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 CONTEXTE ❖ A lire impérativement

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MessageSujet: CONTEXTE ❖ A lire impérativement   Sam 6 Sep - 14:27



CONTEXTE

/ Lecture obligatoire /

BACKGROUND GÉNÉRAL

Downfall. 24 652 habitants selon le dernier recensement. Taux de criminalité : 56%. Et dire qu'au commencement, il s'agissait de la plus grande expérience humaine jamais réalisée. Mais on ne joue pas impunément avec des vies, surtout lorsque l'on sait que l'enfer est pavé de bonnes intentions...

1959. La Seconde Guerre Mondiale a soulevé bien des questions à propos de la nature humaine. Comment le nazisme et ses horreurs ont-ils pu advenir ? Comment des hommes ont-ils pu condamner à l'extermination des peuples entiers qui n'avaient de préjudiciables que leurs différences ? Mais surtout, comment reconstruire ce que l'histoire a brisé ? Comment se relever après être tombé si bas ? Faut-il faire table rase du passé ou bien reconstruire sur les ruines d'une humanité qui a échoué ?
Porté par ces questions, un groupe de scientifiques, sociologues, psychologues et anthropologues entreprirent une « pure folie » : une expérimentation à échelle humaine. La procédure était simple : implanter dans un quartier des hommes et des femmes issus de tous les horizons afin d'observer la création d'une nouvelle société. Et lorsque Los Angeles accepta de céder son quartier Ouest, le Projet 1959 naquit.
L'expérience rencontra de nombreux obstacles, dont celui de constituer un groupe de participants. Personne n'était prêt à sacrifier sa vie pour ce projet qui se comptait en dizaines d'années. Les cours de Justice se chargèrent alors de remplir le quartier expérimental : une sanction présentée comme une alternative à l'incarcération et même à la peine de mort. Criminels de haut vol, délinquants, dégénérés et autres raclures de bas étage constituèrent la première population du Projet 1959.
Or, l’expérience dégénéra rapidement. Si on avait vendu aux premiers participants le rêve d'une société autodidacte en autarcie dans laquelle chaque individu est responsable du bien-être collectif, on avait oublié que l'homme est un loup pour les hommes. Et sur ce grand échiquier rebaptisé Downfall par ses habitants en 1968, les pions échappèrent aux mains expertes des scientifiques. Le pantin se désarticula sous le regard incrédule et sidéré d'un marionnettiste aveuglé par quelques délires divins. On ne joue pas sans risque avec la nature humaine.
Rapidement, Downfall construisit sa propre culture alternative. Mais que pouvait-on attendre d'une société fondée par des criminels et autres malades mentaux ? De nombreux réseaux illicites apparurent, comme autant d'artères alimentant de cœur de cette nouvelle ville à l'identité en errance. Le Projet 1959 n'était plus et en 1974, Downfall réclama une existence légitime sur l’échiquier du monde.

Los Angeles a bien tenté de reprendre les rênes du quartier en y introduisant une police, quelques troupes armées, mais aussi des établissements de santé et autres institutions, afin de rééduquer cette ville hors de contrôle. Mais la colère aveugle d'une population méprisée, cette haine comme fardeau porté de génération en génération, ne se laissa pas amadouer. Affamée, Downfall commença à s'attaquer aux quartiers voisins de Los Angeles, le terrain de jeu n'étant plus assez grand pour contenir toute la violence et l'avidité des nouvelles générations. La ville grandit jusqu'à pouvoir accueillir plusieurs milliers de personnes. Bouffée de l'intérieur, Los Angeles réagit en construisant un immense mur – là où existait un simple grillage orné de barbelets – séparant mère et fille. Et dans les murmures indignés intra-muros, on parlait déjà d'une guerre d'indépendance. Et ce fil rouge tissa l'histoire de Downfall...
Jusqu'à ce qu'en mai 2016, après des décennies d'une guerre ouverte avec Los Angeles, Downfall accède enfin à son indépendance et est reconnue comme ville à part entière. Sauf que cette reconnaissance implique de nombreux compromis pour lesquels l'ex-quartier expérimental n'est pas prêt. L'introduction de la Loi, de ses cours de Justice et de ses agents de l'Ordre se fait dans la douleur et la violence. Downfall n'est pas prête à se plier à la Loi, et refuse avec dédain le moindre contrat, laissant le premier Maire de la Downfall indépendante, dans une position d'intermédiaire délicate.

Pourri jusque dans le chair de sa jeunesse, l'ex-quartier expérimental est à présent le terrain de jeu de gangs désireux de diriger cette enfant sauvage. Cet ex-quartier de Los Angeles est né de la main de participants hors-la-loi, mais surtout, hors-la-norme. C'est à présent une véritable ville dans a ville qui s'est dressée, fière et malade. S'il n'existe aucun autorité reconnue malgré la présence de l'armée et de la Downfall Police Department, les règles du jeu sont édictées par des clans et autres gangs qui aspirent à prendre le contrôle de cet échiquier humain. On les appelle les Baneshadows, les Prayers of Insanity, les Blackened Beauty ou encore les Unbroken. Chacun sait exactement ce que doit être Downfall. Et la fin justifiant les moyens, aucune violence n'est gratuite. Elle est juste nécessaire.

Bienvenue à Downfall, cité où l'orgueil, l'envie, la luxure, la gourmandise, la paresse, l'avarice et la colère s'entremêlent sous le regard sidéré d'un monde qui ne veut pas d'elle. Pourtant, elle n'est que le reflet des dérives d'une humanité qui tente de survivre.


CHRONOLOGIE

1959 – 1980 ❖ Du projet expérimental à la naissance de Downfall
Spoiler:
 

1981 – 2015❖ Tensions intestines, guerres ouvertes et trêves bafouées
Spoiler:
 

2016 – 2018 ❖ Une reconnaissance et une indépendance douloureuses
Spoiler:
 


DOWNFALL

Comme sortie tout droit de l'esprit de Frank Miller, Downfall est une Sin City aussi fière que décadente. Il n'est pas question d'y vivre, mais d'y survivre. Le quartier perdit rapidement les traits d'une expérience scientifique afin de recouvrir ceux d'une nouvelle société. Or, constituée par des repris de justice et autres psychopathes, Downfall n'obéit à aucune loi si ce n'est celle du plus fort. Quelques institutions ont essayé de mettre un peu d'ordre dans ce chaos humain, mais autant dire qu'elles ont connues un échec cuisant. Plus de police pour protéger les honnêtes citoyens. Ce qui tombe plutôt bien puisqu'il y n'a jamais eu d'honnête citoyen à Downfall. Seul l’hôpital a été conservé et continue de tourner, alimenté par une population louche pour qui la santé n'est jamais gratuite. Quelques écoles, collèges et lycées ont aussi échappé à la destruction, principalement dans les quartiers riches où on considère encore utile d'instruire les enfants. Au cœur de la ville, la jeunesse grandit en autodidacte. Les collèges et lycées ne sont que des plateformes où la drogue circule sous le regard fatigué de professeurs dont le savoir n'a plus aucune valeur. De toute manière, tout le monde sait qu'être instruit ne sauve pas des vies.

Fondée sur ses propres codes, Downfall survit grâce à la vente de drogues et d'armes. C'est ici que les gangs et les clans interviennent. Les Baneshadows, ouverts sur le port, sont en commerce avec de nombreux gangs du monde entier. D'ailleurs le fantôme de la Guerre froide n'est pas très loin puisque leur principal partenaire n'est autre que la Russie. Quant à la drogue, on pense plutôt aux Prayers of Insanity qui possède le monopole sur la ville. Les deux gangs se livrent une vraie guerre ouverte, tous deux désireux de prendre la tête de l'ex-Projet 1959. Les Blackened Beauty, quant à elles, restent discrètes, du moins, pour l'instant. Même si on les oublie facilement, les filles de Van Nyus ne sont pourtant pas négligeable. Si une guerre doit éclater, elles joueront un rôle certainement prépondérant. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que les Prayers et les Shadows essayent de s'attirer leurs faveurs.
D'autres clans existent dans l'ombre de cette Sainte Trinité, chacun connaissant une influence plus ou moins importante.

Quand on déambule dans les rues de Downfall, on pourrait se croire en plein Gotham City. Il n'est pas question d'une ville habitée par des inadaptés sociaux assoiffés de sang, mais plutôt d'une cruauté dictée par les différentes pègres. Tout est souillé, détourné et corrompu. Même les forces armées n'arrivent pas à lutter contre cet engouement opportuniste où l'intérêt individuel surpasse de loin l'intérêt de la communauté.
Pourtant, ils existent encore quelques âmes qui aspirent à s'élever au-delà de cette misère ambiante, qui essayent juste de survivre sans sombrer dans l'opportunisme et ses dérives viciées.

Downfall, cité de violence, implacablement humaine.


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MessageSujet: Re: CONTEXTE ❖ A lire impérativement   Lun 18 Avr - 16:18




ÉVOLUTION DU CONTEXTE

/ Lecture facultative /


CHAPITRE I : UNE NUIT EN ENFER / LE PRIX DE LA LIBERTE

#1 - Une nuit en enfer

Au cœur de la nuit,  une explosion fait trembler Downfall. Touchée en plein cœur, et avec violence, un pan entier de l'hôtel de ville s'effondre. Un nuage de poussière chargé de lacrymogène envahit les rues, telles d'immenses tentacules. L'agitation saisit le Civic Center qui, cédant à la panique, paye l'effronterie du quartier expérimental.

Au loin, les crissements de pneus des voitures blindées annoncent l'arrivée de l'armée. Tout Inglewood se retrouve au cœur de la ville, lourdement armé. Un seul mot d'ordre : reprendre le contrôle de Downfall. Mais la ville ne compte pas se laisser aussi simplement dompter. A peine les nuages de lacrymogène dissipés que tout Downfall se relève, prête à affronter Los Angeles... prête à défendre sa liberté.

#2 - Le prix de la liberté

Le soleil se lève sur une ville en cendres. Le centre-ville n'est plus qu'une plaie béante, encore saignante. Mais l'infection a été battue, forcée de se retrancher à Inglewood. Le mur tremble sous le poids de la pression ; jamais la limite entre Los Angeles et Downfall n'a été si fragile !
Dans les rues, l'ex quartier expérimental s'organise : on soigne les blessés, on arme ceux capables de se battre. Les morts à la sépulture incertaine sont enlevés des rues. Un seul mot d'ordre : se relever !

La Zone 33, QG des Prayers of Insanity, accueille la réunion des différents chefs de clan de la ville. L'entente n'a jamais été aussi volontaire. Jack Cleveland et sa femme, Edward Flynn et Faith Hennessy décident de la manière dont se débarrasser de leur mal. La coalition devient un impératif de survie. Aujourd'hui, il n'y aura plus de Baneshadows, ni de Prayers ou de Blackened : ce soir, ce sera simplement Downfall, un corps fort dans l'union.

Il s'agit de presser l'armée de L.A. contre le mur jusqu'à ce qu'il n'en reste rien de plus que la trace sanglante de son échec.


(c)syndrome



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MessageSujet: Re: CONTEXTE ❖ A lire impérativement   Ven 5 Jan - 19:19


 


ÉVOLUTION DU CONTEXTE

/ Lecture facultative /

CHAPITRE II : ET ALORS GRONDÈRENT LES ENTRAILLES DE LA TERRE

Suite aux attentats ayant saigné à vif Downfall, l'ex-quartier expérimental se relève péniblement. Au prix de nombreuses vies, l'identité de la ville a su être défendue. Les généraux officiant à Inglewood ont été capturés et faits prisonniers en vu de servir de monnaie d'échange au cours des prochaines négociations avec Los Angeles.

Affaiblie mais fière, Downfall se relève donc. Le passage reliant les deux villes a été abattu, si bien que Los Angeles ne peut plus s'infiltrer à l'intérieur de Downfall. Seuls les souterrains clandestins assurent le trajet entre l'ex-quartier expérimental et sa créatrice. Un pouvoir soudainement conféré à la population des souterrains qui n'est pas sans créer des revendications jugées quelque peu mégalomaniaques par les grands noms de la ville. Outré d'être ainsi méprisé, le peuple des souterrains, appelés les "Rats" - pas besoin d'expliquer pourquoi - a décidé de couper tout contact avec Los Angeles tant qu'il ne sera pas écouté. Et aux grandes idées les grands moyens. Le courant est coupé la nuit, livrant Downfall aux ténèbres nocturnes. Le jour, l'alimentation en eau potable est instable, sujette à des sautes d'humeur. En contrôlant les canalisations et les lignes électriques abreuvant Downfall, les Rats font peser le poids de leur revendication sur les épaules épuisées de la population de la ville, fatiguée de se battre.

Privé des voies souterraines, le commerce se fait uniquement par le port, ce qui renforce le pouvoir des Baneshadows. A l'inverse, les Prayers of Insanity se retrouvent coincés entre deux clans hostiles à leur trafic. Les quelques pontons gracieusement loués aux Prayers of Insanity atteignent des prix exorbitants. Le clan d'Ewdard Flynn grince des dents, écoulant difficilement ses stocks de drogues, et peinant à recevoir les produits nécessaires à la confection de leur gagne-pain. Jamais la trêve n'a semblé si fragile. Silencieusement mais surement, les deux clans s'arment, prêts à se livrer une guerre de territoire. Mais les mots d'Edwad Flynn et de Jack Cleveland sont encore à la paix et à l'apaisement, la haine recalée aux coulisses.

Ainsi, depuis quelques jours, de l'eau marronnasse coule des robinets, interdite à la consommation sous peine d'intoxication. Les nuits sont de plus en plus sombres. L'électricité devient une denrée rare, et seuls les plus fortunés peuvent se payer des générateurs.

L'heure est à  la crise, et la population de Downfall n'est pas certaine de vouloir prolonger ces temps de guerre. Entre revendications souterraines, fatigue dans la rue, et esquisse d'une confrontation entre Prayers et Baneshadows, jamais la ville n'a été si peu sûre et vivable.

Alors que la chaleur s'étend sur Downfall, écrasant sous sa moiteur des âmes en peine, la précarité et la pénurie continuent à faire des victimes. Les grands noms de Downfall sont en pleine négociation avec les Silent Rats. Mais aucun compromis ne semble possible. Tandis que les dirigeants de la ville survivent grâce à leurs richesses, la population souffre, assoiffée et affamée.

Les Baneshadows ont le monopole des échanges, et les denrées voient leur prix exploser. Un triste constat s'impose, et fait frémir la ville : il n'y a pas assez de nourriture pour tout le monde. Une tension certaine a gagné les rues de Downfall, l'agressivité étant à peine dissimulée. Jamais survivre n'a été aussi réel et douloureux.
Tandis que la dictature des Baneshadows divise, les Prayers of Insanity souffrent, enfermés sur eux-mêmes sans pouvoir échanger avec le monde extérieur. Si bien que la trêve est à nouveau menacée, les Prayers tentant de s'octroyer des territoires à Norwalk, afin de pouvoir profiter du commerce maritime.
Los Angeles observe de loin la ville crever de l'intérieur, le goût amer de sa défaire encore en bouche. Même si l'opinion publique crie au génocide, ni le gouvernement ni l'armée ne sont décidés à venir en aide à l'ex-quartier expérimental mourant et suffoquant.

Une réunion au sommet permet cependant la signature d'un accord. Les dirigeants des autres clans accèdent aux requêtes de la Ratière, Dolores Sheldon, et en échange, la leader des Silent Rats doit ré-alimenter la ville en eau et électricité. Un début de cohésion et d'union fragile mais porteur d'espoir.


(c)syndrome
 



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MessageSujet: Re: CONTEXTE ❖ A lire impérativement   Ven 5 Jan - 19:21




ÉVOLUTION DU CONTEXTE

/ Lecture facultative /

CHAPITRE III : DAWN OF A NEW DAY

#1 - A Storm Will Break The Silence

Presque un an après les attentats qui ont secoué la ville, la vie a repris son cours, inébranlable, guidée par l'impératif de survie. Downfall s'est reconstruite. Mais loin de se fonder sur une base d'unité, l'ex-quartier expérimental est rongé par des guerres intestines entre les différents clans. Une tension palpable règne entre les Baneshadows et les Prayers Of Insanity, à tel point que la trêve signée apparait de plus en plus comme un artefact aux yeux de la population. Dans l'ombre, les Forsaken Dragons avancent leurs pions, et tentent un rapprochement avec le couple Cleveland.
Or, il a fallu que la Ratière souffle un mot pour que la ville s'arrête un instant de vivre. Privée d'eau et d'électricité, Downfall est sombrée dans la misère, relayant les différends politiques à un plan négligeable. En la personne de Dolores Sheldon, les Rats, peuple des souterrains, ont revendiqué leur place sur l'échiquier de la ville. Ils refusent de continuer à vivre dans l'ombre des habitants de la surface, et font valoir leur citoyenneté et leurs droits.
Après des mois passés dans la précarité et l'impasse politique, un débat s'est ouvert dans l'ancienne Mairie du quartier expérimental, réunissant les grands noms de la ville. La Ratière y a exprimé ses revendications. Toutefois, l'intérêt du peuple a souvent servi d'excuse à la lutte acharnée d'egos malmenés. Et dans un climat plus que tendu, chaque clan s'est avoué son animosité et son mépris. Cependant, la discussion s'est clôturée sur la reconnaissance des Rats et de leurs rôles dans et pour la ville, ainsi que sur la tentative d'un fonctionnement en conseil municipal.
Depuis septembre, un certain calme semble habiter Downfall. Après un été plus que chaud passé dans les émeutes et la misère, la ville se relève, encore fiévreuse.

Néanmoins, les tensions entre les différents clans continuent de faire rage. La trêve est constamment menacée, et semble devoir être repensée au vu des actions menées par les Forsaken Dragons à l'encontre des Prayers of Insanity. Une guerre froide qui devrait prochainement faire couler beaucoup de sang.
Le clan de l'Enfant de Downfall lutte difficilement contre une menace d'extermination de moins en moins latente. L'hostilité des Baneshadows et les attaques des Forsaken Dragons affaiblissent le gang.
Dans cette tempête d'influence et de violence, le peuple des souterrains, présidé par Dolores Sheldon, semble un atout non négligeable que chacun bichonne. Mais la Ratière ne se laissera pas endormir par de belles promesses et elle s'est promis de sortir de cette guerre du côté des gagnants.

Or, il y a plus important que ces tensions intestines. A force de vivre en huit-clos, Downfall a oublié quelque chose : elle est la tumeur d'un monde qui ne veut plus d'elle.

L'armée a appris de la défaite qui l'a conduite hors des murs de la ville durant l'hiver 2014-2015. L'ex-quartier expérimental possède dans son désespoir de survie son plus grand atout et sa plus grande faiblesse. Les habitants de la ville suivent le camp pressenti gagnant. Et Los Angeles a décidé de s'imposer grand vainqueur de la prochaine offensive qui sera menée contre Downfall.
Après des mois à parlementer avec les représentants des droits de l'homme, et autres institutions défendant le droit à la vie de chaque être humain, l'armée a obtenu la permission d'attaquer Downfall. Les morts à venir ne sont plus considérées comme des victimes innocentes mais comme des dommages humains presque souhaitables. L'opinion publique est convaincue que la ville regorge de criminels en puissance, de nuisibles et autres parasites sociaux.
Les Prayers of Insanity sont pointés du doigt comme une mafia de la drogue empoisonnant toute la côte Ouest des Etats-Unis. Et ne parlons pas de ces Baneshadows qui encouragent le commerce des armes avec la Russie et les pays du Moyen-Orient. Que penser de ces Blackened Beauty qui organisent la prostitution ? On rappelle à grand cri la fuite des criminels au-delà du mur, dans cet ville-état qui se croit au-dessus des lois. Un massacre médiatique qui a fini par convaincre l'individu lambda du bien fondé d'une action sans précédent contre Downfall. Aucune victime innocente ne sera faite clame l'Etat-Major. Après tout, tous les habitants de la ville sont des hors-la-loi.

Sitôt cet aveuglement approuvé par le gouvernement de l'Etat de Californie et la Maison Blanche, l'armée a constitué une nouvelle cellule chargée du problème Downfall. Les rangs sont consolidés de nouvelles recrues convaincues de trouver derrière le Mur l'enfer sur Terre. Des fonds considérables sont débloqués afin de financer l'armement massif de ces troupes. Un financement qui trouve grâce aux yeux d'une population avide d'apercevoir la réalité de l'ex-quartier expérimental...

Jeudi 24 décembre 2015. La ville s'endort, le ventre plein, après avoir un peu rêvé en ces temps de fêtes troublés par la guerre froide que se livre les différents clans. Et tandis que le sommeil embrasse certaines âmes, l'air se met à trembler. Quatre avions survolent la ville, prêts à réduire en cendre l'exubérance d'un Projet qui aurait du être avorté depuis longtemps. Alors que le monde est tourné vers les promesses d'amour et de bonheur d'une nouvelle année qui s'achève, le centre ville de Downfall devient une immense plaie ouverte de laquelle dégueulent ruines et vies fauchées.
Au même moment, à Inglewood, le Mur tremble. Une longue fissure ouvre alors le chemin à des centaines de militaires. Les vestiges de l'ancienne base militaire de L.A. à Downfall retrouve la vie en quelques heures, animés par la ferme intention d'en découdre.
Telle une épidémie, l'armée avance dans les terres du quartier expérimental. Le no man's land Skid Row est rapidement maitrisé, malgré une résistance qui s'organise du côté de Downfall. Le Mur est à nouveau sous contrôle. Des armes ornent son chemin de garde.
Cependant, des bastions éclosent par-ci et là à Skid Row, Hawthrone, Compton et El Segundo. Une résistance qui met à mal les projets d'invasion de l'armée. Il a été interdit de perpétrer un massacre, l'état de guerre n'étant pas une option envisageable.
Après 48h passées sous les feux des balles et dans le sang de nombreux innocents, l'armée est paralysée par les autorités supérieures, sclérosant toute possibilité d'avancée dans la ville.
Une politique de démilitarisation est alors votée et adoptée. A l'instar d'un mur de Berlin gardé par deux clans prêts à s'entretuer, les quartiers d'El Segundo, d'Inglewood, de Skid Row, de Hawthrone et de Compton deviennent des zones démilitarisées. Un état de tension insupportable qui met les esprits à vif. Or, chacun sait que le prochain coup de feu tiré ouvrira la voie à une guerre sans précédent.

La magie des fêtes passée, le monde s'inquiète de voir un tel massacre s'opérer dans un pays si développé que les Etats-Unis. Un mouvement de protestation gronde, rappelant à chacun que derrière ce Mur, des êtres humains, des frères, des égaux, vivent.
Face aux accusations d'incitations à la haine et de crimes contre l'humanité, le gouvernement a décidé de riposter en dressant une liste de tous les criminels supposés à Downfall. Une liste exhaustive priant un bon tiers de la population du Projet 1959 de se rendre aux autorités. Une campagne presque publicitaire qui finit d'endormir les contestations. Après tout, la loi est la même pour tous, et personne ne doit y échapper.

Face à un climat des plus susceptibles, les grands noms de la ville appellent la population et les clans à l'union. Le centre-ville a été en grande partie détruit. Seule demeure parmi les décombres la Mairie, comme un signe de la cohésion à organiser pour survivre. L'hôpital a été sévèrement touché, et ne peut plus assurer un service suffisant au bien-être de la ville. Les écoles, collèges et lycées ont plus ou moins échappé aux bombes. Mais l'insécurité règne, et nombre d'enfants et d'étudiants restent cloitrés chez eux, sous la protection de parents angoissés.
Croit alors dans cet état de stupeur une certaine haine aveugle, guidée par la peur.

Et si l'ordre est à l'union, certains voient en cet évanouissement exigé des tensions entre clans le moyen de frapper l'ennemi à abattre. C'est donc dans ce pré quel de guerre imminente que les Forsaken Dragons ont décidé de mener leur offensive contre les Prayers of Insanity. Un équilibre précaire ainsi brisé, ignorant les risques d'un tel massacre en interne alors que la guerre est aux portes de la ville.

#2 - Dawn of a New Day

Après des mois dans un climat de guerre à peine voilé, Downfall commence enfin à respirer l'air d'une liberté nouvelle. En mai 2016, Los Angeles et le gouvernement ont accepté de reconnaître la ville. Une indépendance donc gagnée mais pas nécessairement acquise.
Durant tout l'été, Inglewood a été réhabilité en pôle administratif, judiciaire et militaire, afin de légaliser au mieux l'ex-quartier expérimental. Doucement, mais surement, des agents (policiers et militaires) sont envoyés en ville, dans le but de maintenir l'ordre. Or la cohabitation est encore difficile : de nombreuses bavures policières sont recensées, souvent en réponse à des violences venant des civils. Les habitants de la ville n'ont aucune confiance en cette nouvelle autorité. Le couple Cleveland, alors interlocuteurs privilégiés dans la libération de Downfall, est au centre de toutes les attentions. Les compromis trouvés restent pour le moment insatisfaisants. Cependant, les établissements à vocation publiques sont peu à peu reconstruits et réaménagés. Downfall est en pleine reconstruction, autant sur le plan urbanistique qu'identitaire.

Et c'est dans cette idée de renouveau que le couple Cleveland organise à la Mairie - elle aussi réhabilitée et équipée - une soirée caritative, avec une réelle volonté de lever des fonds, d'engager la carrière politique de Jack Cleveland dans la course à la Mairie, et de fédérer la population de Downfall en célébrant son indépendance.

Or, si l'ambiance se veut à la fête et aux célébrations, les tensions entre les différents clans de la ville sont encore vives. Si les Forsaken Dragons font profil bas afin d'échapper à la vigilance des autorités sur place tout en fuyant celle des Triades, les Prayers of Insanity sont la cible des services fédéraux. Leur empire est peu à peu mis à mal, d'autant que l'ouverture - même si très partielle - des frontières les prive du monopole qu'ils possédaient jusque-là.
Quant aux Baneshadows, un réel schisme s'opère entre Jack Cleveland, l'homme politique, et son organisation mafieuse. Malgré les pots-de-vin et autres tentatives de corruption, le trafic d'armes organisé par les Shadows met Jack Cleveland dans le viseur des autorités. D'autant plus qu'avec son accès à l'indépendance, Downfall est devenue une vraie plaque tournante du trafic d'armes aux Etats-Unis.
Les Blackened Beauty voient, quant à elle, leur fierté mise à mal par le mépris dont font preuve les autorités à leur égard. La prostitution étant illégale, de nombreuses descentes mettent à mal l'activité de Van Nyus. Faith Hennessy a durci sa politique, interdisant aux policiers et aux militaires toute ingérence dans son quartier, et ouvrant la voie à de nombreux conflits.

#3 - Broken, Beaten & Scarred

Neuf moi après l'annonce de son indépendance - en mai 2016 -, Downfall n'est plus vraiment la même. Son centre-ville a été à 70% réhabilité, les ruines cédant le paysage à des tours de plus en plus hautes et hautaines. Cependant, malgré une volonté de modernisation à peine cachée, les habitudes enracinées depuis des dizaines d'années mènent la vie dure à l'épanouissement politique et administratif de la ville. La reconstruction de la ville est perçue par la majorité de la population comme une déconstruction, voire une destruction de ce que fut Downfall, L'Indomptable, La Rebelle. Un sentiment de nostalgie noue les estomacs, tandis que les grimaces étirent les visages : tout le monde se rend compte que l'indépendance de l'ancien quartier expérimental n'engage en rien sa liberté. Bien au contraire...

Malgré une présence encore discrète, les autorités s'installent peu à peu à Inglewood, s'organisant autour d'un plan d'attaque bien simple : briser la fierté de cet enfant rebelle, dresser cet animal sauvage, soigner cette hérésie. De plus en plus régulièrement, des patrouilles sillonnent la ville. Bien souvent, elles ne font qu'observer le comportement des différents quartiers. D'autant que lorsque l'audace leur prend d'intervenir, c'est rarement pour assurer la sécurité de la ville, mais plutôt pour instaurer un climat de peur et de violence.
Les premiers criminels arrêtés ont été jugés à titre d'exemple : avec sévérité et abus. Les autorités condamnent fermement et ouvertement la délinquance et la criminalité dans lesquelles s'est enlisée Downfall au fil des années.

Parallèlement, Jack Cleveland organise sa campagne pour devenir Maire de cette Gotham de la côté Ouest. Mêlant corruption et démagogie, le Baneshadow a plus ou moins réussi à faire oublier son passé de trafiquant d'armes pour ne représenter à présent que la figure médiatique de l'indépendance de la ville, ce pour quoi Cleveland s'est toujours battu. Et c'est donc selon toute vraisemblance que l'on attend son élection courant février, faute de concurrents sérieux.

Toutefois, la soirée caritative organisée par le couple Cleveland a permis un prendre un instantané de toutes les tensions intestinales qui grippe l'ex quartier expérimental. Un gala ponctué d'une intervention imprévue vouée à remuer les consciences : comment honorer ceux qui sont tombés au combat et ceux qui se sont tout simplement fait massacrés lors des attentats ? Un passé qui voile un futur déjà bien incertain, rendant le présent pénible.
Sur les coups de deux heures du matin, alors que la soirée prenait fin, des explosions et des détonations se sont faites entendre depuis le quartier de Skid Row. Le lendemain, on apprendra que les autorités ont déjoué un attentat visant le City Hall ; un attentat revendiqué par les derniers Rats et première faction de résistance.
Une vague de rébellion qui peu à peu s'organise dans les souterrains et le "Big Nowhere". Un rassemblement encore timide mais uni par une même volonté : lutter contre la domestication de Downfall et son aliénation. Depuis peu, ils se font connaître sous le nom des "Unbroken" (indomptés).

Les "Unbroken" ont principalement investi les quartiers du "Big Nowhere", de South Gate, ainsi que les anciens souterrains encore accessibles. Aucun leader n'est encore connu. On sait seulement que Kenneth Sheldon, le fil de la Ratière, est à la tête du "Last Bastion", groupuscule radicalisé qui prône la solution forte pour éradiquer le cancer qui gangrène Downfall.
Mais les "Unbroken" ne sont pas seulement les factions armées ; ce sont aussi des habitants fatigués et harassés par la politique en cours qui dénature leurs valeurs en tant que natifs. Quelques "Shameless" rejoignent également cette nouvelle famille d'indignés, avec pour objectif de défendre coûte que coûte l'ex-quartier expérimental.

Les Baneshadows, après quelques mois à se faire discrets, ont repris le trafic d'armes et l'import/export massif de tout ce qui peut se vendre. L'ouverture de la ville n'a pas tellement entaché leur commerce, notamment par la pratique de prix encore largement inférieur à ceux proposés par les voies légales.
D'autre part, Downfall s'intronise peu à peu comme la plaque tournante du trafic d'armes en Amérique du Nord.

Un titre qu'elle étoffe d'un second de plaque tournante de la drogue. Malgré une année compliquée (disparition d'Edward Flynn, concurrence au-delà du Mur, exportation difficile), les Prayers of Insanity reviennent en force sur le marché, avec la vente de produits de grande qualité et à des prix très attractifs. L'Enfant de Downfall est revenu d'entre les morts. Et si tout le monde ignore quels sont encore ses projets, beaucoup en frémissent par avance.

Un retour en force permis par la dissolution des Forsaken Dragons. L'appendice des Triades a été démantelé au cours de l'hiver 2016 par le concert de policiers, de militaires et d'agents fédéraux. Asuna Kazuko a été arrêtée ; et sa condamnation un exemple. Cependant, même si la tête du Dragon a été coupée dans d'obscures conditions, de nombreuses rumeurs courent, comme l'infiltration d'un Prayers of Insanity au sein de l'organisation. Une opacité qui donne vie à de nombreux mythes et fantasmes. Au-delà du démantèlement effectif des Forsaken Dragons demeurent des mandats d'arrestation pour Mai Ishita, le Lieutenant d'Asuna Kazuko, mais également pour son bras armé Shido Asano.

Les yeux rivés sur l'effervescence ayant purifié Little Tokyo de sa vermine nippone, les regards ont été détournés de Van Nyus et des drames qui y ont été perpétrés. La fierté des Blackened Beauty a été bafouée plus d'une fois au cours des derniers mois. Les politiques ont ignoré leur positionnement sur l'échiquier de la ville, les livrant en pâture à des autorités en manque de reconnaissance. De nombreuses descentes ont eu lieu dans les bars et club de Van Nyus, sous le chef d'inculpation de proxénétisme. Faith Hennessy a été arrêtée fin janvier 2017. Encore une fois, les circonstances de cette arrestation sont obscures.
Il n'en fallait pas plus pour que cette sage "consoeurie" devienne un groupuscule armé défendant avec acharnement les frontières de Van Nyus. Aucun flic ni aucun militaire n'est toléré dans l'enceinte de quartier, sous peine de mort. Quiconque désire entrer à Van Nyus doit montrer patte blanche et obéir aux lois des Blackened Beauty.

Pour le reste de la population, la vie suit son cours. La reconstruction et la réhabilitation du centre-ville permettent aux services publics une action plus importantes, tant au niveau de la santé que de l'éducation. Or, ce que personne ne voit, c'est la dette qui empire de jour en jour, aliénant Downfall à l'Etat de Californie.


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Dernière édition par Downfall le Ven 5 Jan - 19:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CONTEXTE ❖ A lire impérativement   Ven 5 Jan - 19:24




ÉVOLUTION DU CONTEXTE

/ Lecture facultative /

CHAPITRE IV : THE GOLDEN AGE OF GROTESQUE

#1 - The Golden Age of Grotesque

La première année d'indépendance de l'ex-quartier expérimental a été célébrée sous haute surveillance à la Mairie. Après un discours plutôt éloquent - et bien démagogique - Jack Cleveland et sa femme ont retrouvé leurs quartiers, bien loin de la réalité dans laquelle vit la population. Élu Maire en février 2017, Jack Cleveland s'est entouré de nombreux conseillers dans le but d'assurer l'avenir de Downfall, entre reconstruction et respect de son histoire.

Or, indépendance ne rime pas avec liberté, mais plutôt avec ingérence. Jamais Los Angeles et l’État de Californie n'ont eu autant de pouvoir sur Downfall. La déception a laissé place à la colère. Pourtant, la plupart font avec, faute de mieux, et ayant peur du pire...

Peu à peu, les autorités ont marqué leur territoire, s'implantant au-delà d'Inglewood dans les quartiers sulfureux du "Big Nowhere" et de Skid Row. L'annexe d'El Segundo offre une ouverture sur l'océan, dans lequel se jette un tout nouveau port militaire. Une seconde annexe a éclos entre au Sud de South Gate et à l'Est de Hawthrone, en plein cœur du "Big Nowhere", et ce, en vue de se rapprocher du bastion des Unbroken tout en longeant la frontière Nord de Van Nyus. Enfin, une troisième annexe s'est développée au Sud-Est de Skid Row afin de consolider la surveillance du mur et d'éradiquer les trafics clandestins qui continuent d'exister.
Malgré une importante proportion de militaires sous le commandement de l'Armée Américaine, les services de police se sont aussi développés sous le nom du Downfall Police Departement (DPD). Néanmoins, l'ingérence des agences fédérales intra-muros entrave le travail du Commissariat. Des tensions de plus en plus vives émergent, opposant les "Chiens de Los Angeles" - qui sont là pour briser Downfall, quelques soient les moyens à employer - et les héritiers de la Justice - qui ont pour objectif de faire respecter la Loi et de lutter contre la criminalité pour le bien de la communauté et ce, de façon désintéressée et humaine. Un bras de fer qui désorganise la cohésion des autorités, et qui se joue principalement à Van Nyus.

En effet, Van Nyus continue d'être la scène de violences policières et militaires. Les Blackened Beauty résistent avec ferveur et douleur, peinant à repousser les autorités qui cherchent à annexer ce quartier idéalement situé au cœur du quartier expérimental. Suite à l'arrestation de Faith Hennessy fin janvier 2017, les BB se sont radicalisées, abandonnant leur réputation de "consoeurie" au positionnement neutre pour devenir un clan armé défendant avec acharnement leur territoire. Les frontières du quartier sont surveillées, et personne n'entre sans leur autorisation.

Et tandis que les Blackened Beauty s'organisent pour résister à l'annexion militaire, les Unbroken opposent eux-aussi une importante résistance aux autorités. Bien qu'on ne sache encore peu de choses sur ce groupuscule armé aux méthodes radicales, l'opinion publique cautionne leurs actions, aussi violentes et meurtrières soient-elles. Kenneth Sheldon, le fils de la Ratière, et leader des "Silent Rats", conduit ses actions de résistance et de contestation, souvent au mépris des dommages collatéraux. Mais les Unbroken s'organisent aussi en une résistance plus discrète, empruntant des voies plus pacifiques dans leur opposition à Los Angeles et à la politique de Jack Cleveland. Leurs actions passent par l'organisation de réunions clandestines visant à informer la population sur les réelles intentions de L.A. et des Cleveland. Objecteurs de conscience, les Unbroken incarnent les derniers reliquats de l'âme libre de Downfall.

Les Baneshadows connaissent, quant à eux, d'importantes tensions intestines. Le tournant politique de Jack Cleveland ne correspond pas, selon certains membres du clan, à la doctrine Kellsienne pourtant à la fondation du clan. Afin de ne pas être compromis par des affaires de corruption et d'organisation de trafic d'armes, Jack Cleveland s'est éloigné de son clan, laissant le business aux mains de Hansen. Or, à vouloir gagner une légitimité politique, Cleveland a perdu la confiance de ses hommes. Deux camps se sont alors formés : un premier, partisan de la doctrine Kellsienne et qui voit en Cleveland un traître ayant bradé l'identité de Downfall ; et un second, fidèle à leur leader et qui soutient ses actions, convaincu que Cleveland agit dans l'intérêt de la ville. Des tensions internes qui fragilisent les Baneshadows et leur position sur l'échiquier de la ville.

Une fragilité qui profite aux Prayers of Insanity. Suite au démantèlement des Forsaken Dragons durant l'hiver 2016-2017, Little Tokyo est devenue un territoire à conquérir, d'autant qu'il offre un accès à l'Océan et au Mur. Un emplacement stratégique totalement bénéfique au business des Prayers of Insanity puisqu'ils auraient leur propre accès aux voies maritimes, et pourraient profiter du contrôle d'une plus grande section du Mur. Cependant, les Baneshadows veulent aussi se saisir de cette opportunité qui leur offriraient un accès direct au Mur. L'annexion de Little Tokyo alimente depuis quelques mois de vives tensions entre les deux gangs, ennemis autant héréditaires qu'éternels.
D'autre part, on murmure qu'Edward Flynn se serait associé à la cause des Unbroken, et qu'un rapprochement avec South Gate se serait fait. "L'Enfant de Downfall" n'a pas fini de faire parler de lui...

Pour le reste de la population, la vie continue, dans une précarité de plus en plus importante chaque jour. La réhabilitation du centre-ville et de ses infrastructures à vocation publique a fortement endetté Downfall, aliénant de plus en plus la ville à l’État de Californie.

#2 - Long Hard Road Out Of Hell

En cours...

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