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 Un peu d'histoire {Contexte & Evolutions

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MessageSujet: Un peu d'histoire {Contexte & Evolutions   Sam 6 Sep - 14:27



CONTEXTE

UN PEU D'HISTOIRE

Downfall. Cinq mille trois cent quarante deux participants. Taux de criminalité : 56%. Et dire qu'on la présentait comme la plus grande expérience humaine jamais réalisée...

1959. La Seconde Guerre avait soulevé bien des questions à propos de la nature humaine. Comment l'horreur du nazisme avait-elle pu à ce point s'ancrer dans les esprits sans pour autant les bousculer ? Comment des hommes avaient-ils pu condamner à mort des peuples entiers qui n'avaient de préjudiciable que le sentiment de persécution d'un dégénéré ? Mais surtout, comment reconstruire ce que l'histoire avait brisé . Fallait-il faire table rase du passé ou reconstruire sur les ruines d'un monde qui avait échoué ?
Porté par ces questions, un groupe de scientifiques, sociologues et psychologues entreprirent une "pure folie" : une expérimentation à échelle humaine. Procédure : cliver un district de sa ville et y implanter quelques hommes et femmes issus de tous les horizons afin d'observer l'élaboration même d'une nouvelle société. Et lorsque Los Angeles accepta de céder son quartier ouest, le projet 1959 naquit.
Le projet rencontra de nombreux obstacles, dont constituer un groupe de participant. Personne ne semblait prêt à sacrifier sa vie pour cette expérience qui se comptait en année. Les cours de justice se chargèrent alors de remplir le quartier expérimental. Dégénérés, criminels de haut vol et raclures de bas étage constituèrent la population du Projet 1959.

Hélas, l'expérience dégénéra rapidement. On avait vendu aux premiers participants le rêve d'une société autogérée dans laquelle chaque individu se sentirait responsable du bien-être de la communauté. Mais l'homme est un loup pour les hommes. Et sur ce grand échiquier rebaptisé Downfall par ses habitants, les pions échappèrent aux mains expertes des scientifiques. Le pantin se désarticula sous le regard incrédule d'un marionnettiste aveuglé par quelques délires divins : on ne joue pas impunément avec des vies.

Rapidement, Downfall construisit sa propre culture alternative, mais que pouvait-on attendre d'une société fondée par des criminels et malades mentaux ?! De nombreux réseaux illicites apparurent, recrutant librement toute la faune de Los Angeles. Le Projet 1959 n'était plus, et Downfall réclama une place légitime dans le monde. Pourri jusque dans la chair de sa jeunesse, le district est à présent le terrain de jeu de gangs désireux de monter à la tête de cette nouvelle ville aux accents d'une Sin City où pour survivre, il faut savoir frapper plus fort que l'autre. Los Angeles a bien tenté de reprendre le quartier en y instaurant une police, quelques troupes armées, des établissements de santé et autres institutions, mais la colère aveugle d'une population méprisée - réduite au rang de cobaye - ne se laissa pas amadouer.
Affamée, Downfall commença à s'attaquer aux quartiers voisins de Los Angeles. Le terrain de jeu n'était plus assez grand, et de nouvelles générations apparaissaient. La "ville" grandit jusqu'à pouvoir accueillir quelques milliers de personne. Bouffée de l'intérieur, Los Angeles se dut de réagir et construisit un immense mur gardé, séparant les deux villes. Et dans les murmures indignés, on parle déjà d'une guerre d'indépendance...

Vous voici donc à Downfall, ex-quartier est de la ville de Los Angeles. Si au début, il n'était qu'un champ de ruines, les participants se sont rapidement attelés à la lourde tâche de reconstruire une société, mais à leur image, hors des normes et se foutant du principe même de décence ou de respect. C'est une réelle ville dans la ville qui s'est dressée, fière et malade. Même s'il n'existe aucune autorité reconnue, les gangs s'amusent à jouer les maitres de cet échiquier humain. Une autarcie viable uniquement grâce au port. A l'image d'une ville, Downfall concentre un bon nombre de bars plus ou moins fréquentables, d'hôtels miteux et d'entrepôts sombres où une nouvelle génération d'hommes et de femmes aussi dangereux que fous dictent les règles.
S'il n'est pas difficile d'y entrer, il est impossible d'en ressortir.

Mai 2016. Après des décennies d'une guerre ouverte avec Los Angeles, Downfall accède enfin à son indépendance et est reconnue comme ville à part entière. Sauf que cette reconnaissance implique de nombreux compromis pour lesquels l'ex-quartier expérimental n'est pas prêt. L'introduction de la Loi, de ses cours de Justice et de ses agents de l'Ordre (Downfall Police Department, bureaux fédéraux, armée) se fait dans la douleur et la violence. Downfall n'est pas prête à se plier à la Loi, et refuse avec dédain le moindre contrat, laissant Jack Cleveland, le premier Maire de la Downfall indépendante, dans une position d'intermédiaire délicate.

CHRONOLOGIE

1959 - Hiver : Naissance du Projet Expérimental
1962 - Hiver : Création d'une police "expérimentale" et d'un hôpital aux mains des scientifiques au cœur du quartier
1963 - Été : Naissance du premier enfant du Projet 1959
1968 - Été : Début des protestations, rapidement écrasées
1968, le 13 décembre : Naissance de Downfall
1973 - Été : Renfort des forces armées au cœur de Downfall et à ses frontières
1974 à 1980 : Guerre ouverte entre Donwfall et Los Angeles, et revendication de leur statut de ville indépendante
1980, le 24 octobre : Downfall échappe des mains des scientifiques
1981 à 1992 : Extension de la ville qui atteint en juillet 1992 plus de trois milles personnes
1985 - Hiver : Naissance du Gang des Baneshadows
1991 - Printemps : Naissance des Blackened Beauty
1992 - Automne : Naissance des Prayers of Insanity
1993 - Printemps : Construction du Mur
1995, le 2 janvier : Déclaration de guerre à Los Angeles
1997 - Hiver : Fracture du Mur entraînant une sanction sanglante au cœur de Downfall par les forces armées de Los Angeles
1998 - Hiver : Premiers conflits sanglants entre les Baneshadows et les Prayers of Insanity
1999 à 2005 : Une trêve est conclue entre les gangs pour faire alliance contre Los Angeles
2000, le 1er janvier : Downfall se promet de faire tomber Los Angeles
2005 - Automne : Fin de la trêve entre les gangs débouchant sur deux ans de guerre civile
2007 : Attaque armée de Los Angeles pour reprendre le contrôle de Downfall, se concluant en un échec cuisant
2007 à 2014 : Nouvelle trêve entre les gangs malgré une tension paroxystique entre les Baneshadows et les Prayers Of Insanity
2009 : Le Projet 1959 fête ses 50 ans et Downfall n'a jamais été aussi menaçante et séduisante, sa population passe les 4500 habitants
2014 : Downfall vieillit et s'affirme, forte de 55 ans d'existence
2014 - Octobre : Los Angeles tente de faire taire une nouvelle fois Downfall, mais la ville continue à se rebeller
2015 - Printemps : Suite aux attentats ayant secoué la ville, Dolores Sheldon, dirigeante du peuple des souterrains, les Rats, a plongé la ville dans la misère en coupant l'eau et l'électricité, faisant ainsi pression pour mieux faire entendre ses revendications.
2015 - Août : Un accord est passé avec les Rats, leur accordant une place sur l’échiquier de la ville. Les différents clans, suite à une importante réunion, décident d'essayer de fonctionner en conseil municipal.
2015, le 24 décembre : L.A. bombarde le centre-cille de Downfall et reprend ses quartiers à Inglewood. Si la guerre est déclarée, elle demeure pour le moment en suspens, de nombreux quartiers étant démilitarisés.
2015 - Décembre : Les Forsaken Dragons déclare la guerre aux Prayers of Insanity.
2016, le 13 mai : Une attaque militaire détruit la majeure partie des souterrains, réduisant le peuple des Rats à une vingtaine de survivants. Dolores Sheldon décède durant l'attaque.
2016, le 16 mai : Downfall est reconnue indépendante et accède à un statut de ville à part entière. Mais son accès au monde et donc à la Loi entraîne de nombreuses tensions : la transition est difficile.
2016 - Hiver : L'appendice des Triades, les Forsaken Dragons, a été démantelé par le concert de policiers, de militaires et d'agents fédéraux. Asuna Kazuko a été arrêtée et condamnée.
2017 - Janvier : Une résistance se forme dans les souterrains, réunissant différents groupuscules, dont les derniers Rats menés par Kenneth Sheldon : les Unbroken. D'autre part, Faith Hennessy a été arrêtée au cours d'une descente sanglante. Les Blackened Beauty entrent en guerre ouverte contre les autorités.
2017, le 26 février : Jack Cleveland est élu Maire de la Ville, après avoir été pendant un an l'interlocuteur privilégié entre Downfall et le gouvernement de l’État de Californie et du pays.

DOWNFALL

Comme sortie tout droit de l'esprit de Frank Miller, Downfall est une Sin City aussi fière que décadente. Il n'est pas question d'y vivre, mais d'y survivre. Le quartier perdit rapidement les traits d'une expérience scientifique afin de recouvrir ceux d'une nouvelle société. Or, constituée par des repris de justice et autres psychopathes, Downfall n'obéit à aucune loi si ce n'est celle du plus fort. Quelques institutions ont essayé de mettre un peu d'ordre dans ce chaos humain, mais autant dire qu'elles ont connues un échec cuisant. Plus de police pour protéger les honnêtes citoyens. Ce qui tombe plutôt bien puisqu'il y n'a jamais eu d'honnête citoyen à Downfall. Seul l’hôpital a été conservé et continue de tourner, alimenté par une population louche pour qui la santé n'est jamais gratuite. Quelques écoles, collèges et lycées ont aussi échappé à la destruction, principalement dans les quartiers riches où on considère encore utile d'instruire les enfants. Au cœur de la ville, la jeunesse grandit en autodidacte. Les collèges et lycées ne sont que des plateformes où la drogue circule sous le regard fatigué de professeurs dont le savoir n'a plus aucune valeur. De toute manière, tout le monde sait qu'être instruit ne sauve pas des vies.

Fondée sur ses propres codes, Downfall survit grâce à la vente de drogues et d'armes. C'est ici que les gangs et les clans interviennent. Les Baneshadows, ouverts sur le port, sont en commerce avec de nombreux gangs du monde entier. D'ailleurs le fantôme de la Guerre froide n'est pas très loin puisque leur principal partenaire n'est autre que la Russie. Quant à la drogue, on pense plutôt aux Prayers of Insanity qui possède le monopole sur la ville. Les deux gangs se livrent une vraie guerre ouverte, tous deux désireux de prendre la tête de l'ex-Projet 1959. Les Blackened Beauty, quant à elle, restent discrètes, du moins, pour l'instant. Même si on les oublie facilement, les filles de Van Nyus ne sont pourtant pas négligeable. Si une guerre doit éclater, elles joueront un rôle certainement prépondérant. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que les Prayers et les Shadows essayent de s'attirer leurs faveurs.
D'autres clans existent dans l'ombre de cette Sainte Trinité, chacun connaissant une influence plus ou moins importante. Dans les souterrains de la ville, les Rats contrôlent le trafic de marchandises mais aussi celui d'informations. Un peuple oublié pourtant aux nombreuses revendications. Quand à Little Tokyo, le quartier abrite la résurrection des Triades en la personne de l'héritière Kazuko. Une guerre sanglante s'est d'ailleurs ouverte entre les Prayers of Insanity et les Forsaken Dragons, sur fond de monopole du trafic de drogues mais aussi de vendetta plus personnelle.

Quand on déambule dans les rues de Downfall, on pourrait se croire en plein Gotham City. Il n'est pas question d'une ville habitée par des inadaptés sociaux assoiffés de sang, mais plutôt d'une cruauté dictée par les différentes pègres. Pourtant, la vie doit continuer. Hôpitaux, écoles, bureaux, autant d'institutions qui demandent les employés presque trop normaux pour cette ville de dégénérés. La criminalité n'est jamais loin avec des chirurgiens impliqués dans des trafics d'organes, des avocats du diable, des professeurs en tête de réseaux de drogues...

Bienvenue à Downfall, cité de violence, implacablement humaine.





Dernière édition par Downfall le Ven 31 Mar - 16:22, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Un peu d'histoire {Contexte & Evolutions   Lun 18 Avr - 16:18



ÉVOLUTION DU CONTEXTE

CHAPITRE I : UNE NUIT EN ENFER / LE PRIX DE LA LIBERTE

#1 - Une nuit en enfer
Au cœur de la nuit,  une explosion fait trembler Downfall. Touchée en plein cœur, et avec violence, un pan entier de l'hôtel de ville s'effondre. Un nuage de poussière chargé de lacrymogène envahit les rues, telles d'immenses tentacules. L'agitation saisit le Civic Center qui, cédant à la panique, paye l'effronterie du quartier expérimental.

Au loin, les crissements de pneus des voitures blindées annoncent l'arrivée de l'armée. Tout Inglewood se retrouve au cœur de la ville, lourdement armé. Un seul mot d'ordre : reprendre le contrôle de Downfall. Mais la ville ne compte pas se laisser aussi simplement dompter. A peine les nuages de lacrymogène dissipés que tout Downfall se relève, prête à affronter Los Angeles... prête à défendre sa liberté.

#2 - Le prix de la liberté
Le soleil se lève sur une ville en cendres. Le centre-ville n'est plus qu'une plaie béante, encore saignante. Mais l'infection a été battue, forcée de se retrancher à Inglewood. Le mur tremble sous le poids de la pression ; jamais la limite entre Los Angeles et Downfall n'a été si fragile !
Dans les rues, l'ex quartier expérimental s'organise : on soigne les blessés, on arme ceux capables de se battre. Les morts à la sépulture incertaine sont enlevés des rues. Un seul mot d'ordre : se relever !

La Zone 33, QG des Prayers of Insanity, accueille la réunion des différents chefs de clan de la ville. L'entente n'a jamais été aussi volontaire. Jack Cleveland et sa femme, Edward Flynn et Faith Hennessy décident de la manière dont se débarrasser de leur mal. La coalition devient un impératif de survie. Aujourd'hui, il n'y aura plus de Baneshadows, ni de Prayers ou de Blackened : ce soir, ce sera simplement Downfall, un corps fort dans l'union.

Il s'agit de presser l'armée de L.A. contre le mur jusqu'à ce qu'il n'en reste rien de plus que la trace sanglante de son échec.

CHAPITRE II : ET ALORS GRONDÈRENT LES ENTRAILLES DE LA TERRE...

Suite aux attentats ayant saigné à vif Downfall, l'ex-quartier expérimental se relève péniblement. Au prix de nombreuses vies, l'identité de la ville a su être défendue. Les généraux officiant à Inglewood ont été capturés et faits prisonniers en vu de servir de monnaie d'échange au cours des prochaines négociations avec Los Angeles.

Affaiblie mais fière, Downfall se relève donc. Le passage reliant les deux villes a été abattu, si bien que Los Angeles ne peut plus s'infiltrer à l'intérieur de Downfall. Seuls les souterrains clandestins assurent le trajet entre l'ex-quartier expérimental et sa créatrice. Un pouvoir soudainement conféré à la population des souterrains qui n'est pas sans créer des revendications jugées quelque peu mégalomaniaques par les grands noms de la ville. Outré d'être ainsi méprisé, le peuple des souterrains, appelés les "Rats" - pas besoin d'expliquer pourquoi - a décidé de couper tout contact avec Los Angeles tant qu'il ne sera pas écouté. Et aux grandes idées les grands moyens. Le courant est coupé la nuit, livrant Downfall aux ténèbres nocturnes. Le jour, l'alimentation en eau potable est instable, sujette à des sautes d'humeur. En contrôlant les canalisations et les lignes électriques abreuvant Downfall, les Rats font peser le poids de leur revendication sur les épaules épuisées de la population de la ville, fatiguée de se battre.

Privé des voies souterraines, le commerce se fait uniquement par le port, ce qui renforce le pouvoir des Baneshadows. A l'inverse, les Prayers of Insanity se retrouvent coincés entre deux clans hostiles à leur trafic. Les quelques pontons gracieusement loués aux Prayers of Insanity atteignent des prix exorbitants. Le clan d'Ewdard Flynn grince des dents, écoulant difficilement ses stocks de drogues, et peinant à recevoir les produits nécessaires à la confection de leur gagne-pain. Jamais la trêve n'a semblé si fragile. Silencieusement mais surement, les deux clans s'arment, prêts à se livrer une guerre de territoire. Mais les mots d'Edwad Flynn et de Jack Cleveland sont encore à la paix et à l'apaisement, la haine recalée aux coulisses.

Ainsi, depuis quelques jours, de l'eau marronnasse coule des robinets, interdite à la consommation sous peine d'intoxication. Les nuits sont de plus en plus sombres. L'électricité devient une denrée rare, et seuls les plus fortunés peuvent se payer des générateurs.

L'heure est à  la crise, et la population de Downfall n'est pas certaine de vouloir prolonger ces temps de guerre. Entre revendications souterraines, fatigue dans la rue, et esquisse d'une confrontation entre Prayers et Baneshadows, jamais la ville n'a été si peu sûre et vivable.

Alors que la chaleur s'étend sur Downfall, écrasant sous sa moiteur des âmes en peine, la précarité et la pénurie continuent à faire des victimes. Les grands noms de Downfall sont en pleine négociation avec les Silent Rats. Mais aucun compromis ne semble possible. Tandis que les dirigeants de la ville survivent grâce à leurs richesses, la population souffre, assoiffée et affamée.

Les Baneshadows ont le monopole des échanges, et les denrées voient leur prix exploser. Un triste constat s'impose, et fait frémir la ville : il n'y a pas assez de nourriture pour tout le monde. Une tension certaine a gagné les rues de Downfall, l'agressivité étant à peine dissimulée. Jamais survivre n'a été aussi réel et douloureux.
Tandis que la dictature des Baneshadows divise, les Prayers of Insanity souffrent, enfermés sur eux-mêmes sans pouvoir échanger avec le monde extérieur. Si bien que la trêve est à nouveau menacée, les Prayers tentant de s'octroyer des territoires à Norwalk, afin de pouvoir profiter du commerce maritime.
Los Angeles observe de loin la ville crever de l'intérieur, le goût amer de sa défaire encore en bouche. Même si l'opinion publique crie au génocide, ni le gouvernement ni l'armée ne sont décidés à venir en aide à l'ex-quartier expérimental mourant et suffoquant.

Une réunion au sommet permet cependant la signature d'un accord. Les dirigeants des autres clans accèdent aux requêtes de la Ratière, Dolores Sheldon, et en échange, la leader des Silent Rats doit ré-alimenter la ville en eau et électricité. Un début de cohésion et d'union fragile mais porteur d'espoir.

CHAPITRE III : DAWN OF A NEW DAY

#1 - A Storm Will Break The Silence
Presque un an après les attentats qui ont secoué la ville, la vie a repris son cours, inébranlable, guidée par l'impératif de survie. Downfall s'est reconstruite. Mais loin de se fonder sur une base d'unité, l'ex-quartier expérimental est rongé par des guerres intestines entre les différents clans. Une tension palpable règne entre les Baneshadows et les Prayers Of Insanity, à tel point que la trêve signée apparait de plus en plus comme un artefact aux yeux de la population. Dans l'ombre, les Forsaken Dragons avancent leurs pions, et tentent un rapprochement avec le couple Cleveland.
Or, il a fallu que la Ratière souffle un mot pour que la ville s'arrête un instant de vivre. Privée d'eau et d'électricité, Downfall est sombrée dans la misère, relayant les différends politiques à un plan négligeable. En la personne de Dolores Sheldon, les Rats, peuple des souterrains, ont revendiqué leur place sur l'échiquier de la ville. Ils refusent de continuer à vivre dans l'ombre des habitants de la surface, et font valoir leur citoyenneté et leurs droits.
Après des mois passés dans la précarité et l'impasse politique, un débat s'est ouvert dans l'ancienne Mairie du quartier expérimental, réunissant les grands noms de la ville. La Ratière y a exprimé ses revendications. Toutefois, l'intérêt du peuple a souvent servi d'excuse à la lutte acharnée d'egos malmenés. Et dans un climat plus que tendu, chaque clan s'est avoué son animosité et son mépris. Cependant, la discussion s'est clôturée sur la reconnaissance des Rats et de leurs rôles dans et pour la ville, ainsi que sur la tentative d'un fonctionnement en conseil municipal.
Depuis septembre, un certain calme semble habiter Downfall. Après un été plus que chaud passé dans les émeutes et la misère, la ville se relève, encore fiévreuse.

Néanmoins, les tensions entre les différents clans continuent de faire rage. La trêve est constamment menacée, et semble devoir être repensée au vu des actions menées par les Forsaken Dragons à l'encontre des Prayers of Insanity. Une guerre froide qui devrait prochainement faire couler beaucoup de sang.
Le clan de l'Enfant de Downfall lutte difficilement contre une menace d'extermination de moins en moins latente. L'hostilité des Baneshadows et les attaques des Forsaken Dragons affaiblissent le gang.
Dans cette tempête d'influence et de violence, le peuple des souterrains, présidé par Dolores Sheldon, semble un atout non négligeable que chacun bichonne. Mais la Ratière ne se laissera pas endormir par de belles promesses et elle s'est promis de sortir de cette guerre du côté des gagnants.

Or, il y a plus important que ces tensions intestines. A force de vivre en huit-clos, Downfall a oublié quelque chose : elle est la tumeur d'un monde qui ne veut plus d'elle.

L'armée a appris de la défaite qui l'a conduite hors des murs de la ville durant l'hiver 2014-2015. L'ex-quartier expérimental possède dans son désespoir de survie son plus grand atout et sa plus grande faiblesse. Les habitants de la ville suivent le camp pressenti gagnant. Et Los Angeles a décidé de s'imposer grand vainqueur de la prochaine offensive qui sera menée contre Downfall.
Après des mois à parlementer avec les représentants des droits de l'homme, et autres institutions défendant le droit à la vie de chaque être humain, l'armée a obtenu la permission d'attaquer Downfall. Les morts à venir ne sont plus considérées comme des victimes innocentes mais comme des dommages humains presque souhaitables. L'opinion publique est convaincue que la ville regorge de criminels en puissance, de nuisibles et autres parasites sociaux.
Les Prayers of Insanity sont pointés du doigt comme une mafia de la drogue empoisonnant toute la côte Ouest des Etats-Unis. Et ne parlons pas de ces Baneshadows qui encouragent le commerce des armes avec la Russie et les pays du Moyen-Orient. Que penser de ces Blackened Beauty qui organisent la prostitution ? On rappelle à grand cri la fuite des criminels au-delà du mur, dans cet ville-état qui se croit au-dessus des lois. Un massacre médiatique qui a fini par convaincre l'individu lambda du bien fondé d'une action sans précédent contre Downfall. Aucune victime innocente ne sera faite clame l'Etat-Major. Après tout, tous les habitants de la ville sont des hors-la-loi.

Sitôt cet aveuglement approuvé par le gouvernement de l'Etat de Californie et la Maison Blanche, l'armée a constitué une nouvelle cellule chargée du problème Downfall. Les rangs sont consolidés de nouvelles recrues convaincues de trouver derrière le Mur l'enfer sur Terre. Des fonds considérables sont débloqués afin de financer l'armement massif de ces troupes. Un financement qui trouve grâce aux yeux d'une population avide d'apercevoir la réalité de l'ex-quartier expérimental...

Jeudi 24 décembre 2015. La ville s'endort, le ventre plein, après avoir un peu rêvé en ces temps de fêtes troublés par la guerre froide que se livre les différents clans. Et tandis que le sommeil embrasse certaines âmes, l'air se met à trembler. Quatre avions survolent la ville, prêts à réduire en cendre l'exubérance d'un Projet qui aurait du être avorté depuis longtemps. Alors que le monde est tourné vers les promesses d'amour et de bonheur d'une nouvelle année qui s'achève, le centre ville de Downfall devient une immense plaie ouverte de laquelle dégueulent ruines et vies fauchées.
Au même moment, à Inglewood, le Mur tremble. Une longue fissure ouvre alors le chemin à des centaines de militaires. Les vestiges de l'ancienne base militaire de L.A. à Downfall retrouve la vie en quelques heures, animés par la ferme intention d'en découdre.
Telle une épidémie, l'armée avance dans les terres du quartier expérimental. Le no man's land Skid Row est rapidement maitrisé, malgré une résistance qui s'organise du côté de Downfall. Le Mur est à nouveau sous contrôle. Des armes ornent son chemin de garde.
Cependant, des bastions éclosent par-ci et là à Skid Row, Hawthrone, Compton et El Segundo. Une résistance qui met à mal les projets d'invasion de l'armée. Il a été interdit de perpétrer un massacre, l'état de guerre n'étant pas une option envisageable.
Après 48h passées sous les feux des balles et dans le sang de nombreux innocents, l'armée est paralysée par les autorités supérieures, sclérosant toute possibilité d'avancée dans la ville.
Une politique de démilitarisation est alors votée et adoptée. A l'instar d'un mur de Berlin gardé par deux clans prêts à s'entretuer, les quartiers d'El Segundo, d'Inglewood, de Skid Row, de Hawthrone et de Compton deviennent des zones démilitarisées. Un état de tension insupportable qui met les esprits à vif. Or, chacun sait que le prochain coup de feu tiré ouvrira la voie à une guerre sans précédent.

La magie des fêtes passée, le monde s'inquiète de voir un tel massacre s'opérer dans un pays si développé que les Etats-Unis. Un mouvement de protestation gronde, rappelant à chacun que derrière ce Mur, des êtres humains, des frères, des égaux, vivent.
Face aux accusations d'incitations à la haine et de crimes contre l'humanité, le gouvernement a décidé de riposter en dressant une liste de tous les criminels supposés à Downfall. Une liste exhaustive priant un bon tiers de la population du Projet 1959 de se rendre aux autorités. Une campagne presque publicitaire qui finit d'endormir les contestations. Après tout, la loi est la même pour tous, et personne ne doit y échapper.

Face à un climat des plus susceptibles, les grands noms de la ville appellent la population et les clans à l'union. Le centre-ville a été en grande partie détruit. Seule demeure parmi les décombres la Mairie, comme un signe de la cohésion à organiser pour survivre. L'hôpital a été sévèrement touché, et ne peut plus assurer un service suffisant au bien-être de la ville. Les écoles, collèges et lycées ont plus ou moins échappé aux bombes. Mais l'insécurité règne, et nombre d'enfants et d'étudiants restent cloitrés chez eux, sous la protection de parents angoissés.
Croit alors dans cet état de stupeur une certaine haine aveugle, guidée par la peur.

Et si l'ordre est à l'union, certains voient en cet évanouissement exigé des tensions entre clans le moyen de frapper l'ennemi à abattre. C'est donc dans ce pré quel de guerre imminente que les Forsaken Dragons ont décidé de mener leur offensive contre les Prayers of Insanity. Un équilibre précaire ainsi brisé, ignorant les risques d'un tel massacre en interne alors que la guerre est aux portes de la ville.

#2 - Dawn of a New Day
Après des mois dans un climat de guerre à peine voilé, Downfall commence enfin à respirer l'air d'une liberté nouvelle. En mai 2016, Los Angeles et le gouvernement ont accepté de reconnaître la ville. Une indépendance donc gagnée mais pas nécessairement acquise.
Durant tout l'été, Inglewood a été réhabilité en pôle administratif, judiciaire et militaire, afin de légaliser au mieux l'ex-quartier expérimental. Doucement, mais surement, des agents (policiers et militaires) sont envoyés en ville, dans le but de maintenir l'ordre. Or la cohabitation est encore difficile : de nombreuses bavures policières sont recensées, souvent en réponse à des violences venant des civils. Les habitants de la ville n'ont aucune confiance en cette nouvelle autorité. Le couple Cleveland, alors interlocuteurs privilégiés dans la libération de Downfall, est au centre de toutes les attentions. Les compromis trouvés restent pour le moment insatisfaisants. Cependant, les établissements à vocation publiques sont peu à peu reconstruits et réaménagés. Downfall est en pleine reconstruction, autant sur le plan urbanistique qu'identitaire.

Et c'est dans cette idée de renouveau que le couple Cleveland organise à la Mairie - elle aussi réhabilitée et équipée - une soirée caritative, avec une réelle volonté de lever des fonds, d'engager la carrière politique de Jack Cleveland dans la course à la Mairie, et de fédérer la population de Downfall en célébrant son indépendance.

Or, si l'ambiance se veut à la fête et aux célébrations, les tensions entre les différents clans de la ville sont encore vives. Si les Forsaken Dragons font profil bas afin d'échapper à la vigilance des autorités sur place tout en fuyant celle des Triades, les Prayers of Insanity sont la cible des services fédéraux. Leur empire est peu à peu mis à mal, d'autant que l'ouverture - même si très partielle - des frontières les prive du monopole qu'ils possédaient jusque-là.
Quant aux Baneshadows, un réel schisme s'opère entre Jack Cleveland, l'homme politique, et son organisation mafieuse. Malgré les pots-de-vin et autres tentatives de corruption, le trafic d'armes organisé par les Shadows met Jack Cleveland dans le viseur des autorités. D'autant plus qu'avec son accès à l'indépendance, Downfall est devenue une vraie plaque tournante du trafic d'armes aux Etats-Unis.
Les Blackened Beauty voient, quant à elle, leur fierté mise à mal par le mépris dont font preuve les autorités à leur égard. La prostitution étant illégale, de nombreuses descentes mettent à mal l'activité de Van Nyus. Faith Hennessy a durci sa politique, interdisant aux policiers et aux militaires toute ingérence dans son quartier, et ouvrant la voie à de nombreux conflits.

#3 - Broken, Beaten & Scarred
Neuf moi après l'annonce de son indépendance - en mai 2016 -, Downfall n'est plus vraiment la même. Son centre-ville a été à 70% réhabilité, les ruines cédant le paysage à des tours de plus en plus hautes et hautaines. Cependant, malgré une volonté de modernisation à peine cachée, les habitudes enracinées depuis des dizaines d'années mènent la vie dure à l'épanouissement politique et administratif de la ville. La reconstruction de la ville est perçue par la majorité de la population comme une déconstruction, voire une destruction de ce que fut Downfall, L'Indomptable, La Rebelle. Un sentiment de nostalgie noue les estomacs, tandis que les grimaces étirent les visages : tout le monde se rend compte que l'indépendance de l'ancien quartier expérimental n'engage en rien sa liberté. Bien au contraire...

Malgré une présence encore discrète, les autorités s'installent peu à peu à Inglewood, s'organisant autour d'un plan d'attaque bien simple : briser la fierté de cet enfant rebelle, dresser cet animal sauvage, soigner cette hérésie. De plus en plus régulièrement, des patrouilles sillonnent la ville. Bien souvent, elles ne font qu'observer le comportement des différents quartiers. D'autant que lorsque l'audace leur prend d'intervenir, c'est rarement pour assurer la sécurité de la ville, mais plutôt pour instaurer un climat de peur et de violence.
Les premiers criminels arrêtés ont été jugés à titre d'exemple : avec sévérité et abus. Les autorités condamnent fermement et ouvertement la délinquance et la criminalité dans lesquelles s'est enlisée Downfall au fil des années.

Parallèlement, Jack Cleveland organise sa campagne pour devenir Maire de cette Gotham de la côté Ouest. Mêlant corruption et démagogie, le Baneshadow a plus ou moins réussi à faire oublier son passé de trafiquant d'armes pour ne représenter à présent que la figure médiatique de l'indépendance de la ville, ce pour quoi Cleveland s'est toujours battu. Et c'est donc selon toute vraisemblance que l'on attend son élection courant février, faute de concurrents sérieux.

Toutefois, la soirée caritative organisée par le couple Cleveland a permis un prendre un instantané de toutes les tensions intestinales qui grippe l'ex quartier expérimental. Un gala ponctué d'une intervention imprévue vouée à remuer les consciences : comment honorer ceux qui sont tombés au combat et ceux qui se sont tout simplement fait massacrés lors des attentats ? Un passé qui voile un futur déjà bien incertain, rendant le présent pénible.
Sur les coups de deux heures du matin, alors que la soirée prenait fin, des explosions et des détonations se sont faites entendre depuis le quartier de Skid Row. Le lendemain, on apprendra que les autorités ont déjoué un attentat visant le City Hall ; un attentat revendiqué par les derniers Rats et première faction de résistance.
Une vague de rébellion qui peu à peu s'organise dans les souterrains et le "Big Nowhere". Un rassemblement encore timide mais uni par une même volonté : lutter contre la domestication de Downfall et son aliénation. Depuis peu, ils se font connaître sous le nom des "Unbroken" (indomptés).

Les "Unbroken" ont principalement investi les quartiers du "Big Nowhere", de South Gate, ainsi que les anciens souterrains encore accessibles. Aucun leader n'est encore connu. On sait seulement que Kenneth Sheldon, le fil de la Ratière, est à la tête du "Last Bastion", groupuscule radicalisé qui prône la solution forte pour éradiquer le cancer qui gangrène Downfall.
Mais les "Unbroken" ne sont pas seulement les factions armées ; ce sont aussi des habitants fatigués et harassés par la politique en cours qui dénature leurs valeurs en tant que natifs. Quelques "Shameless" rejoignent également cette nouvelle famille d'indignés, avec pour objectif de défendre coûte que coûte l'ex-quartier expérimental.

Les Baneshadows, après quelques mois à se faire discrets, ont repris le trafic d'armes et l'import/export massif de tout ce qui peut se vendre. L'ouverture de la ville n'a pas tellement entaché leur commerce, notamment par la pratique de prix encore largement inférieur à ceux proposés par les voies légales.
D'autre part, Downfall s'intronise peu à peu comme la plaque tournante du trafic d'armes en Amérique du Nord.

Un titre qu'elle étoffe d'un second de plaque tournante de la drogue. Malgré une année compliquée (disparition d'Edward Flynn, concurrence au-delà du Mur, exportation difficile), les Prayers of Insanity reviennent en force sur le marché, avec la vente de produits de grande qualité et à des prix très attractifs. L'Enfant de Downfall est revenu d'entre les morts. Et si tout le monde ignore quels sont encore ses projets, beaucoup en frémissent par avance.

Un retour en force permis par la dissolution des Forsaken Dragons. L'appendice des Triades a été démantelé au cours de l'hiver 2016 par le concert de policiers, de militaires et d'agents fédéraux. Asuna Kazuko a été arrêtée ; et sa condamnation un exemple. Cependant, même si la tête du Dragon a été coupée dans d'obscures conditions, de nombreuses rumeurs courent, comme l'infiltration d'un Prayers of Insanity au sein de l'organisation. Une opacité qui donne vie à de nombreux mythes et fantasmes. Au-delà du démantèlement effectif des Forsaken Dragons demeurent des mandats d'arrestation pour Mai Ishita, le Lieutenant d'Asuna Kazuko, mais également pour son bras armé Shido Asano.

Les yeux rivés sur l'effervescence ayant purifié Little Tokyo de sa vermine nippone, les regards ont été détournés de Van Nyus et des drames qui y ont été perpétrés. La fierté des Blackened Beauty a été bafouée plus d'une fois au cours des derniers mois. Les politiques ont ignoré leur positionnement sur l'échiquier de la ville, les livrant en pâture à des autorités en manque de reconnaissance. De nombreuses descentes ont eu lieu dans les bars et club de Van Nyus, sous le chef d'inculpation de proxénétisme. Faith Hennessy a été arrêtée fin janvier 2017. Encore une fois, les circonstances de cette arrestation sont obscures.
Il n'en fallait pas plus pour que cette sage "consoeurie" devienne un groupuscule armé défendant avec acharnement les frontières de Van Nyus. Aucun flic ni aucun militaire n'est toléré dans l'enceinte de quartier, sous peine de mort. Quiconque désire entrer à Van Nyus doit montrer patte blanche et obéir aux lois des Blackened Beauty.

Pour le reste de la population, la vie suit son cours. La reconstruction et la réhabilitation du centre-ville permettent aux services publics une action plus importantes, tant au niveau de la santé que de l'éducation. Or, ce que personne ne voit, c'est la dette qui empire de jour en jour, aliénant Downfall à l'Etat de Californie.

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