait les rencontres entre shadows si vivantes avait été mis de côté pour s’effacer derrière une certaine bienséance. Mais l’évènement fut tout de même agréable pour tous.

L’année suivante mon épouse accouchait de notre petite fille Esmée et deux ans plus tard son petit frère Milan nous rejoignait. Jack a dissous le groupe des exécutants dont j’avais la charge deux ans après mon mariage et je suis devenu capo à l’âge de trente ans pour le plus grand soulagement de Victoria qui détestait me voir rentré tard dans la nuit les vêtements imbibés de sang. Je suis devenu le capo en charge du trafic des véhicules en tout genre. Les voitures comme n’importe quelle marchandise passaient par le port et donc par Soren mais atterrissaient ensuite sous ma responsabilité. Les années ont défilé au gré des trêves avec les Prayers et des tentatives de Jack de réaliser les objectifs du clan. Mes enfants grandirent comme je l’avais fait soit dans le giron du clan pour ma plus grande fierté mais la confrontation à mon monde impitoyable finit par fissurer l’osmose de mon couple et les disputes se mirent à s’enchainer les unes après les autres à partir de 2015. Soit cinq ans après notre mariage. Les allusions d’Isiah à mon parcours et au futur potentiel de ses petits-enfants, les surnoms tels que Baneshadows en herbe donnés notamment par Evan et d’autres choses ont poussés Vickie à mettre fin à notre mariage. Nous avons divorcé en 2016 sans que l’amour ne se soit effacé de nos cœurs respectifs. Mon ex-femme ne supportant simplement pas l’avenir tout tracé de mes héritiers. Je ne pouvais pas choisir entre mon clan et ma famille alors je n’ai pas fait grand cas des menaces de la doctoresse mais Vickie n’a qu’une parole malheureusement. Me priver de mes enfants est le seul motif de ressentiment que je ressens à son encontre car mes petits monstres sont les étoiles dissipant mes ténèbres et je déborde d’amour pour Esmée et Milan. J’ai puisé dans mes gains ainsi que la fortune d’Isiah pour offrir une petite villa à Palos Verdes à Victoria. Elle a tenté de refuser mais je me suis montré extrêmement brutal dans mes propos pour la première fois face à elle mais il était hors de question que mes enfants grandissent dans un quartier comme Gardena. Downfall dans son entièreté était un abîme de vice dans lequel la mort rodait inlassablement. Je ne pouvais supporter de savoir mes enfants autre part que dans un environnement privilégié et protégé.

James est rentré chez lui et j’ai pris le volant du range rover pour me rendre à Palos Verdes afin de récupérer Esmée et Milan. Une fois devant la luxueuse villa, je me gare et pénètre sur les lieux en sifflotant. Arrivé dans le salon, j’appelle mes enfants et m’abaisse pour attraper Milan alors qu’il s’élance dans mes bras. Interrogeant mon cadet et le chatouillant au passage je ris aux éclats en l’entendant me supplier d’arrêter avant de le reposer au sol et de saisir ensuite Esmée dans mes bras pour lui déposer un bisou sur le front au passage. Milan s’accroche à mon pantalon et semble vouloir remonter à l’étage. Je repositionne ma fille sur le côté et récupère son frère de l’autre côté avant de faire mine de chuter sous leurs poids. Victoria apparait dans l’encadrement de la porte un grand sourire amusé sur les lèvres et deux sacs dans les mains. Mon ex-femme s’approche de moi et dépose un baiser sur mes lèvres. Je lui lance qu’elle est cruelle et elle se contente de rire. Je quitte la villa en portant les sacs de mes enfants tandis que le frère et la sœur se tiennent la main.  J’installe les petits dans la voiture et adresse un signe de main en guise d’au revoir à Victoria qui démarre juste après moi pour prendre le chemin de l’hôpital. Faisant un détour par l’orphelinat ouvert par les fonds de mon père et portant le nom de ma défunte sœur en hommage au souvenir de cette enfant injustement fauchée trop tôt. Je laisse mes rejetons jouer avec les orphelins pour aller donner une liasse de billet à la directrice de l’établissement. L’organisation finance diverses organisations caritatives ce qui est bon pour l’image et je ne suis pas le dernier à donner de ma poche mais ma relation avec cet établissement en particulier est différente. Orphelinat Mila Shelby. Je prends le temps de m’enquérir de l’humeur des gamins rassemblés ici dont certains sont des fils de shadows décédés et même de jouer avec eux avant de récupérer Milan et Esmée et de prendre le chemin du loft en les écoutant s’emballer sur des sujets enfantins.


 
Pseudo : Cass
Age : 23 ans
Code règlement :
J'accepte le règlement :
Comment je suis arrivé(e) ici : C'est un retour donc en me fiant à mes souvenirs pour retrouver le nom. Razz
Disponibilités :
Le mot de la fin :

 
(c) syndrome

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UN AMER GOÛT DE FER,
ARRIERE GOÛT DE SANG.


Dernière édition par Cassian Shelby le Ven 23 Juin - 22:49, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Jeu 15 Juin - 20:59

Bienvenue parmi nous!
Bonne chance pour la suite de ta fiche !

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Forgive me if I taste a little too much like poison. If I am full of too much chaos. Forgive me if I have too much bottled within me that it makes the earth quiver. But I won’t apologize for the monster I became to survive the monsters around me. © L.H.Z

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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Jeu 15 Juin - 21:39

Ton manteau déboîte!
Bienvenue, camarade ^^
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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Jeu 15 Juin - 22:03

Welcome excitd .
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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Jeu 15 Juin - 22:18

Oh, un 'Shadows ! **
Bienvenue parmi nous très cher o/

Si tu as la moindre question, n'hésite pas à nous embêter 8D
J'ai hâte de lire ta fiche !
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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Ven 16 Juin - 5:57

Bienvenue parmi nous *_*

Hâte de ne savoir plus sur ce monsieur :p
Si t as besoin n'hésite pas, on est la pour toi :)

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She's the reason why
Lorsque nous sommes enfants, nous avons l'habitude de penser que lorsque nous seront grands, nous ne serons plus vulnérables. Mais grandir c'est accepter la vulnérabilité. Être vivant, c'est être vulnérable. ~ Madeleine L'Engle.
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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Ven 16 Juin - 8:01

Bienvenue à toi et bon courage pour ta fiche !

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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Ven 16 Juin - 9:05

L'avatar est cool et comme dirait Marv "vise un peu la qualité de l'imper qu'il a cui la !"

Hellcome

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Once upon a time...I dont give a sh*t.

The last one to die please turn off the light.
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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Ven 16 Juin - 9:13

Paige > +1 Tu le places en RP je te fais un bisou sur la fesse!
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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Ven 16 Juin - 12:05

Bienvenuuuu :D hate de lire ta fiche, et vava au top !!

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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Ven 16 Juin - 12:24

Merci beaucoup Moira ! Il va me falloir du courage en effet, j'ai tendance à faire des pavés mais je vois à peu près l’histoire dans son ensemble.

Merci beaucoup camarade ! Effectivement ce manteau a de la gueule Razz
Il nous faudra un lien entre Shadows.

Oh un petit Prayer. Merci beaucoup Joshua !

Merci beaucoup Alenka ! C'est un rebienvenu en réalité mais ce n'est pas important de le préciser vu mon passage éclair. En effet, j'ai vu que les rangs des Shadows s'étaient notablement dégarnis alors je me suis dit Héros

Merci beaucoup Ginifer ! Je n'hésiterais pas si j'ai la moindre question. J'espère que ma fiche sera à la hauteur des attentes.

Merci June et Paige.
Ahahaha, bien vu la référence à Marv. Il adorerait cet imper ça c'est clair. What a Face

Merci beaucoup Siobhan !

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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Ven 16 Juin - 12:38

Bien sûr, beau gosse!
Ça nous fait un beau trio de capos là avec Toni, c'est bien cool!
Je lirai ta fiche et on en discutera tantôt :D

Ouah les Shadows en force c'est boooon çaaa!
J'en suis tout excité du bulbe
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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Ven 16 Juin - 12:57

Parfait mon cher ! T'es beau aussi hein ! T'facon tous les shadows sont des beaux gosses et des belles gosses on ne va pas oublier les dames.

Effectivement un trio de capos c'est la classe. gaga

Je vais essayer d'avancer ma fiche aujourd'hui mais vu que je pars en week end je risque plutôt de la finir lundi prochain.

Pouvoir aux Shadows on est plus que d'accord ! dance

A ce point ? What a Face

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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Ven 16 Juin - 13:08

LES BEAUX GOSSES
(et les boobs de Toni! Screeam )

Le trio de l'Apocalypse. Dans deux mois on renverse Jackou le Croquant pour instaurer un triumvirat. C'est honnête

Oui à ce point, j'adore cette faction ^^
Et de manière générale je suis en permanence excité du bulbe... donc bon...
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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Ven 16 Juin - 17:32

Re-bienvenue dans ce cas ! Ça fait plaisir de voir un peu de vert par ici !

___________


Hometown Glory

I've been walking in the same way as I did, missing out the cracks in the pavement and turning my heel and strutting my feet. I ain't lost, just wandering, round my hometown memories are fresh.BY Phantasmagoria
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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Ven 16 Juin - 20:00

@Cassian Shelby a écrit:
Merci beaucoup Alenka ! C'est un rebienvenu en réalité mais ce n'est pas important de le préciser vu mon passage éclair. En effet, j'ai vu que les rangs des Shadows s'étaient notablement dégarnis alors je me suis dit  Héros

Ah, tu étais qui ? scared Ce n'est peut-être pas important, mais tu as piqué ma curiosité
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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Ven 16 Juin - 20:16

(r)bienvenue ! :D

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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Dim 18 Juin - 0:40

@Cassian Shelby a écrit:
Merci June et Paige.
Ahahaha, bien vu la référence à Marv. Il adorerait cet imper ça c'est clair. What a Face

En même temps Marve t les impers...C'est ça qui le rend si badass (et le fait qu'il soit joué par Mickey Freakin Rourke)

@Søren Hansen a écrit:
Paige > +1 Tu le places en RP je te fais un bisou sur la fesse!

Je te jure que j'en suis capable.

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Once upon a time...I dont give a sh*t.

The last one to die please turn off the light.
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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Dim 18 Juin - 21:59

Héhé... je lirai tes RPs :mwéhé:
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MessageSujet: Re: Cassian Shelby   Lun 19 Juin - 1:11

Classe ton avatar ^^ Je ne connaissais pas du tout :)
Bienvenue parmi nous et bon courage pour la fiche ;)

___________

   
BLACKENED BEAUTY

   
You don't have to put on the red light
Those days are over
You don't have to sell your body to the night.
You don't have to wear that dress tonight
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You don't care if it's wrong or if it's right © signature by anaëlle & © song by The Police (Roxanne)
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Cassian Shelby
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