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 ZONE RP - Fragments de (sur)vie

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MessageSujet: ZONE RP - Fragments de (sur)vie   Lun 26 Sep - 18:09


   


   
(SUR)VIVRE

   
Très cher membre,

Ici tu es invité(e) à écrire sous forme d'un RP "one shot" (sans attente de réponse et sans interlocuteur) un fragment de vie de ton personnage. Cela peut se faire sous la forme d'un journal intime, d'une note à soi-même, ou d'une anecdote. L'idée est de mettre en lumière un moment de vie de votre personnage dans l'étrange univers qu'est Downfall. Alors faites-vous plaisir et régalez nous de vos réflexions sur la ville et ses changements, racontez nous vos déboires et partagez vos ressentis et impressions sur Downfall.

Il n'y a pas vraiment de minimum de lignes, mais essayez de respecter une base de 300 mots minimum.

A vous !

   
   

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MessageSujet: Re: ZONE RP - Fragments de (sur)vie   Lun 24 Oct - 3:30

Fragments de (sur)vie
Vincent Draven
Une soirée comme un autre vient de se terminer au Brotherhood of Thieves. La serveuse sortie après les échanges banals de bonne soirée, les portes verrouillées, le bar se retrouve plongé dans la pénombre et le silence après cette longue soirée. Discuter avec la pourriture qui peuple cette ville, leur servir à boire, écouter leurs histoires pathétiques. Apprendre à connaître chaque visage qui passe le pas de la porte, ses manières, ses habitudes. Monter, lentement mais sûrement, les liens et ramifications entre chacun et les clans de la ville. Trier et évaluer chaque information qui se glisse au hasard des conversations, relevée par une question innocente et un sourire. Qui est le plus pourrit ici? L’homme qui est appuyé contre le bar en ce moment, tête baissée, un verre à demi plein d’un alcool ambré ne se fait aucune illusion sur le sujet. Il sait à qui revient l’odieux, et il sait qu’il n’y aura aucune sortie de secours pour lui à la fin de tout ça.

Et sachant que l’on est condamné, damné avec les autres, qu’est-ce qu’il nous reste à faire? Continuer, parce que l’on a rien d’autre et que tant qu’à crever, que ce soit au moins en faisant son devoir. Pour le côté honorable, on peut repasser.

Le verre d’alcool est abandonné sur le comptoir, intouché et c’est vers le sous-sol que les pas du propriétaire des lieux se dirigent. C’est l’endroit qui sert d’entrepôt, rangement pour outils en tous genres, la moto, etc. bref le lieu où seul Vincent a normalement affaire…

…sauf quand on a de la visite, et que l’on tient à ce qu’elle reste quelques jours, question de bien apprendre à se connaître, échanger quelques plaisanteries, tout ça. Le coin est complètement aménagé pour recevoir en plus: ancrages, chaînes inoxydables, système de drainage, tuyau d’arrosage… D’ailleurs, l’invité se fait copieusement asperger d’eau froide, question de réveiller et nettoyer un peu la puanteur que peut dégager une personne captive et pouvant à peine bouger depuis quelques jours. Des bruits de protestation ne tardent pas à se faire entendre sous le jet d’eau. Une petite minute plus tard, Vincent ferme l’eau et raccroche le boyau d’arrosage à sa place. Il tire une simple chaise de métal en face de la forme prostrée sur le sol et s’y assoit, joignant les mains, coudes appuyés sur les genoux, et le regard aux ombres orageuses rivé sur cette chose méprisable. Un long moment passe, avec pour seul bruit de fond le ronronnement des quelques appareils électriques destinés au fonctionnement du bar, des gouttes d’eau qui tombent, et le crépitement de l’ampoule qui est sur ses dernières heures de vie. Une autre chose non négligeable: le souffle difficile, saccadé, apeuré de l’être recroquevillé sur la bâche de plastique. L’odeur de la peur, de l’animal pris au piège, la terreur du cerveau humain qui cherche désespérément un moyen de survivre. Le regard de la proie croise à quelques reprises celui de Vincent, furtivement, comme si se fixer dans les iris froids de l'infiltré serait une condamnation automatique à davantage de souffrance.

Après cet instant de silence, Vincent se redresse, se cale contre le dossier de la chaise et croise les bras devant lui. Enfin il se décide à rompre son mutisme, d’une voix détachée, calme mais qui renferme la promesse de faire vivre encore bien pire que ces derniers jours à son interlocuteur.


« Je n’ai pas besoin de te dire qui je suis et pourquoi tu es là; à ce stade je crois que tu as tout deviné. Tu as deux choix. Option 1: tu gardes ce qui reste d’encore viable de tes mains, je retire ce bâillon et tu récites la liste de tes contacts, les noms des autres infiltrés que tu as vendus et ceux que tu as éliminés. Je te livre à tu-sais-qui et tu as une chance de finir tes jours dans une prison pas trop miteuse avec peut-être une prothèse pour remplacer les membres perdus. Option 2: je retire ce bâillon et tu dis des conneries, par le fait même tu vas constater la grande étendue de ma patience et tu dis adieu à ta retraite dorée en taule et être encore capable de te la tenir quand tu vas pisser parce qu’un homme-tronc ça manque d'options et de qualité de vie. »

Ceci étant dit, Vincent se penche pour retirer le fameux bâillon, la pauvre chose ayant ce mouvement de panique dès qu’une main se tend en sa direction. C’est un peu décevant cette réaction, si on tient compte qu’il y est allé quand même gentiment depuis le début. On joue les gros durs en retournant sa veste de bord et en frayant avec un des grands clans de la ville, mais quand il s’agit d’endurer un peu de mal, on chouine comme une gamine?

Oh. Les insultes ne tardent pas à pleuvoir dès que l’invité a la bouche libre. À peu près toute la Bible y passe, Ancien et Nouveau Testament inclus, sans oublier des mots que même les dames de Van Nyus se répugnent à prononcer. Il y a quelqu’un ici qui a choisit son option gagnante. Et ce quelqu’un se mérite en prime un solide coup de la droite, de quoi l’assommer un instant, juste le temps de remettre le bâillon qui a été un vrai gaspillage de lui retirer au final.

Tranquille et pas plus énervé que ça des gentillesses qu’on vient de lui balancer, Vincent se relève et va farfouiller du côté d’une étagère de rangement. Un gémissement plaintif indique que le rigolo malpoli a bien repris ses esprits, et il revient vers lui, tenant à la main une bouteille d’un quelconque produit décapant; quelque chose qui va faire des merveilles sur des chairs à vif.

Avec son sourire le plus sympathique, l’ex-flic qu’il est dévisse lentement le bouchon de la bouteille, avec un léger signe négatif à l’égard de son invité, qui ne comprendra que trop tard que la trahison se paie très cher à Downfall, peu importe qui on trahit.


« Fais-en pas un truc personnel; entre confrères, on peut rester professionnels, non? »

Il y a une chose qui est certaine: le traître finira par parler; on peut garder quelqu’un en vie très longtemps si on prend soin de bien l’hydrater… et de faire des garrots pour arrêter les saignements trop importants. Une autre certitude: il va se coucher très tard pendant les prochains jours.
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